
Emma Bonino dans un état stable en soins intensifs après une hospitalisation à Rome
La dirigeante politique italienne et ancienne ministre des Affaires étrangères Emma Bonino reste dans un état stable mais délicat en soins intensifs à l'hôpital Santo Spirito de Rome après des complications respiratoires aiguës lundi.
Hospitalisation à Rome
Emma Bonino, cheffe du parti +Europa et ancienne ministre italienne des Affaires étrangères, a été admise à l'hôpital Santo Spirito dans le centre de Rome lundi après-midi à la suite de problèmes respiratoires aigus. Les services d'urgence se sont rendus à son domicile dans le centre-ville vers 18h00, l'ont soignée chez elle avant de la transporter aux urgences en ambulance sous le code rouge. Les équipes médicales ont immédiatement procédé à des évaluations des paramètres et à des examens diagnostiques en raison de l'aggravation de sa respiration. Le personnel médical de l'hôpital a transféré la femme politique de 78 ans en unité de soins intensifs vers 20h00 pour surveiller ses signes vitaux par précaution. Son médecin personnel, Claudio Santini, a confirmé qu'elle était restée éveillée, lucide et consciente tout au long de l'admission.
Bulletin médical et état de santé
L'hôpital et l'équipe médicale de Bonino ont publié un bulletin de santé officiel mardi matin après sa première nuit dans l'établissement. Selon le bulletin médical, son état est délicat mais stable, et elle répond positivement aux premiers traitements médicaux. Ses paramètres cardiocirculatoires et ses échanges gazeux respiratoires restent à des niveaux acceptables tandis que les médecins poursuivent les évaluations diagnostiques.
Emma Bonino est en soins intensifs à l'hôpital Santo Spirito depuis hier soir par précaution : le personnel hospitalier, en contact avec le médecin personnel de Bonino, Claudio Santini, vient de signaler que son état, bien que délicat, reste stable. La patiente est consciente et ses paramètres cardiocirculatoires et sa fréquence respiratoire sont acceptables.
Santini a déclaré à l'agence de presse Adnkronos que les bulletins officiels serviront de seule source d'information publique concernant son état, afin de protéger sa vie privée et de contrer les informations non vérifiées.
Pendant ces heures, des informations non contrôlées de toutes sortes émergent : état critique, soins intensifs, etc. Par conséquent, dans le respect de la vie privée d'Emma Bonino et de sa famille, nous avons décidé que les seules informations sur son état de santé seront diffusées par son secrétariat personnel au moyen de bulletins préparés sur la base de ce qui a été vérifié par les médecins qui la traitent et en coordination avec moi.
Antécédents médicaux et parcours politique
Bonino avait déjà été admise en soins intensifs dans le même hôpital en novembre 2025 avant d'être transférée à l'unité neurovasculaire de l'hôpital San Filippo Neri et de rentrer chez elle après environ une semaine. À l'époque, les médecins avaient déterminé que l'incident était lié à un trouble métabolique plutôt qu'à une récidive du cancer. Son dossier médical inclut un diagnostic de microcytome en 2015, une forme agressive de cancer du poumon touchant son poumon gauche. Après huit années de chimiothérapie et de traitements médicaux, elle a annoncé en 2023 avoir obtenu une rémission complète tout en poursuivant ses fonctions politiques.
- Diagnostic d'un microcytome du poumon gauche (cancer du poumon)
- Annonce de la fin réussie de huit ans de traitement contre le cancer et de la rémission
- Admise en soins intensifs à Santo Spirito et à l'unité neurovasculaire de San Filippo Neri pour des problèmes métaboliques
- Transportée par ambulance sous code rouge à l'hôpital Santo Spirito de Rome
- Transférée en soins intensifs pour une surveillance préventive de la détresse respiratoire
- Un bulletin médical confirme un état délicat mais stable avec des signes vitaux acceptables
Née en 1948, Bonino est devenue une figure marquante du Parti radical dans les années 1970, militant pour des initiatives de droits civiques dont la légalisation du divorce et de l'avortement en Italie. Lors de ses premières actions militantes, elle a pratiqué la désobéissance civile, notamment en se dénonçant pour avoir pratiqué des avortements clandestins afin de stimuler le débat public. Sa carrière a ensuite inclus des postes de Commissaire européenne et de ministre italienne des Affaires étrangères, avant qu'elle ne cofonde le parti pro-européen +Europa. Les équipes médicales de Santo Spirito continuent de surveiller son état grâce à des évaluations diagnostiques en cours.


