Élections · Dearborn, New York et Washington

Abdul El-Sayed remporte le siège sénatorial du Michigan et devient le premier sénateur musulman des États-Unis

Les électeurs du Michigan ont élu Abdul El-Sayed, ancien responsable de la santé publique et fils d'immigrés égyptiens, premier sénateur musulman des États-Unis. Des électeurs musulmans interrogés à travers le pays affirment que sa foi n'est pas ce qui a donné du poids à leur soutien.

Texte IA fondé sur les articles de The New York Times, The Guardian, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Dearborn, New York, Washington · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 3 nov.Le correspondant de Sky News James Matthews tente d'interroger El-Sayed à la fermeture des premiers bureaux de vote
  2. 4 novembre, au petit matinEl-Sayed s'adresse à ses partisans dans le Michigan lors d'un discours de victoire en partie prononcé en arabe
  3. 4 nov.Mamdani salue une nouvelle génération de dirigeants alors que les démocrates remportent les élections de mi-mandat

Un siège dans le Michigan, un résultat national

Abdul El-Sayed a remporté le siège ouvert du Sénat dans le Michigan, en battant Mike Rogers, et deviendra le premier sénateur musulman des États-Unis. Agé de 42 ans, El-Sayed est un ancien responsable de la santé publique et le fils d'immigrés égyptiens. Le résultat est tombé le mardi 3 novembre, à l'issue d'élections de mi-mandat qui ont privé les républicains du contrôle des deux chambres du Congrès, les démocrates reprenant le pouvoir au niveau national.

S'exprimant le mercredi 4 novembre, le maire de New York, Zohran Mamdani, a salué l'arrivée de nouveaux progressistes, citant parmi eux James Talarico, au Texas, et El-Sayed. Il a déclaré :

« Ce pays a élu une nouvelle génération de dirigeants. »

Zohran Mamdani, maire de New York

Des électeurs qui regardent au-delà de la foi

Des entretiens avec des électeurs musulmans dans l'Illinois, le Michigan et à Washington ont montré que peu d'entre eux considèrent cette victoire comme importante parce qu'El-Sayed partage leur religion. Beaucoup le voient plutôt comme un membre d'une coalition démocrate progressiste qui place au premier plan le pouvoir d'achat, la couverture santé universelle et la fin du financement américain d'Israël.

À Dearborn, dans le Michigan, Karrar Al-Sadkhan, 18 ans, a voté pour la première fois de sa vie dans un collège et a choisi El-Sayed. Il explique que les préoccupations économiques ont guidé son choix :

« Le camp démocrate était davantage axé sur l'essence, la santé et le prix des courses, c'est ce qui m'a motivé. »

Karrar Al-Sadkhan

Mohamad Saab, 23 ans, étudiant qui a lui aussi voté pour El-Sayed à Dearborn, estime que les États-Unis sont une nation laïque et veulent le rester. Le New York Times note que cette victoire renforce l'influence croissante de la communauté dans la politique nationale, alors même que l'islamophobie progresse dans certains milieux. La réaction à cette islamophobie a très probablement contribué au succès d'El-Sayed.

Vague de critiques en ligne et accrochage avec la presse

Laura Loomer, décrite par le Guardian comme une conseillère informelle de Trump, a annoncé sur X mardi soir qu'elle espérait que tout le monde était en train d'apprendre l'arabe. Elle a ensuite publié près de 100 autres messages déplorant ce qu'elle appelle une prise de contrôle communiste islamique et réclamant une interdiction totale des musulmans.

Le correspondant de Sky News James Matthews a tenté d'interroger El-Sayed à la fermeture des premiers bureaux de vote, le mardi 3 novembre, mais El-Sayed n'a pas voulu répondre. The Independent rapporte qu'El-Sayed a dit à Matthews qu'il ne voulait aucune voix venue du Royaume-Uni. Le média hispanophone ABC rapporte qu'El-Sayed a demandé au journaliste s'il avait voté dans le Michigan et lui a saisi les épaules pendant l'échange. Matthews a réagi :

« Il est décevant qu'il ne se soit pas senti capable de répondre aux questions de la presse étrangère. »

James Matthews, correspondant de Sky News aux États-Unis

ABC a comparé le populisme économique d'El-Sayed au message America First de Trump. Le média rappelle aussi que l'ancienne élue républicaine Marjorie Taylor Greene avait un jour critiqué l'accent français d'un journaliste de la Maison-Blanche et réclamé l'expulsion des journalistes étrangers.

La suite

El-Sayed s'est adressé à ses partisans dans le Michigan au petit matin du mercredi 4 novembre, prononçant une partie de son discours de victoire en arabe. ABC rapporte qu'il compte rejoindre la commission des affaires étrangères du Sénat, où il entend peser sur les relations entre les États-Unis et Israël. ABC note que le Sénat détient des pouvoirs importants en matière de politique étrangère, ce qui donne à ce siège en commission une portée qui dépasse le Michigan.

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Sources et contexte

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