Conflits · Moscou

La police de Moscou interpelle environ 200 personnes lors d'une descente à Kitaï-Gorod, dont des mineurs, et distribue des convocations militaires

La police a interpellé environ 200 personnes, dont des mineurs, lors d'une opération menée samedi 7 novembre au soir près du Kremlin. Les personnes détenues décrivent des coups et des fouilles de téléphones, tandis que le ministère de l'Intérieur de Moscou qualifie l'opération de préventive.

Texte IA fondé sur les articles de oko.press, Notícias ao Minuto, Stirile ProTV et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Moscou · Russie
Comment on en est arrivé là
  1. 7 nov.Opération de police en soirée dans le quartier de Kitaï-Gorod, à Moscou
  2. Tard dans la soirée du 7 novembreLes commissariats commencent à libérer les personnes détenues et les parents récupèrent les mineurs
  3. 8 nov.Des médias locaux publient les récits des personnes détenues et les convocations aux bureaux d'enrôlement

L'opération de la nuit

La police a interpellé environ 200 jeunes lors d'une opération menée en soirée dans le quartier de Kitaï-Gorod, au centre de Moscou, à proximité du Kremlin, selon la chaîne Telegram Baza citée par Deutsche Welle. Une autre chaîne Telegram, Ostorozhno Moskva, fait état d'environ 300 personnes conduites dans des commissariats : les deux chiffres coexistent. La descente a eu lieu dans la soirée du samedi 7 novembre. Des proches des personnes emmenées ont raconté que les agents avaient embarqué tous ceux qui se trouvaient dans la rue sans expliquer pourquoi, et que les véhicules de police étaient partis vers les commissariats de quartier. Baza rapporte que les personnes détenues, dont des mineurs, ont été pour l'essentiel conduites dans les commissariats des districts de Basmanny et Taganski.

Ce que racontent les personnes détenues

Plusieurs personnes détenues ont décrit un traitement brutal. Un adolescent de 15 ans a raconté avoir été attrapé, plaqué contre un mur et prié de montrer son sac à dos, avant d'être saisi par le cou et frappé, selon le service Ostorozhno Novosti. Le même récit indique qu'un autre détenu, qui a vomi et s'est effondré en attendant ses parents, n'a reçu aucune aide. Une mère dont le fils a été interpellé a déclaré à RBC que l'adolescent avait brièvement résisté et avait reçu deux coups au ventre. Une autre femme détenue a affirmé que les agents avaient usé de violence contre elles. Les personnes détenues ont également indiqué que la police avait brisé leurs téléphones, photographié leurs passeports et leurs visages, et leur avait refusé l'accès aux toilettes. Un homme a affirmé que plusieurs personnes avaient été frappées dans les toilettes d'un commissariat après une altercation avec des agents, un récit qui ne repose que sur son témoignage.

Convocations militaires et poursuites

Les adultes interpellés ont raconté que les agents leur avaient remis des convocations à des bureaux d'enrôlement militaire, et certains ont dit avoir été poussés à signer des contrats de service militaire. Ces convocations auraient été remises à des étudiants bénéficiant d'un sursis. Baza rapporte qu'au moins 17 personnes détenues ont reçu des procès-verbaux administratifs pour consommation d'alcool dans un lieu public, d'autres documents mentionnant l'ivresse publique et le refus d'obéir aux injonctions de la police. Les commissariats ont commencé à libérer les personnes détenues tard dans la soirée du 7 novembre, selon Deutsche Welle, et les parents sont venus récupérer les mineurs. Au moment où Ostorozhno Novosti a publié son article, on ne savait pas si toutes les personnes détenues avaient été relâchées.

La version officielle et la campagne de recrutement

La direction principale du ministère de l'Intérieur de Moscou a indiqué que ses agents avaient mené des « mesures préventives » visant à maintenir l'ordre public et à réprimer des infractions administratives, notamment la consommation d'alcool dans les lieux publics. Les autorités russes cherchent à attirer des jeunes et des étudiants dans les forces de drones, affirment des organisations de défense des droits humains, et beaucoup de ceux qui signent finissent dans des unités d'assaut où la mortalité est très élevée. Le portail indépendant Mediazona recense au moins 350 recrues tuées depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022, alors qu'elles ne peuvent en théorie pas servir sur le territoire ukrainien. Des sources ukrainiennes et occidentales citées dans les rapports font état de plus de 40 000 pertes russes par mois, le ministère de la Défense peinant à remplacer ses pertes.

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