
L'Iran a ajouté une clause de dernière minute sur les frais de transit dans l'accord sur Ormuz, selon Fars
Téhéran a modifié le protocole d'accord avec Washington quelques instants avant sa finalisation, en ajoutant une disposition permettant d'imposer des frais aux navires commerciaux traversant le détroit stratégique d'Ormuz.
La clause de dernière minute
L'agence de presse iranienne Fars, citant une source anonyme, a rapporté que le texte du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran a été réécrit à la dernière minute. La révision confirme explicitement ce que l'agence décrit comme la souveraineté iranienne et omanaise sur le détroit d'Ormuz, une voie navigable qui assure normalement un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.
Dans les dernières minutes des négociations, le protocole d'accord a été modifié pour souligner clairement et sans équivoque la question de la souveraineté irano-omanaise sur le détroit d'Ormuz.
L'insertion introduit le concept de « services de transport maritime », ce qui, selon Fars, signifie que les États-Unis ont accepté le paiement de frais à l'Iran. Selon les termes, le passage sans frais est garanti uniquement pour une période de 60 jours. Après cette période, Téhéran prévoit de prélever des frais pour des services tels que la sécurité, la navigation, la protection de l'environnement et l'assurance, en utilisant les revenus pour le développement économique du pays.
Le cessez-le-feu global
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays a servi de médiateur, a annoncé lundi matin qu'un accord préliminaire avait été conclu. Le président américain Donald Trump a confirmé l'accord quelques minutes plus tard sur Truth Social, déclarant que l'accord avec la République islamique d'Iran était finalisé. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré à la télévision d'État que le pacte exige un arrêt immédiat des hostilités et des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban.
Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de conclure un accord définitif.
Gharibabadi a énuméré quatre points à l'ordre du jour de ces pourparlers : la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires contre l'Iran, le programme nucléaire, la reconstruction et le développement économique, ainsi que la création d'un mécanisme de règlement des différends. Il a toutefois averti que Téhéran conservait une profonde méfiance envers Washington.
Ce que l'accord prévoit pour le transport maritime
L'accord préliminaire, tel que décrit par Reuters et cité dans les médias grecs, exige que l'Iran rouvre immédiatement le détroit d'Ormuz à tous les navires commerciaux. En parallèle, les États-Unis commenceront à lever leur blocus naval des ports iraniens, un processus qui devrait être achevé dans les 30 jours. Les compagnies maritimes restent toutefois prudentes. Les sources du secteur estiment que plus de 100 pétroliers attendent dans le golfe Persique et qu'il faudra plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avant que le trafic ne reprenne pleinement.
Impact sur le marché pétrolier
L'annonce de l'accord a entraîné une baisse des prix du pétrole, qui avaient grimpé après le début de la guerre fin février et la fermeture du détroit. Le rétablissement de la libre navigation élimine un risque majeur pour la chaîne d'approvisionnement, bien que les analystes du marché notent que le retour prudent des pétroliers pourrait retarder la correction complète des prix.
- Annonce de l'accord ; réouverture immédiate du détroit. Les États-Unis commencent à lever le blocus naval des ports iraniens.
- Fin prévue de la levée du blocus naval américain (sous 30 jours).
- Expiration de la période de 60 jours de libre passage. L'Iran peut commencer à facturer des frais pour les services de transport maritime.
Le calendrier ci-dessous retrace les phases clés convenues par Washington et Téhéran.


