Santé & Éducation

Épidémie d'Ebola en RDC : plus de 5 000 morts et plus de 10 000 cas

Les autorités sanitaires recensent 5 026 décès et 10 351 cas depuis la mi-mai, et il n'existe ni vaccin ni traitement approuvés contre la souche Bundibugyo à l'origine de l'épidémie.

Texte IA fondé sur les articles de Nasz Dziennik, DIE WELT, RP Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Comment on en est arrivé là
  1. juillet 2026Les essais cliniques de deux traitements antiviraux commencent
  2. octobre 2026Le Kenya signale son premier cas
  3. 20 oct.Le Nigeria signale son premier cas d'Ebola

Bilan des décès et des cas

Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo ont rapporté 5 026 décès dus à Ebola depuis la mi-mai, pour 10 351 cas enregistrés. Au moment de cette mise à jour, 1 101 personnes étaient soignées ou placées à l'isolement, et 2 788 anciens patients étaient considérés comme guéris. Les chiffres publiés les 30 et 31 octobre ont franchi les mêmes seuils, avec plus de 5 000 morts et plus de 10 000 infections. Les experts estiment que les chiffres réels pourraient être plus élevés, la maladie s'étant propagée sans être repérée depuis au moins février, avant l'annonce officielle de l'épidémie le 15 mai.

Bilan d'Ebola en RDC au 31 octobrepersonnes
Décès
5026 personnes
Cas
10351 personnes
En traitement ou à l'isolement
1101 personnes
Guéris
2788 personnes

Données tirées du texte de l’article

Propagation dans le pays et la région

Huit des 26 provinces du pays sont touchées, et de nombreux décès sont survenus hors des centres de traitement. L'épidémie figure parmi les plus graves jamais enregistrées, seule celle de 2014 à 2016 en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone ayant été plus importante, avec plus de 28 600 personnes infectées et plus de 11 000 morts. Les infections augmentent plus vite que lors des épidémies précédentes, une évolution liée à la détection tardive du virus et à la faiblesse du système de santé. Le virus a également atteint le nord et l'est du pays, où l'État n'exerce qu'un contrôle limité en raison de conflits qui durent depuis des années.

D'autres pays africains sont touchés. L'Ouganda a enregistré 20 infections et deux décès. Le Kenya a signalé son premier cas début octobre, et ses cas remontent à un Kényan qui avait séjourné au Congo et est depuis décédé. Le Nigeria a signalé son premier cas le 20 octobre, et l'épouse d'un diplomate suisse est tombée malade quelques jours après un séjour de plusieurs semaines en Ouganda. Le seul cas européen recensé à ce jour a été détecté en France en juin, chez un médecin qui avait travaillé sur une mission de crise dans l'est du Congo et a ensuite quitté l'hôpital guéri.

Pourquoi l'endiguement est difficile

Il n'existe actuellement ni traitement ni vaccin approuvés contre la souche Bundibugyo. Ervebo n'est approuvé et recommandé que pour la forme du virus autrefois appelée virus Ebola Zaïre. Les premiers symptômes peuvent être confondus avec le paludisme, ce qui retarde l'isolement et le traitement. Deux traitements antiviraux sont en essai clinique depuis juillet, et des essais vaccinaux cherchent à déterminer si Ervebo protège aussi contre le type Bundibugyo. L'Organisation mondiale de la santé a averti que l'endiguement du virus sur le continent africain était une tâche complexe. La maladie provoque une forte fièvre, des diarrhées et des hémorragies, et se transmet par contact corporel et par les fluides biologiques.

Chronologie de l'épidémie

Selon les experts, l'infection a circulé sans être détectée depuis février. L'épidémie a été officiellement annoncée le 15 mai, et le seul cas européen recensé à ce jour a été enregistré en juin. Les essais cliniques de traitements antiviraux ont commencé en juillet, et le Kenya a signalé son premier cas début octobre. Le premier cas nigérian a suivi le 20 octobre, et le bilan continue de s'alourdir à mesure que l'épidémie gagne les provinces.

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Sources et contexte

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