Le SPD et les Verts à Hambourg réclament des amendes plus élevées pour les rénovations de luxe illégales
La proposition, qui sera débattue mercredi au parlement de la ville, prévoit des amendes supérieures au plafond actuel de 30 000 € et appelle à une initiative fédérale pour durcir les sanctions contre les rénovations de luxe non autorisées.
La coalition SPD-Verts au pouvoir à Hambourg s'apprête à augmenter les sanctions financières pour les propriétaires qui effectuent des rénovations de luxe non approuvées dans les quartiers couverts par les statuts de préservation sociale. Une motion déposée pour la session du 1er juillet du Bürgerschaft de Hambourg exhorte le Sénat à lancer une initiative au Bundesrat pour une « augmentation significative » des amendes au niveau fédéral. La coalition estime que le plafond actuel de 30 000 € ne dissuade plus les contrevenants et que quiconque enfreint les règles ne doit pas tirer profit de l'infraction.
La motion proposée
La motion indique que dans les quartiers où le marché du logement est tendu, « des appartements sont rénovés à un niveau élevé sans autorisation, puis retirés du parc de logements abordables ». Elle demande au Sénat de faire pression pour des sanctions plus fortes à l'échelle nationale via la chambre haute du parlement allemand, le Bundesrat. Le texte sera discuté par le législateur municipal lors de sa session ordinaire mercredi.
Quiconque enfreint délibérément les règles de préservation du voisinage et effectue des rénovations de luxe sans autorisation ne doit en tirer aucun avantage économique.
Où les règles s'appliquent
Les ordonnances de préservation sociale, connues localement sous le nom de Milieuschutz, sont actuellement en vigueur dans 16 quartiers de Hambourg. Elles visent à protéger le tissu social des quartiers et à maintenir des logements abordables. Koeppen a noté que l'instrument a été « systématiquement étendu ces dernières années ». Environ 320 000 résidents sont protégés des pressions de déplacement grâce à ces ordonnances, selon l'expert vert du logement Leon Alam.
Quiconque met en danger le logement abordable par des mesures non autorisées, les soi-disant rénovations de luxe, ou pousse les gens hors de chez eux doit savoir que cela ne sera pas accepté et aura des conséquences.
Lacune de dissuasion
Selon les règles actuelles, les rénovations de luxe non autorisées peuvent être sanctionnées par une amende maximale de 30 000 €. La coalition estime que ce montant « n'est plus guère dissuasif » car il peut être compensé par le gain commercial lié à la rénovation et à la relocation d'un bien réaménagé à un prix de marché plus élevé. La motion prévient que sans une sanction crédible, les incitations économiques penchent en faveur de la violation des statuts de préservation.
Pousser à impliquer le niveau fédéral
Hambourg entend canaliser le changement par une initiative au Bundesrat, demandant à d'autres Länder de soutenir un cadre juridique plus strict à l'échelle nationale. Alam a souligné que la ville avait construit un cadre fiable de politique du logement avec le secteur du logement dans le cadre de l'« Alliance pour le logement » et que le respect des règles convenues faisait partie du pacte. Les sanctions existantes, a-t-il ajouté, doivent être revues et, si nécessaire, considérablement renforcées.


