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Le gouvernement espagnol propose l'universitaire Juan José Ganuza pour diriger le gendarme de la concurrence, la CNMC

Le gouvernement espagnol a nommé Juan José Ganuza, professeur à l'Université Pompeu Fabra, pour présider la Commission nationale des marchés et de la concurrence, en remplacement de Cani Fernández dont le mandat a expiré la semaine dernière. Trois nouveaux membres du conseil ont également été proposés.

La nomination

Le 23 juin 2026, le Conseil des ministres espagnol a approuvé la proposition de Juan José Ganuza Fernández comme nouveau président de la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC). Il remplace Cani Fernández, dont le mandat de six ans a expiré le 16 juin. La nomination a été annoncée par la porte-parole du gouvernement, Elma Saiz, après la réunion du cabinet.

Le profil de Ganuza

Né en 1968, Ganuza est titulaire d'une licence en sciences physiques de l'Université Complutense de Madrid et d'un doctorat en économie de l'Université Carlos III. Il a effectué des recherches postdoctorales à l'UCLA et à l'Institut d'Économie Industrielle de Toulouse. Professeur à l'Université Pompeu Fabra depuis près de trois décennies, il a dirigé le Master en concurrence et régulation des marchés à la Barcelona School of Economics. Il dirige également la division Concurrence et Régulation de la Fondation Funcas et préside le domaine Économie de l'Agence nationale de la recherche. Ses travaux universitaires portent sur la politique de concurrence, la régulation des marchés, l'économie numérique et les marchés publics.

Renouvellement du conseil

Outre Ganuza, le gouvernement a proposé trois nouveaux membres du conseil : Carmen Balsa, économiste et technicienne commerciale de l'État ; Joan Capdevila, vétérinaire ayant suivi une formation de haut niveau en gestion publique ; et Marina Echebarría Sáenz, professeure de droit commercial à l'Université de Valladolid et militante LGBTI. Ils comblent les postes laissés vacants par Josep Maria Salas et Carlos Aguilar, dont les mandats ont expiré, et Pilar Sánchez, qui a démissionné en janvier.

Processus parlementaire

Les quatre candidats doivent maintenant se présenter devant la Commission de l'économie et de la transformation numérique du Congrès des députés, qui évaluera leur aptitude et l'absence de conflits d'intérêts. L'approbation nécessite une majorité au sein de la commission, où le gouvernement devra probablement obtenir le soutien de Junts, car l'opposition PP et Vox devraient voter contre. Une fois approuvés, ils seront formellement nommés par décret royal pour un mandat non renouvelable de six ans.

Contexte réglementaire

La CNMC supervise la concurrence et la régulation dans des secteurs stratégiques, notamment l'énergie, les télécommunications, les infrastructures, l'audiovisuel et les services numériques. La nomination intervient à un moment où l'autorité a étendu ses pouvoirs d'exécution et de sanction, ce qui rend la transition de direction politiquement significative.

Madrid

6 sources

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