Sécurité · San Cataldo et Caltanissetta

Les autorités italiennes placent six frères et sœurs sous tutelle de l'État après la découverte de sœurs disparues dans un magasin

Les autorités italiennes ont transféré six frères et sœurs dans un centre d'hébergement protégé après que deux sœurs, âgées de 12 et 8 ans, ont été retrouvées dans un magasin voisin à San Cataldo à l'issue d'une recherche de 21 heures.

Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, lastampa.it, Rai news et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

San Cataldo, Caltanissetta · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. Samedi matinLe père dépose une plainte officielle pour disparition auprès des Carabiniers.
  2. Samedi, 17h03Les bénévoles retrouvent les sœurs dans les toilettes du magasin après 21 heures de recherche.
  3. DimancheLes autorités transfèrent les six frères et sœurs dans un centre d'hébergement protégé.

Recherche et découverte à San Cataldo

Deux sœurs, Benedetta (12 ans) et Domitilla (8 ans), ont été localisées samedi 19 septembre 2026 après une recherche de 21 heures dans toute la commune de San Cataldo, dans la province de Caltanissetta. Les filles avaient disparu vendredi soir de leur domicile, déclenchant une opération de recherche impliquant les Carabiniers, la Police d'État, les équipes municipales de Protection civile et les habitants. Des bénévoles ont retrouvé les deux enfants vers 17h00 dans les toilettes d'un magasin de vêtements sur le Corso Vittorio Emanuele, situé à quelques mètres de leur résidence familiale. Un passant avait alerté les chercheurs après avoir aperçu l'un des enfants à l'intérieur des lieux. Les sœurs ont été transportées en ambulance à l'hôpital Sant'Elia de Caltanissetta pour des examens médicaux de routine, où les médecins les ont trouvées en bonne condition physique et les ont ensuite libérées. Manuel Bonaffini, un bénévole de la Protection civile ayant participé aux recherches, a décrit leur réaction immédiate après avoir été retrouvées.

« Elles ne parlaient pas. Nous leur avons demandé si elles allaient bien et elles ont dit oui, mais rien d'autre. »

Manuel Bonaffini

Incohérences dans la chronologie

Les enquêteurs des Carabiniers et du parquet de Caltanissetta se sont concentrés sur des déclarations contradictoires concernant le moment où les sœurs sont entrées dans le commerce. Le père, Alessandro Costanza, 40 ans, a déclaré aux autorités avoir vu les filles pour la dernière fois à la maison vers 20h00 vendredi, lorsqu'il est sorti dix minutes avec son fils de 10 ans pour acheter du pain. La gérante du magasin, une ressortissante chinoise qui serait en relation avec le père, a déclaré aux journalistes et aux enquêteurs avoir vu les filles à l'intérieur du magasin à 19h40 vendredi soir. Les enquêteurs ont saisi les locaux commerciaux et analysent les enregistrements des caméras de surveillance des rues environnantes pour déterminer si les enfants sont entrés seuls ou ont été accompagnés. Costanza n'a déposé une plainte officielle pour disparition que samedi matin, après avoir mené une première recherche de son propre chef sans alerter les autorités pendant la nuit.

Transfert de garde et contexte familial

Après leur sortie de l'hôpital dimanche 20 septembre 2026, les autorités italiennes ont transféré Benedetta et Domitilla, ainsi que leurs quatre frères et sœurs, dans un centre d'hébergement protégé. Les six mineurs vivaient avec leur père dans le cadre d'une garde exclusive établie en 2024, tandis que leur mère, d'origine étrangère, réside dans une autre ville après la séparation du couple. Les registres judiciaires indiquent que les deux parents avaient déjà été signalés en 2023 pour des soupçons de maltraitance envers les enfants, ce qui avait entraîné un placement temporaire antérieur des mineurs en protection sociale. S'exprimant devant les journalistes après le transfert, Costanza a maintenu que la disparition était un malentendu innocent et a insisté pour que les enfants lui soient rendus rapidement.

« Mes enfants doivent me revenir le plus vite possible. C'était une blague. »

Alessandro Costanza

Poursuite des enquêtes du parquet

Le parquet de Caltanissetta continue d'évaluer une éventuelle responsabilité pénale tout en interrogeant le père et la gérante. Dans un entretien avec les médias régionaux, Costanza a partagé un message vocal WhatsApp envoyé par la gérante samedi à 17h03, dans lequel elle déclarait que les enfants se trouvaient à l'intérieur du magasin. Costanza a affirmé qu'il pensait que les filles étaient sorties avant que la gérante n'abaisse les volets de sécurité pour la nuit. Le procureur en chef Salvatore De Luca a déclaré que la séquence complète des événements reste floue et nécessite une vérification exhaustive avant de déterminer d'éventuelles charges.

« des investigations complémentaires sont absolument nécessaires pour identifier d'éventuelles responsabilités »

Salvatore De Luca

Les enquêteurs des Carabiniers continuent d'examiner les divergences entre les témoignages et les images de caméra récupérées.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar