
La Chambre des représentants des États-Unis adopte un projet de loi sur les sanctions contre la Russie et l'Iran avec des droits de douane de 100 % sur les acheteurs d'énergie
Les législateurs ont approuvé la mesure par 262 voix contre 159 mercredi, envoyant la loi ciblant les revenus pétroliers russes et le financement iranien au président Donald Trump pour signature.
Adoption par la Chambre et répartition des votes
La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé mercredi le Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026, avec 262 voix pour et 159 contre. Cette action législative conclut dix-sept mois de négociations au Congrès entamées en avril 2025, lorsque le défunt sénateur républicain de Caroline du Sud a présenté le projet de loi initial. Graham est décédé le 11 juillet 2026 d'un problème cardiaque peu après son retour de Kiev, où il avait annoncé le soutien de la Maison Blanche au compromis. Le Sénat a approuvé la mesure le 7 août 2026 par 86 voix contre 11 après des appels directs du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy. À la Chambre, 152 démocrates ont voté contre le paquet tandis que 58 se sont joints à une majorité républicaine quasi unie. Le projet de loi se dirige maintenant vers la Maison Blanche, où le président Donald Trump doit signer la loi.
- Le sénateur Lindsey Graham présente le projet de loi initial sur les sanctions au Sénat
- Le sénateur Graham décède après avoir trouvé un compromis législatif avec la Maison Blanche
- Le Sénat adopte le paquet de sanctions par 86 voix contre 11
- La Chambre des représentants adopte le projet de loi par 262 voix contre 159, l'envoyant à Donald Trump
Sanctions énergétiques et dispositions tarifaires secondaires
La loi établit des sanctions obligatoires ciblant l'extraction énergétique russe, le secteur bancaire, les industries de défense, ainsi que la flotte fantôme maritime utilisée pour contourner les plafonds de prix pétroliers existants. Selon le texte, la Maison Blanche reçoit le pouvoir d'imposer des droits de douane allant jusqu'à 500 % sur les importations directes en provenance de la Fédération de Russie. Le texte exige également que l'administration, dans les 30 jours, applique des droits d'importation allant jusqu'à 100 % sur les cinq plus grands acheteurs étrangers de pétrole brut russe, les cinq plus grands acheteurs de gaz naturel russe, et les cinq pays fournissant la plus grande aide pour contourner les sanctions énergétiques. La liste spécifique des nations importatrices ciblées doit être recalculée tous les 180 jours en utilisant des données commerciales actualisées. De plus, la loi prolonge le cadre juridique régissant les sanctions financières américaines contre l'Iran jusqu'en 2031.
- Pour
- 262 voix
- Contre
- 159 voix
Dispositions diplomatiques et exemptions alliées
Le texte inclut des critères d'exemption spécifiques pour les partenaires commerciaux dont les importations représentent moins de 15 % des exportations de gaz naturel russe sur une période de douze mois, ou qui prennent des mesures mesurables pour réduire leurs achats. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal a abordé ces clauses lors des négociations en comité en juillet 2026.
Nos alliés européens ne sont pas concernés ici.
Les données du comité sénatorial ont identifié la Chine, l'Inde, la Slovaquie, la Hongrie, l'Azerbaïdjan, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Kazakhstan et Singapour parmi les principaux acheteurs d'énergie et hubs de transbordement. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s'est rendu à Washington en juillet 2026 pour assister aux funérailles de Graham et a observé les votes de procédure du Sénat depuis l'intérieur de la chambre. Zelenskyy a renouvelé son soutien au paquet de sanctions lors d'un discours public avant le vote final de la Chambre.
Je remercie tous ceux, dans le monde, qui soutiennent cette approche et qui savent que la force fonctionne.
Autorité exécutive et opposition démocrate
Les dirigeants démocrates de la Chambre se sont opposés à la loi, arguant que les avocats de la Maison Blanche ont rédigé le texte pour étendre les pouvoirs tarifaires du président tout en accordant une large discrétion pour renoncer aux sanctions contre Moscou. Le représentant Gregory Meeks de New York, le démocrate le plus haut gradé de la commission des affaires étrangères de la Chambre, a averti dans une déclaration conjointe avec d'autres législateurs que le projet de loi ferait plus de mal que de bien en permettant des taxes à l'importation unilatérales sur les partenaires commerciaux. La loi institue également des interdictions de voyage et des gels d'avoirs ciblant directement le président russe Vladimir Poutine et les responsables militaires dirigeant l'invasion de l'Ukraine. Le vote a lieu avant des négociations bilatérales prévues entre Trump et le président chinois Xi Jinping à Washington la semaine prochaine, après les droits de douane de 25 % précédemment imposés sur les marchandises indiennes liées aux importations de pétrole brut russe.


