Conflits · Le Caire, Riyad et Abou Dhabi

L'Égypte autorise un soutien militaire défensif à l'Arabie saoudite face aux attaques houthies

Le Parlement égyptien a voté lundi 26 octobre pour autoriser le président Abdel Fattah el-Sisi à fournir à l'Arabie saoudite un soutien militaire face aux frappes houthies. L'aide est présentée comme défensive, et la Grèce maintient une batterie Patriot dans le royaume tandis que Riyad s'emploie à réparer ses liens avec les Émirats arabes unis.

Texte IA fondé sur les articles de NRC, The New York Times, The Independent et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Le Caire, Riyad, Abou Dhabi, Athènes · Égypte, Arabie saoudite, Émirats arabes unis
Comment on en est arrivé là
  1. Début octobre 2026Le Conseil national de défense promet à l'Arabie saoudite toutes les formes de soutien nécessaires
  2. 18 oct.Le prince Khaled rencontre le président émirati Mohamed ben Zayed à Abou Dhabi
  3. 25 oct.M. Mitsotakis annonce au prince héritier Mohammed ben Salmane que la Grèce maintiendra sa batterie Patriot en Arabie saoudite
  4. 26 oct.Le Parlement égyptien autorise un soutien militaire défensif à l'Arabie saoudite

Le Parlement approuve un soutien défensif

Le Parlement égyptien a autorisé lundi 26 octobre le président Abdel Fattah el-Sisi à fournir à l'Arabie saoudite un soutien militaire, alors que le royaume échange des frappes avec les houthis soutenus par l'Iran au Yémen, ont rapporté les médias d'État égyptiens. Les houthis ont frappé des aéroports et des sites pétroliers saoudiens, et la chambre n'a pas publié le détail de son vote à huis clos. Le scrutin était prévu la semaine précédente mais avait été reporté après deux jours de débats, ce qui traduit les réticences des Égyptiens à s'engager dans la longue guerre du Yémen. Un responsable régional informé du dossier a indiqué que l'Égypte enverrait des systèmes de défense antiaérienne et des avions pour aider à intercepter les missiles et les drones visant le territoire saoudien, sans qu'aucune troupe au sol n'entre au Yémen.

Ce que l'Égypte s'est engagée à faire

Le communiqué du Parlement présente ce mandat comme la protection du territoire, de la souveraineté et des lieux saints du royaume contre une agression extérieure. M. el-Sisi a déclaré que l'Égypte prendrait toute mesure nécessaire pour protéger l'Arabie saoudite, en soulignant qu'il ne parlait que de défense. Le Conseil national de défense égyptien, qu'il préside, s'était engagé plus tôt ce mois-ci à fournir toutes les formes de soutien nécessaires et possibles, et avait indiqué que Le Caire intensifierait ses efforts diplomatiques en vue d'un règlement. Ni Riyad ni Le Caire n'ont confirmé publiquement une demande saoudienne d'assistance égyptienne, et le royaume n'a pas commenté la décision du Parlement. Le président Donald Trump a rejeté le mois dernier les appels saoudiens à des frappes américaines contre les houthis, mais selon un responsable américain en poste et un ancien responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat, Washington fournit renseignements et ravitaillement aux avions de combat saoudiens qui effectuent des patrouilles défensives. Dans la semaine du 19 octobre, le gouvernement britannique a annoncé qu'il enverrait des avions de combat pour aider à défendre les villes saoudiennes et les infrastructures critiques.

La Grèce et les liens de sécurité dans le Golfe

La Grèce maintiendra sa batterie de défense antiaérienne Patriot en Arabie saoudite, à la demande du royaume, a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis au prince héritier Mohammed ben Salmane lors d'entretiens dimanche 25 octobre. La Grèce exploite cette batterie depuis 2021 pour protéger les installations énergétiques de Yanbu, sur la côte de la mer Rouge. M. Mitsotakis a condamné les récentes attaques contre le royaume, souligné l'importance de la liberté de navigation et averti que des restrictions à la navigation créeraient un précédent dangereux. Les dirigeants ont aussi évoqué le corridor de données East to Med, une liaison de données prévue entre l'Asie et l'Europe qui passerait par l'Arabie saoudite et la Grèce, ainsi que la coopération dans l'énergie et la défense. Plus tôt dans la même semaine, M. Mitsotakis a reçu à Athènes le prince héritier d'Abou Dhabi, les deux pays préparant des accords d'un montant pouvant atteindre 12 milliards d'euros (14 milliards de dollars).

Riyad et Abou Dhabi cherchent à réparer leurs liens

L'Arabie saoudite s'efforce aussi de rétablir ses relations avec les Émirats arabes unis, que le Financial Times décrit comme un rival intermittent et un partenaire clé du Golfe. Le prince Khaled, ministre saoudien de la Défense, a rencontré le président émirati Cheikh Mohamed ben Zayed à Abou Dhabi le 18 octobre. Lundi, il s'est rendu en Iran pour des entretiens, accompagné de hauts représentants de la Turquie et du Pakistan. En septembre, le vice-président émirati Cheikh Mansour ben Zayed a rencontré Mohammed ben Salmane à Riyad, première rencontre officielle entre les familles royales du Golfe depuis leur brouille sur le Yémen en décembre 2025. L'universitaire émirati Abdulkhaleq Abdulla résume ainsi cette inquiétude commune :

« Les deux pays comprennent que les houthis... représentent un danger imminent pour la sécurité non seulement de l'Arabie saoudite, mais aussi des États du Golfe. »

Abdulkhaleq Abdulla

Mohammed Baharoon, directeur général du centre de réflexion dubaïote b'huth, estime que l'objectif immédiat est de contenir les retombées, et suggère que le Bouclier de la péninsule du CCG, force militaire régionale conjointe, pourrait être activé pour défendre l'Arabie saoudite plutôt que de revenir à l'alliance yéménite.

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