Transport · Urda et Madrid

Collision entre des trains Renfe et Iryo près d'Urda, en Espagne : au moins 68 morts

Un train Renfe a percuté un train Iryo à l'arrêt près d'Urda le matin du 28 octobre 2026, et le bilan avait atteint 68 morts dans l'après-midi. Le même jour, un rassemblement d'extrême droite à Madrid a dégénéré devant le ministère des Transports.

Texte IA fondé sur les articles de Spiegel Online, Jornal Expresso, N-tv et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Urda, Madrid · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 28 oct.Un train Renfe percute un train Iryo à l'arrêt près d'Urda, des voitures tombant le long d'un remblai
  2. 28 oct.Le gouvernement de Castille-La Manche confirme 68 morts, et le bilan pourrait encore s'alourdir
  3. Nuit du 28 au 29 octobreLes recherches se poursuivent sous des projecteurs, des grues soulevant deux voitures très endommagées
  4. 31 oct.Fin prévue des trois jours de deuil national décrétés par Sánchez

Les circonstances de la collision

Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision le matin du mercredi 28 octobre 2026 près d'Urda, dans la province de Tolède, à environ 130 kilomètres au sud de Madrid. Un train Renfe, exploité par la compagnie publique, a percuté un train à l'arrêt de l'entreprise privée Iryo, et plusieurs voitures sont tombées le long d'un remblai. Spiegel situe l'impact juste avant 9h00, newsORF juste après 9h00. Les deux trains transportaient plus de 540 passagers selon Spiegel et environ 550 selon newsORF, tous partis de Madrid vers l'Andalousie.

Bilan et secours

Le gouvernement régional de Castille-La Manche a confirmé 68 morts dans l'après-midi du 28 octobre, et le président de la région, Emiliano García-Page, a prévenu sur place que le bilan pourrait encore s'alourdir. Plus tôt dans la journée, Spiegel avait fait état d'au moins 64 morts. García-Page a indiqué qu'environ 80 personnes étaient blessées, et les secours ont signalé 58 personnes transportées à l'hôpital, dont 15 grièvement blessées, tandis que N-tv citait des chiffres officiels de 100 blessés. Les équipes ont travaillé toute la nuit sous des projecteurs, utilisant trois grues pour soulever deux voitures très endommagées et vérifier qu'il n'y avait pas d'autres victimes. La porte-parole de la Guardia Civil, Mercedes Martín, a déclaré que les agents resteraient toute la nuit, des prélèvements ADN étant réalisés à Madrid, Tolède, Cordoue et Séville.

Le déroulé de la journée

La journée s'est déroulée en trois temps : la collision le matin, la confirmation de 68 morts dans l'après-midi, puis une recherche nocturne qui s'est poursuivie jusqu'au 29 octobre.

Le deuil national de trois jours décrété par Sánchez court jusqu'au samedi 31 octobre. La Fédération espagnole des communes et provinces (FEMP) a organisé une minute de silence dans les mairies du pays, à laquelle des milliers de personnes ont participé le 28 octobre.

Enquête et réactions politiques

Le ministre des Transports, Óscar Puente, a qualifié la cause de décision inexpliquée et erronée du centre de contrôle ferroviaire de Madrid. Il a indiqué que le système automatique de protection des trains ne fonctionnait pas après une panne informatique, et qu'un des trains avait malgré tout reçu un feu vert pour poursuivre sa route. L'autorité chargée de l'enquête, l'AITAT, a jugé qu'il était trop tôt pour formuler des hypothèses, et son président Gonzalo Julián Guillén Espejo-Saavedra a précisé que trois enquêteurs s'étaient rendus sur place. Pedro Sánchez a promis une clarification complète, décrété trois jours de deuil national et assuré que toute négligence serait établie. L'opposition conservatrice et d'extrême droite a mis en cause son gouvernement, et le chef de Vox, Santiago Abascal, l'a accusé de conduite criminelle un mois avant des élections législatives anticipées. Il s'agit du deuxième accident ferroviaire mortel en Espagne en un an, après la mort de 46 personnes et 152 blessés à Adamuz, dans la province de Cordoue, en janvier. Selon N-tv, le gouvernement soupçonne une erreur humaine, mais une enquête doit encore établir si cette thèse se vérifie.

Manifestation d'extrême droite à Madrid

Des groupes d'extrême droite ont tenu un rassemblement devant le ministère des Transports à Madrid pour exiger que les responsabilités soient établies après l'accident. Les estimations de la foule varient : N-tv, Spiegel et TVE évoquent environ 1 500 personnes, tandis qu'Expresso écrit plus d'un millier. La Falange, Revuelta et le syndicat Solidaridad, lié à Vox, ont soutenu l'appel sur les réseaux sociaux. Les participants ont scandé des slogans fascistes et attaqué le gouvernement, les migrants, les journalistes et le Parti populaire, et des drapeaux portaient des symboles de l'époque franquiste. Certains manifestants ont tenté de franchir le cordon policier et auraient lancé des fumigènes et des objets, après quoi la police a fait usage de gaz lacrymogène. La manifestation a duré environ deux heures, selon Expresso.

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