Un incendie se déclare à bord du Yara J au large de Sulina, la Roumanie enquête sur une possible frappe de drone
Un incendie s'est déclaré à bord du Yara J, battant pavillon des Comores, à environ 10 milles nautiques au large de Sulina dans la soirée du 14 octobre 2026, sans faire de blessé parmi les 17 membres d'équipage. Les autorités roumaines indiquent qu'aucun drone n'a été détecté au radar en approche du navire, mais le point est toujours à l'étude.
L'incendie et les secours
Un incendie s'est déclaré à bord du Yara J dans la soirée du 14 octobre 2026, alors que le navire se trouvait à environ 10 milles nautiques (près de 19 kilomètres) au large de Sulina, près du delta du Danube. Le Centre de coordination maritime a demandé l'aide de l'Agence roumaine de sauvetage naval (ARSVOM) à 20h25, et son bâtiment SAR Apollo a mis le cap sur la zone à 20h31. Le ministre de la Défense, Radu Miruță, a déclaré à Digi24 que les opérateurs radio du navire avaient signalé l'incendie à 20h23 et que l'équipage avait ensuite indiqué que le feu était éteint et qu'il ne souhaitait pas rejoindre le port. Le bateau de secours a fait demi-tour, l'incendie étant éteint et aucune personne ni navire n'étant en danger. Le navire, qui bat pavillon des Comores sous le numéro OMI 9221803, fait route vers le port de Constanța, où des vérifications seront effectuées. Aucun des 17 membres d'équipage n'a été blessé, et les premiers éléments faisaient état de marins de nationalités syrienne, indienne et iranienne.
- Les communications radio du navire signalent un incendie à bord
- Le Centre de coordination maritime demande une mission de sauvetage à l'ARSVOM
- Le bâtiment de secours SAR Apollo met le cap vers le navire
Des récits contradictoires sur une frappe de drone
Adrian Mihălcioiu, qui dirige le Syndicat libre des navigateurs, a affirmé que le navire avait été la cible d'attaques dans la rade de Sulina.
Le Yara J a été la cible d'attaques dans la rade de Sulina. Cela s'est produit il y a quelques minutes.
Miruță a livré une version différente. Il a indiqué que deux drones avaient pénétré l'espace aérien roumain pendant environ sept minutes ce soir-là, que des avions de chasse avaient été décollés et que les drones avaient quitté l'espace aérien national avant de pouvoir être interceptés. Il a ajouté que le ministère avait également abattu des drones au-dessus de la mer Noire. Ni les radars du ministère de la Défense ni ceux des gardes-côtes n'ont montré de drone se dirigeant vers le navire, et il a précisé qu'il n'était pas certain que l'un ou l'autre des drones l'ait touché. Des membres d'équipage cités dans les premiers récits ont dit avoir entendu le bruit d'un moteur de drone, suivi d'une explosion puis de l'incendie. Ces mêmes premiers éléments indiquaient que le navire se dirigeait vers l'Ukraine avec des produits pétroliers, mais Miruță a affirmé qu'il était vide, et le contre-amiral à la retraite Sorin Learschi a déclaré à Digi24 qu'il stationnait au large de Sulina depuis 19 jours.
Diplomatie et OTAN
Miruță a estimé que la Roumanie avait besoin d'une réponse diplomatique, des drones étrangers ne devant pas pénétrer son espace aérien ni ses eaux territoriales, qu'ils attaquent ou non. Le 14 octobre, à Berlin, la ministre bulgare des Affaires étrangères Velislava Petrova-Chamova a déclaré que la Bulgarie travaillerait avec la Roumanie et la Turquie en vue d'un « moratoire » sur les attaques contre les navires commerciaux en mer Noire. Elle a ajouté :
La protection des équipages civils et la liberté de navigation doivent être une priorité pour toute l'Europe.
Miruță, qui s'était entretenu par téléphone avec le ministre bulgare de la Défense après les incidents, a proposé dans une publication Facebook que les deux pays signent une lettre commune à la direction de l'OTAN soutenant un commandement conjoint pour les États riverains de l'OTAN en mer Noire, son siège et son commandement tournant entre eux.
La mer Noire a besoin d'un commandement militaire conjoint des États riverains de l'OTAN, et pour cela nous devons avancer.
Le ministère roumain des Affaires étrangères a indiqué être en contact constant avec les institutions nationales compétentes depuis la première alerte. Sur une éventuelle invocation de l'article 4 du traité de l'OTAN, il s'est dit prêt à informer les partenaires internationaux et à réagir publiquement une fois que les autorités d'enquête auront confirmé les circonstances de l'incident.
Questions en suspens
Les vérifications à Constanța doivent établir si un drone a frappé le navire, et Miruță a indiqué que l'expertise technique devrait le préciser. La police des frontières, qui supervise les gardes-côtes, a confirmé l'incendie, que l'équipage a éteint sans aide extérieure. Les autorités roumaines n'ont pas encore confirmé les circonstances, de sorte que le récit du drone repose toujours sur des informations préliminaires. Miruță a souligné que la mer Noire fait deux fois la taille de la Roumanie et qu'il est irréaliste de s'attendre à ce que tout objet volant y soit détecté et intercepté.
