Affaires · Düsseldorf et Berlin

Galeria obtient une ligne de crédit de 160 millions d'euros alors qu'une restructuration et des fermetures de magasins se profilent

La chaîne de grands magasins allemande Galeria a obtenu une ligne de crédit pouvant atteindre 160 millions d'euros auprès du fonds d'investissement américain Gordon Brothers, mais ce sauvetage est assorti de conditions strictes, notamment un plan de restructuration sur trois ans et de probables nouvelles fermetures de magasins.

Texte IA fondé sur les articles de DIE WELT, Süddeutsche Zeitung, N-tv et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Düsseldorf, Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 1 janv.Kaufhof et Karstadt fusionnent pour créer Galeria, avec 170 magasins.
  2. 15 janv.Galeria dépose son troisième bilan en quatre ans, en partie à cause de l'effondrement financier de la maison mère Signa.
  3. 1 aoûtNeuf magasins sont fermés à l'été 2024, réduisant le réseau à 83 sites.
  4. 25 juinGaleria obtient une ligne de crédit de 160 millions d'euros de Gordon Brothers et annonce l'examen d'environ 30 magasins en vue d'une éventuelle fermeture.

Une bouée de sauvetage de la part de Gordon Brothers

Galeria, la chaîne de grands magasins allemande en difficulté, a obtenu une ligne de crédit pouvant atteindre 160 millions d'euros auprès du fonds d'investissement américain Gordon Brothers. Ce crédit, garanti par le stock de marchandises de Galeria, a été finalisé après des semaines de négociations et repose sur une évaluation économique réalisée par le cabinet de conseil AlixPartners. Un porte-parole de l'entreprise a confirmé l'information à la dpa jeudi, précisant que d'autres fermetures de magasins font partie du package.

Un plan de restructuration sur trois ans et un examen minutieux des magasins

Le crédit est lié à un plan de restructuration sur trois ans qui prévoit l'évaluation de la viabilité de chaque site. Le directeur général de Galeria, Tilo Hellenbock, a déclaré à la dpa que le détaillant examinera quels sites sont rentables et négociera des réductions de loyer et des conditions de bail plus flexibles avec les propriétaires.

« Nous examinons l'ensemble du réseau de magasins, car chaque magasin doit être économiquement viable à l'avenir. »

Tilo Hellenbock, directeur général de Galeria

Environ 30 des 83 grands magasins actuels sont considérés comme fragiles et feront l'objet d'un examen particulièrement approfondi. Des sources proches du dossier ont indiqué à la dpa que Galiera devrait probablement exploiter un réseau nettement plus restreint dans trois ans, bien que Hellenbock ait ajouté qu'une réouverture sur d'anciens sites est également envisagée. L'entreprise emploie environ 12 000 personnes.

Un patchwork financier : remboursement de Bain, règlement des loyers

Une grande partie de l'argent frais sera absorbée par des obligations existantes. La priorité est de rembourser un prêt de Bain Capital d'environ 70 millions d'euros, qui portait un taux d'intérêt de 15 % ; des sources du marché estiment que le remboursement coûtera environ 80 millions d'euros. Galeria est également confrontée à des arriérés de loyers. Plusieurs propriétaires s'étaient plaints que les loyers n'étaient payés que partiellement, voire pas du tout ; l'entreprise a invoqué des fluctuations de trésorerie et a confirmé avoir demandé des reports. Un propriétaire a déclaré à la dpa que les sommes dues avaient depuis lors été réglées, tandis que d'autres ont indiqué que deux mois de loyer restaient impayés. Commerz Real a confirmé que les arriérés pour le magasin Alexanderplatz à Berlin ont désormais été effacés.

Une longue histoire de turbulences

Galeria a connu trois procédures d'insolvabilité en quatre ans, la plus récente ayant été déposée au début de l'année 2024, en partie à cause de l'effondrement financier de son ancienne maison mère, Signa. À l'été 2024, neuf magasins ont été fermés, ce qui a ramené le réseau à 83 sites, contre 170 lors de la fusion de Kaufhof et Karstadt pour former la chaîne en 2020. L'entreprise appartient désormais au fonds d'investissement américain NRDC et à une holding de l'entrepreneur Bernd Beetz. Gordon Brothers est un nom bien connu dans l'orbite de Galeria : l'investisseur avait auparavant supervisé des liquidations dans les magasins Kaufhof et Karstadt avant leur fermeture.

Et ensuite ?

Le crédit atténue la pression immédiate sur la trésorerie, mais ne résout pas les problèmes structurels plus profonds. La chaîne continue de lutter contre la faiblesse des dépenses de consommation dans le commerce de détail physique allemand, des loyers élevés par rapport au chiffre d'affaires et un retard d'investissement que Johannes Berentzen, associé gérant du cabinet de conseil BBE, estimait en février à plusieurs centaines de millions d'euros. Galeria mène des campagnes de rabais agressives pour stimuler ses revenus, mais de nouvelles fermetures de magasins pourraient entraîner des coûts supplémentaires pour les plans sociaux, les indemnités de départ et les compensations aux propriétaires. Bien que la ligne de crédit de Gordon Brothers lui donne du temps, l'avenir à long terme du détaillant reste fragile.

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