Transport · Urda, Adamuz et Madrid

Les éditorialistes espagnols débattent de l'erreur humaine et de la responsabilité politique après l'accident ferroviaire d'Urda

Les commentateurs espagnols se demandent qui répondra de l'accident d'Urda, qu'eldiario.es chiffre à 69 morts, et de celui d'Adamuz qui l'a précédé. Les tribunes de quatre titres portent sur l'erreur humaine, le système de signalisation LZB et la responsabilité politique.

Texte IA fondé sur les articles de EL MUNDO, eldiario.es, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Urda, Adamuz, Madrid · Espagne

Accidents, commentaires et bilan humain

Les pages d'opinion espagnoles publiées le 1er novembre portent sur les responsables de l'accident ferroviaire d'Urda, qu'eldiario.es chiffre à 69 morts. Les tribunes d'El Mundo, d'eldiario.es, d'ABC et d'El Periódico relient Urda à l'accident antérieur d'Adamuz, et El Mundo compte 115 morts sur les deux en dix mois. Plusieurs éditorialistes inscrivent les deux accidents dans une série de crises en Espagne, qu'El Mundo énumère : la pandémie, l'épisode DANA, la panne d'électricité, Adamuz, Ceuta et Urda.

El Mundo soutient que les systèmes complexes tendent à produire des accidents, qu'il qualifie de normaux au sens où ils sont attendus plutôt qu'inexplicables. Il cite le ministre Óscar Puente, selon qui les accidents n'étaient ni inexplicables, ni invraisemblables, ni de très faible probabilité. La tribune énumère des points faibles récurrents : systèmes défaillants, avertissements ignorés, information fragmentée, chaînes de commandement rompues et erreurs humaines qui alimentent les pannes techniques. Elle affirme que des avertissements de conducteurs de train ont été ignorés à Adif.

Morts ferroviaires : UE sur la dernière décennie vs Adamuz et Urdamorts
Collisions et déraillements dans l'UE, dernière décennie
209 morts
Adamuz et Urda, dix mois
115 morts

Données tirées du texte de l’article

Erreur humaine et système de signalisation

eldiario.es soutient qu'Urda relève de l'erreur humaine, les machines ne se trompant pas d'elles-mêmes. Son éditorialiste retrace une chaîne allant du contrôleur qui a donné les mauvaises consignes à ses supérieurs, puis à ceux qui ont conçu et entretenu le système de sécurité, jusqu'aux gouvernements actuels et précédents. Le même texte remonte au modèle de grande vitesse mis en place il y a une quarantaine d'années sous le gouvernement González, affirmant qu'il a écarté un plan ferroviaire plus large.

César Franco Ramos, dans ABC, s'attache au système LZB, qui supervise la ligne à grande vitesse Madrid-Séville. Selon M. Puente, le système a enregistré 170 incidents de perte de transmission cette année, qu'il a qualifiés de normaux et attribués dans les trois quarts des cas à des causes extérieures au système. L'éditorialiste note que l'on ignore combien de ces incidents ont contraint des trains à circuler en conditions dégradées. À Urda, la perte de transmission a automatiquement arrêté plusieurs trains.

Responsabilité politique

M. Sánchez a déclaré que la confiance dans le système ferroviaire était rompue, et El Mundo le cite qualifiant la situation d'« inasumible ». L'éditorialiste d'eldiario.es estime que M. Puente, qui dirige le ministère depuis trois ans, porte une responsabilité et est mal placé pour rétablir cette confiance. Le texte appelle le président du gouvernement à assumer ses responsabilités, jugeant qu'une démission n'aurait rien d'insignifiant, même un mois avant des élections générales.

El Mundo tient M. Puente et l'équipe de direction d'Adif pour responsables des accidents et critique le président pour avoir maintenu M. Puente en fonction. El Periódico distingue responsabilité pénale, administrative et politique, estimant que la responsabilité politique commence lorsque la confiance des citoyens se rompt. Ignacio Camacho, dans ABC, soutient que le second accident mortel a rompu le dernier fil de crédibilité dont disposait le gouvernement. Aucune des sources ne fait état d'une démission.

Réponse judiciaire

L'éditorial d'ABC demande si la réponse judiciaire est à la hauteur d'Urda. Il estime que même les tribunaux des grandes villes auraient du mal avec des accidents de cette ampleur, et que l'ajout de moyens est plus difficile dans de petites villes aux contentieux pénaux limités. Le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) a approuvé un soutien à la juge d'Orgaz, seule magistrate compétente pour l'enquête : un magistrat coordonnateur d'Alcázar de San Juan, dont le rôle reste à définir, et deux magistrats du tribunal de première instance de Tolède, présentés comme experts des urgences et des catastrophes.

L'éditorial doute de l'efficacité et de la base juridique de ces mesures, y voyant des auditeurs placés aux côtés de la juge, alors que la responsabilité pénale lui incombe exclusivement. Il note que la « loi Bolaños » prévoit que deux juges rejoignent le premier instructeur dans les affaires complexes, option que le CGPJ n'a pas retenue. Il ajoute que les preuves sont réparties entre Madrid et Urda.

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