Sécurité · Lima

Un Polonais et deux Allemands interpellés à l'aéroport de Lima avec plus de 3 000 mygales

Le service péruvien de protection de la faune SERFOR a découvert plus de 3 000 mygales, dont certaines inconnues de la science, dans les bagages d'un Polonais et de deux Allemands à l'aéroport de Lima, mercredi 4 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de naTemat.pl et rmf24.pl. Publié . Comment il est fait

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Lima · Pérou

Une information conduit à la fouille des bagages

Le mercredi 4 novembre, les autorités péruviennes ont reçu des informations selon lesquelles des passagers de l'aéroport de Lima, le plus grand du pays, prévoyaient de transporter des marchandises illégales. Les inspecteurs du SERFOR, le Service national des forêts et de la faune du Pérou, ont ouvert les valises des voyageurs avant qu'ils ne puissent embarquer sur un vol pour l'Allemagne. La police a ensuite interpellé les suspects, un Polonais et deux Allemands. Dans les sacs, les inspecteurs ont trouvé plus de 3 000 mygales d'espèces diverses. Certaines araignées étaient encore dans des cocons, d'autres étaient juvéniles, et certaines étaient des spécimens adultes conservés dans des récipients.

Des espèces inconnues de la science

Selon le SERFOR, les trafiquants ont procédé à une sélection minutieuse pour obtenir plusieurs espèces, et certaines d'entre elles n'ont pas encore été décrites par la science. Cora Suárez, responsable du point de contrôle du SERFOR, a déclaré que les araignées se trouvaient à tous les stades de développement, des œufs et juvéniles aux adultes. Cora Suárez a ajouté que les araignées provenaient de différentes régions du Pérou. L'Associated Press a rapporté que des spécimens de Pamphobeteus antinous avaient été identifiés parmi elles, une espèce parmi les plus grandes d'Amérique du Sud, menacée au Pérou et protégée par la loi péruvienne. Connues sous le nom de mygales à pattes bleues, ces araignées vivent dans les forêts tropicales du Pérou et de Bolivie, et leurs pattes peuvent atteindre 20 centimètres d'envergure.

Un possible spécialiste et des risques juridiques

Le communiqué du SERFOR indique que, selon des publications scientifiques, l'un des hommes interpellés pourrait être un chercheur connu spécialiste des mygales. Les médias péruviens ont suggéré que le groupe comptait un expert des mygales, la capture de tels spécimens dans la nature exigeant des connaissances spécialisées. Le communiqué précise que les araignées pouvaient être destinées à des collections, à la recherche ou à devenir des animaux de compagnie. Les autorités indiquent que le transport illégal d'animaux sauvages est passible de trois à cinq ans de prison au Pérou, et de jusqu'à sept ans lorsque des espèces protégées sont concernées. Les rapports ne font état que de l'interpellation des trois hommes.

Contexte touristique et suites

L'affaire intervient alors que le Pérou attire davantage de touristes polonais, Cusco, la Vallée sacrée des Incas et le Machu Picchu figurant parmi les attractions citées par les médias polonais. Ces médias affirment que les hommes ne faisaient pas du tourisme mais cherchaient un profit rapide, les araignées devant rapporter gros sur le marché européen. Les titres de la presse polonaise mettent en avant le risque de sept ans de prison, le plafond cité par les autorités pour les espèces protégées. Une fois l'examen terminé, les araignées seront placées dans un élevage agréé, selon le communiqué du SERFOR.

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