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Sécurité·-3 h

Disparition de deux sœurs de 12 et 16 ans : l'enquête explore la piste de l'enlèvement, six jours après leur fuite d'une structure d'accueil dans les Abruzzes

Sarah et Alisya Di Giacinto, âgées de 12 et 16 ans, ont disparu aux premières heures du 7 juin d'une communauté protégée à Civitella Alfedena. Six jours plus tard, les recherches mobilisant chiens et drones n'ont donné aucun résultat et les enquêteurs soupçonnent qu'elles ont été aidées par un tiers.

Disparition

Les sœurs Alisya (16 ans) et Sarah (12 ans) Di Giacinto ont quitté la communauté Ofh Hope de Civitella Alfedena entre 2 h et 5 h du matin le 7 juin par une fenêtre brisée sans barreaux. Elles n'ont pas emporté de téléphone portable et n'ont laissé aucune trace distincte. L'établissement, qui les accueillait depuis 2024, ne disposait pas de vidéosurveillance interne ni de système d'alarme. Les seules caméras du village, situées aux entrées, n'ont pas enregistré le passage des filles.

Vu la disposition des lieux, il est difficile d'imaginer qu'elles aient pu partir seules sans être vues ou interceptées.

Opérations de recherche

Des chiens de recherche, des drones et des pompiers ont quadrillé les zones boisées autour du lac de Barrea et les montagnes environnantes. Les recherches ont été étendues à l'échelle nationale, avec une attention particulière portée au sud du Latium, notamment à Minturno, Scauri et Fondi, d'où sont originaires les filles. Les perquisitions menées au domicile de la mère et chez des proches n'ont rien donné. Un signalement le 11 juin a été vérifié et s'est révélé infondé.

Six jours de recherche : moments clés
  1. Les sœurs disparaissent par une fenêtre brisée entre 2 h et 5 h du matin
  2. Le personnel alerte les autorités et la famille dans l'après-midi, des heures après la disparition
  3. Le procureur ouvre une enquête pour enlèvement de mineurs ; les carabiniers commencent les recherches
  4. Des chiens de recherche et des drones sont déployés ; les recherches sont étendues à l'échelle nationale ; l'hypothèse de l'enlèvement prédomine

Enquête et hypothèses

Le parquet de Sulmona a ouvert une information judiciaire pour enlèvement de mineurs contre personne non dénommée, coordonnée par le procureur Stefano Iafolla sous la supervision de Luciano D'Angelo. Les carabiniers de Castel di Sangro, dirigés par le capitaine Giuseppe Testa, ont inspecté la chambre des filles et saisi des appareils électroniques. Le petit ami d'Alisya, également âgé de 16 ans, a été interrogé mais n'a fourni aucune information utile. Les enquêteurs doutent de plus en plus que les filles aient pu partir à pied dans cette zone isolée et riche en faune sauvage sans aide extérieure. Le père, Stefano Di Giacinto, a déclaré aux journalistes qu'il pense que quelqu'un qu'elles connaissaient est venu les chercher.

Il est impossible qu'elles soient parties seules, à pied et en pleine nuit, dans une zone montagneuse isolée sans bus et avec des animaux sauvages. La gare la plus proche est à plusieurs kilomètres. Quelqu'un les a emmenées, et ce doit être quelqu'un qu'elles connaissent.

Famille et contexte

Les parents ont divorcé il y a plusieurs années et les filles étaient placées depuis sept ans. Début mai 2026, le père a retrouvé l'autorité parentale exclusive. Les deux parents ont lancé des appels publics. La mère, Valentina D'Acunto, a déclaré : « Je demande seulement que l'on retrouve Alisya et Sarah. Je demande à quiconque sait quelque chose de faire ce qu'il faut maintenant. » Les sœurs étaient décrites comme polies et réservées. Alisya, discrète, aime la danse et l'athlétisme et rêve de devenir criminologue. Sarah veut être esthéticienne et est très attachée à sa sœur. Elles étaient contrariées d'être séparées de leurs deux chiens Jack Russell, une demande d'amener les chiens à la structure ayant été refusée.

La structure pointée du doigt

Le personnel de la structure a attendu le début d'après-midi du dimanche pour alerter la police et la famille, espérant que les filles reviendraient d'elles-mêmes. Ce retard a fait perdre des heures et a donné lieu à une enquête distincte pour négligence potentielle. Alessia Natali, de l'association Penelope qui soutient les familles de personnes disparues, a critiqué la structure :

Comment peut-on la qualifier de protégée si elle ne peut pas protéger ses résidents ?

L'établissement ne disposait ni d'alarme ni de caméras, et les routes de montagne ne sont pas surveillées.

Civitella Alfedena · Minturno

8 sources

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