Georgescu reste en détention provisoire, la décision de placement sous assignation à résidence contestée en appel
Călin Georgescu affirme qu'il reste en détention provisoire car la décision de placement sous assignation à résidence du tribunal de Bucarest n'est pas définitive. Le recours des procureurs est pendant devant la cour d'appel de Bucarest, qui n'a pas encore fixé de date d'audience.
Une décision qui n'est pas encore définitive
Călin Georgescu, l'ancien candidat à la présidentielle, a publié vendredi 16 octobre 2026 un message sur Facebook pour expliquer pourquoi il reste en détention provisoire alors que le tribunal de Bucarest a ordonné son placement sous assignation à résidence. Le tribunal a statué mardi 13 octobre 2026, par le juge Vlad Andriescu, le même juge qui avait auparavant ordonné le contrôle judiciaire lorsque la DIICOT avait demandé pour la première fois son placement en détention. Georgescu écrit que la décision peut être contestée par les procureurs dans un délai de 48 heures et que ce délai a expiré jeudi 15 octobre. Il souligne que la décision ne le libère pas immédiatement.
Cette décision n'est pas définitive.
- Georgescu placé en détention provisoire au centre d'arrêt central de Bucarest
- Le tribunal de Bucarest remplace la détention par une assignation à résidence dans une décision qui n'est pas définitive
- Expiration du délai de 48 heures pour que les procureurs contestent la décision
- Georgescu publie un message sur Facebook ; un ancien officier du ministère de l'Intérieur assiste aux recherches de la DIICOT sur les appareils
La suite de la procédure
Georgescu indique que l'étape suivante consiste pour le juge du tribunal à rédiger la décision motivée. Le dossier sera ensuite transmis à la cour d'appel de Bucarest, qu'il présente comme la juridiction qui statuera sur le recours et rendra une décision définitive. Les juges n'ont pas encore fixé de date pour l'examen du recours déposé par la DIICOT. Georgescu est détenu au centre d'arrêt central de Bucarest depuis le 29 septembre, et la détention reste en vigueur jusqu'à ce que la cour d'appel se prononce.
Le recours a déjà été déposé.
Son retour à domicile sous assignation à résidence ou son maintien en détention dépend de l'issue de cet appel. Georgescu conclut son message en remerciant ses soutiens pour leur sollicitude, leur appui, leur patience et leur discernement.
Les accusations de fraude
Les procureurs accusent Georgescu de fraude avec des conséquences particulièrement graves et de constitution d'un groupe criminel organisé. Selon les enquêteurs, Georgescu, homme d'affaires et citoyen italien, a constitué ce groupe en 2021 pour obtenir de l'argent illégalement. Ils auraient convaincu un homme d'affaires de Buzău de verser plus de 1,1 million d'euros comme garantie pour un financement bancaire qui n'a jamais vu le jour. L'opération aurait nécessité une ligne de crédit de 6 millions d'euros, et la victime s'est d'abord vu demander une garantie de 1 million d'euros. Selon les procureurs, 100 000 euros de cette somme devaient financer la campagne présidentielle de Georgescu, et un plan de dépenses a été présenté pour ce montant. L'homme d'affaires a ensuite été convaincu de transférer 100 000 euros supplémentaires, avec la promesse que le prêt pourrait atteindre 15 millions d'euros. Le prêt n'a jamais été accordé et il n'a pas récupéré son argent. La DIICOT a également ordonné des saisies sur des comptes bancaires et sur la villa de Georgescu à Mogoșoaia. Georgescu est présumé innocent.
Un témoin à la DIICOT
Vendredi 16 octobre, un ancien officier du ministère de l'Intérieur s'est rendu au siège de la DIICOT pour assister aux recherches informatiques sur des appareils saisis en sa possession. Des sources judiciaires indiquent qu'il a le statut de témoin dans cette affaire. Selon les informations rapportées, c'est lui qui a présenté Georgescu à l'homme d'affaires de Buzău. Digi24 rapporte qu'il est parti en moins d'une demi-heure et n'a pas voulu assister aux recherches. Les procureurs analyseront toutes les données des appareils, en se concentrant sur les conversations entre Georgescu et lui, afin d'établir si toutes les accusations sont fondées.