Affaires · Santa Maria da Feira

Ecco va fermer son usine de Santa Maria da Feira, 632 emplois menacés

La direction a annoncé aux salariés, lundi 2 novembre 2026, que l'usine Ecco de São João de Ver fermera définitivement. La production était déjà arrêtée et la fermeture devrait être achevée au premier trimestre 2027.

Texte IA fondé sur les articles de SAPO, Notícias ao Minuto, Correio da Manha et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Santa Maria da Feira · Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. 2 nov.La direction annonce aux salariés, lors d'une réunion matinale, que l'usine va fermer, la production étant déjà suspendue
  2. Section des échantillons, deux dernières semainesLa section des échantillons fonctionne encore environ deux semaines avant que seuls quelques salariés soient rappelés
  3. Premier trimestre 2027L'usine devrait être entièrement vidée, même si le bâtiment n'est vendu que plus tard

L'annonce

La direction d'Ecco Portugal a annoncé aux salariés, lors d'une réunion tenue le matin du lundi 2 novembre 2026, que son usine de chaussures de Santa Maria da Feira fermera définitivement. La production était déjà à l'arrêt lorsque la nouvelle a été annoncée au personnel des 22 départements du site. Des salariés interrogés par les journalistes à leur sortie de l'usine ont indiqué que la fermeture laissera 632 personnes sans emploi. Un autre rapport évoque un effectif d'environ 700 salariés. L'usine, située à São João de Ver, est en activité depuis 1984.

Le déroulement de la fermeture

Selon les salariés, l'arrêt sera progressif. La section des échantillons fonctionnera encore deux semaines, après quoi seuls quelques salariés seront rappelés pour mener à bien les opérations nécessaires au vidage complet du bâtiment. Ce vidage est prévu au premier trimestre 2027, même si le bâtiment ne sera vendu qu'ensuite.

Fernanda Moreira, présidente du Sindicato Nacional do Calçado, Malas e Afins, a indiqué que les salariés licenciés restent chez eux pour l'instant.

« Ils sont déjà chez eux, mais sans aucune perte de salaire. »

Fernanda Moreira

Moreira a précisé que la rémunération se poursuit jusqu'à ce que les salariés reçoivent les documents officiels nécessaires pour demander l'allocation chômage. Chaque salarié recevra ensuite un salaire par année d'ancienneté, ce qui, selon le syndicat, dépasse les obligations légales. Elle a aussi affirmé que les dirigeants n'ont fait preuve d'aucune humanité et ont traité les personnes comme des numéros, jugeant la nouvelle d'autant plus cruelle qu'elle est tombée par surprise.

L'explication de l'entreprise

Ecco Portugal n'a pas communiqué son chiffre d'affaires 2025 lorsqu'il a été contacté par Lusa. L'entreprise attribue cette fermeture totale et définitive à une restructuration plus large de l'appareil de production mondial du groupe. Cette restructuration comprend aussi la fermeture de son site au Vietnam, et le groupe envisage de supprimer environ 400 emplois dans les fonctions régionales et mondiales, y compris au Danemark. L'objectif affiché est d'aligner la structure et les capacités de production du groupe sur les besoins actuels et attendus de l'activité.

« C'est une décision particulièrement difficile pour l'entreprise, compte tenu de la conscience de l'impact qu'elle aura sur les salariés, leurs familles et la communauté locale. »

Ecco Portugal
Emplois touchés par la restructuration d'Eccoemplois
Fermeture de l'usine de Santa Maria da Feira
632 emplois
Postes régionaux et mondiaux, suppressions à l'étude (environ 400)
400 emplois

Données tirées du texte de l’article

Réactions politiques

Le Bloco de Esquerda a averti que cette fermeture créera un scénario d'ultra-précarité pour la région. Il a appelé la mairie de Santa Maria da Feira et les communes voisines employant des salariés d'Ecco à préparer sans délai des plans d'urgence sociale, et a demandé aux organismes de l'État de trouver du travail pour le personnel concerné. Le Parti communiste portugais (PCP) a adressé des questions au gouvernement via le ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale. Ces questions demandent si l'exécutif est informé de la fermeture et si toutes les conditions légales d'un licenciement collectif sont réunies. Selon le PCP, l'usine a déjà connu des procédures de licenciement collectif par le passé, et le parti veut savoir quelles mesures le gouvernement prendra pour maintenir la production.

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Sources et contexte

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