
Netanyahu affirme que des villages chrétiens du sud du Liban ont demandé leur annexion par Israël
Le Premier ministre israélien a déclaré à Fox News que certaines communautés chrétiennes du sud du Liban ont demandé une protection contre le Hezbollah en rejoignant Israël, une affirmation faite alors que les forces israéliennes restent dans une zone de sécurité frontalière.
Allégation d'annexion
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que plusieurs villages chrétiens du sud du Liban ont demandé à être annexés par Israël. S'exprimant sur l'émission « The Sunday Briefing » de Fox News, il a présenté cette demande comme une recherche de sécurité face au groupe chiite iranien Hezbollah.
Certains ont effectivement demandé à être annexés à Israël parce que nous les protégeons des fanatiques du Hezbollah qui veulent les tuer. Et nous faisons la même chose pour les chrétiens partout dans le monde.
Netanyahu n'a pas nommé les villages ni précisé si la demande était publique ou privée. Il a ajouté que des Druzes, des musulmans sunnites et certains musulmans chiites ont également cherché une protection, exprimant l'espoir de davantage d'accords de paix.
Présence militaire et zone de sécurité
Israël occupe actuellement une bande du sud du Liban près de la frontière, une zone tampon établie après la guerre qui a éclaté plus tôt cette année. Le ministre israélien de la Défense Israel Katz et le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar ont répété à plusieurs reprises qu'Israël n'a aucune ambition territoriale au Liban, mais insistent sur le maintien de positions au sud du fleuve Litani et dans certaines enclaves au nord de celui-ci pour empêcher les tirs de roquettes sur le nord d'Israël.
Israël n'a aucune ambition territoriale au Liban.
L'accord récent entre les gouvernements libanais et israélien n'est pas un traité de paix, mais il légitime la présence militaire israélienne jusqu'à ce que le Hezbollah cesse d'être une menace, selon le rapport espagnol.
Conflit plus large et cessez-le-feu
L'escalade actuelle a suivi la mort du dirigeant iranien Ali Khamenei lors d'une attaque conjointe américano-israélienne le 28 février. Le Hezbollah a riposté par des tirs de missiles, provoquant une offensive israélienne aérienne et terrestre de grande envergure dans le sud du Liban et autour de Beyrouth. Plus d'un million de personnes ont été déplacées et des milliers de victimes ont été signalées depuis mars.
- Le dirigeant iranien Ali Khamenei est tué lors d'une attaque conjointe américano-israélienne.
- Le Hezbollah riposte par des tirs de missiles ; Israël lance une offensive de grande envergure dans le sud du Liban.
- Un cessez-le-feu américano-iranien est signé, mais les frappes israéliennes se poursuivent, citant le non-respect de la trêve par le Hezbollah.
- Netanyahu affirme que des villages chrétiens du sud du Liban ont demandé l'annexion.
Un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran a été signé début juin, mais les frappes israéliennes se sont poursuivies, Tel-Aviv arguant que le Hezbollah ne respecte pas la trêve et continue d'opérer dans des zones interdites. Le ministre de la Défense Katz a récemment prévenu que les troupes resteraient indéfiniment dans les zones de sécurité.
Inquiétudes politiques américaines
Dans la même interview, Netanyahu a exprimé son malaise face aux sentiments anti-israéliens au sein du Parti démocrate américain.
Je suis préoccupé par le fait qu'il y a des éléments anti-israéliens au sein du Parti démocrate. Je suis préoccupé, et si nous pouvons faire quelque chose, je le ferai. Ceux qui haïssent Israël finissent par haïr les États-Unis.
Il n'a pas précisé d'actions concrètes, mais cette remarque ajoute une dimension diplomatique à un tableau régional déjà tendu.


