Le ministre de la Justice de Rhénanie-du-Nord-Westphalie ordonne une enquête pour corruption après une perquisition en prison, et comparaît pour la troisième fois en trois semaines
Une perquisition menée à la mi-juillet à la prison de Willich pour trafic de drogue et corruption présumés a été tenue secrète pendant des semaines, provoquant une réunion spéciale de la commission mercredi et un nouvel examen de la corruption à l'échelle du Land.
Perquisition à la prison de Willich 1
À la mi-juillet, des enquêteurs ont perquisitionné la prison JVA Willich 1 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, soupçonnée de trafic de drogue et de corruption. Le parquet de Krefeld enquête sur deux agents pénitentiaires. L'opération n'a été divulguée ni au public ni au parlement régional pendant des semaines, suscitant de vives critiques de la part des partis d'opposition.
Le ministre sous le feu des critiques
Le ministre de la Justice Benjamin Limbach (Verts) doit comparaître mercredi 5 août à 14h00 devant la commission des affaires juridiques du parlement régional de NRW. Ce sera sa troisième session spéciale en trois semaines, chacune convoquée pour répondre à des allégations d'activités criminelles dans les prisons du Land. Les députés SPD et FDP ont exigé que Limbach explique pourquoi la perquisition de Willich a été tenue secrète si longtemps.
Nous examinons nos structures de fond en comble et traitons systématiquement les risques de corruption.
Équipe d'experts nommée
En réponse à l'accumulation des affaires, Limbach a chargé deux praticiens expérimentés de mener un examen à l'échelle du Land des vulnérabilités à la corruption dans le système pénitentiaire. Ulf Borrmann, ancien directeur de la JVA Attendorn et de l'unité de sécurité du ministère de la Justice, et Hans-Michael Borgas, ancien président du tribunal d'arrondissement de Tiergarten à Berlin, visiteront les prisons de NRW pour identifier les activités à haut risque. Leurs premières conclusions provisoires sont attendues dans les mois à venir.
Notre objectif est de renforcer l'intégrité du système pénitentiaire et de protéger au mieux notre personnel contre l'influence et les menaces des détenus. Nous devons fixer les obstacles à l'influence criminelle aussi haut que possible.
Répercussions politiques
Le ministre est sous le feu soutenu de l'opposition pour une série de scandales judiciaires et de défaillances de communication. La semaine dernière, le président du groupe parlementaire SPD, Jochen Ott, a réclamé le remplacement de Limbach, citant une série d'incidents : l'affaire d'une nomination à un poste élevé à la Cour administrative supérieure, examinée par une commission d'enquête ; des allégations de corruption contre des employés de plusieurs établissements ; et une perquisition à grande échelle à la JVA Siegburg il y a deux semaines suite à un signalement de mutinerie planifiée, bien que ce signalement n'ait pas été confirmé.
Prochaines étapes
L'équipe d'experts de Limbach poursuivra ses visites dans les prisons, avec des recommandations préliminaires pour la prévention attendues dans les mois à venir. Le ministre a souligné que la grande majorité du personnel pénitentiaire travaille de manière irréprochable et que cet examen vise à protéger leur réputation tout en démantelant les réseaux criminels. La réunion de la commission mercredi devrait voir de nouvelles demandes de transparence et de responsabilité.
- Perquisition à la JVA Willich 1 pour trafic de drogue et corruption présumés ; deux agents sous enquête.
- Le chef du SPD Jochen Ott réclame le remplacement de Limbach, citant de multiples scandales judiciaires.
- Limbach comparaît pour la troisième fois en trois semaines devant une commission spéciale pour expliquer la perquisition de Willich et d'autres incidents.
- L'équipe d'experts présente les premières conclusions provisoires sur les risques de corruption dans les prisons de NRW.


