
La Nouvelle-Zélande bat la France 34-32 dans un match haletant du Nations Championship pour lancer l'ère Dave Rennie
Le premier match de Dave Rennie en tant qu'entraîneur de la Nouvelle-Zélande s'est soldé par une victoire 34-32 sur une France affaiblie, l'ouverture du Nations Championship offrant neuf essais et une fin palpitante.
La Nouvelle-Zélande a débuté l'ère Dave Rennie par une étroite victoire 34-32 sur la France lors du premier tour du Nations Championship au stade Te Kaha de Christchurch samedi. Le match a comporté neuf essais et une fin tendue après que la France a réduit un écart de neuf points à deux à la 77e minute.
Le déroulement du match
La France a frappé la première par l'ailier Damien Penaud à peine une minute après le coup d'envoi. La Nouvelle-Zélande a répondu avec des essais de Will Jordan à la 8e minute et de Peter Lakai à la 20e, prenant une avance de 19-13 à la mi-temps après que Cam Roigard a marqué juste avant la pause. La seconde période s'est poursuivie à un rythme effréné, avec Antoine Hastoy et Theo Atissogbe marquant pour la France, tandis que Jordan et Roigard ajoutaient chacun leur deuxième essai pour les All Blacks. Le deuxième essai de Jordan a donné aux hôtes une avance de neuf points à dix minutes de la fin, mais l'essai de Matthieu Jalibert à la 77e minute et la transformation d'Hastoy ont réduit l'écart à deux points. La Nouvelle-Zélande a tenu bon pour priver la France d'une première victoire sur le sol néo-zélandais depuis 2009.
Les Français, ils sont très imprévisibles. Ils aiment jouer ce qui se présente. Bravo aux gars d'avoir tenu bon.
Les débuts de Rennie et son approche tactique
Rennie, qui a remplacé Scott Robertson en janvier après deux années décevantes, a promis un rugby optimiste avec des coups de pied limités et un rythme élevé. Son équipe a tenu parole, recyclant rapidement le ballon et jouant avec ce qu'il a appelé « presque 85 pour cent » de ballons rapides. Le sexagénaire, qui a précédemment entraîné Kobe au Japon, a reconnu que la performance était loin d'être parfaite.
J'adore l'effort. J'adore l'optimisme. Nous avons pu jouer à un rythme très élevé, beaucoup de ballons rapides, presque 85 pour cent, ce qui est tout simplement incroyable. Nous avons fait beaucoup de très bonnes choses avec le ballon.
Rennie a également souligné les lacunes défensives et la nécessité d'une plus grande précision, notant que l'équipe n'était ensemble que depuis une semaine. Le flanker Peter Lakai a fait écho à ce sentiment.
Nous avons marqué de superbes essais, mais nous en avons aussi encaissé quelques-uns de faciles. Il s'agit simplement de peaufiner. Nous sommes ensemble depuis une semaine, donc c'est juste une question de construction de combinaisons et nous tirerons les leçons.
Performeurs clés et choix de sélection
Les débuts de Ruben Love à l'ouverture ont été mouvementés : un carton jaune précoce pour un plaquage haut sur Max Spring a précédé l'essai d'ouverture de Penaud, mais le joueur de 25 ans s'est repris pour diriger le jeu avec confiance. Rennie a loué son contrôle et sa volonté de diriger les joueurs plus expérimentés. Cam Roigard et Will Jordan ont chacun marqué deux fois, tandis que le capitaine Ardie Savea a provoqué un turnover qui a permis le premier essai de Jordan. Pour la France, Matthieu Jalibert a été exceptionnel, déverrouillant à plusieurs reprises la défense des All Blacks, et Penaud a porté son record d'essais en sélection à 41 avant de quitter le match tôt en seconde période en raison d'une blessure au mollet.
Les absences de la France et la suite
Les champions du Tournoi des Six Nations, la France, se sont déplacés sans le capitaine Antoine Dupont et d'autres joueurs titulaires de Toulouse et Montpellier, mis au repos après la finale du Top 14. Malgré la défaite, leurs remplaçants ont poussé les All Blacks jusqu'au coup de sifflet final. La Nouvelle-Zélande se prépare maintenant pour les matchs du Nations Championship contre l'Italie et l'Irlande dans les deux prochaines semaines, tandis que Rennie a promis des progrès.
Nous allons être meilleurs. Nous ne nous tapions certainement pas dans les mains et ne sautions pas de joie. Nous sommes heureux de gagner.


