Gouvernement · Manhattan et Washington

Six lecteurs d'actualités attaquent Trump et trois conseillers en justice pour les interdictions médiatiques de la Maison-Blanche

Lundi 26 octobre, six personnes qui dépendent de la couverture de la Maison-Blanche ont attaqué Trump et trois conseillers devant un tribunal fédéral de Manhattan. Elles demandent à un juge de dire que les interdictions de l'administration violent le premier amendement et d'en suspendre l'application.

Texte IA fondé sur les articles de AP NEWS, BBC, Al Jazeera Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Manhattan, Washington · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 18 sept.Trump annonce que CNN, MS NOW et Politico seront interdits
  2. 14 oct.Le juge Timothy Kelly accorde une injonction préliminaire contre les interdictions
  3. 26 oct.Six plaignants déposent une plainte devant le tribunal fédéral de Manhattan

Un nouveau front dans la bataille médiatique

Lundi 26 octobre, six personnes qui affirment dépendre de la couverture de la Maison-Blanche ont attaqué le président Donald Trump et trois hauts conseillers, dont la cheffe de cabinet Susie Wiles, devant le tribunal fédéral de district de Manhattan. Le Knight First Amendment Institute et la clinique sur les médias et l'accès à l'information de la faculté de droit de Yale ont porté l'affaire au nom des plaignants. Leur argument central est que les interdictions sélectives visant certaines rédactions nuisent à plus que la presse : elles privent le public d'une information indépendante sur son propre gouvernement. C'est la première contestation portée par des lecteurs et non par les rédactions visées elles-mêmes.

Qui sont les plaignants

Les six plaignants affirment que leurs travaux universitaires, leur enseignement, leur journalisme ou leur engagement dépendent d'une couverture diversifiée de la Maison-Blanche. On y trouve Kenneth Roth, chercheur senior à Yale et ancien directeur exécutif de Human Rights Watch, la professeure d'histoire à Yale Beverly Gage et Benjamin Wittes, rédacteur en chef de Lawfare. Sont également nommés le journaliste Daniel Froomkin, un étudiant de l'université de Pennsylvanie qui dirige le Daily Pennsylvanian, et Peter Schmidt-Nowara, professeur dans un lycée de New York. Schmidt-Nowara a expliqué dans un communiqué pourquoi il s'est joint à la procédure.

« J'ai rejoint ce procès parce que mes élèves méritent de savoir ce qui se passe dans leur gouvernement et d'entendre une presse libre et indépendante. »

Peter Schmidt-Nowara

Ce que la plainte demande au tribunal

Les plaignants veulent que le tribunal juge que les interdictions médiatiques sélectives de l'administration violent le premier amendement et ordonne qu'il y soit mis fin. Ils ne réclament aucun dommage-intérêt, seulement le remboursement de leurs frais d'avocat en cas de victoire. Les documents judiciaires indiquent que les plaignants ne peuvent pas faire leur travail sans la couverture de la Maison-Blanche et que les journalistes doivent peser si une remarque critique pourrait leur coûter leur accès. Katie Fallow, directrice adjointe du contentieux au Knight Institute, résume l'argument central dans un communiqué :

« La Maison-Blanche ne peut pas décider de l'information que reçoivent les Américains en punissant un journalisme critique. »

Katie Fallow

Les interdictions et la bataille judiciaire

Trump a annoncé pour la première fois le 18 septembre que CNN, MS NOW et Politico seraient interdits pour ce qu'il a qualifié de « fake news », et les trois médias ont saisi la justice. En quelques jours, le juge fédéral Timothy Kelly, nommé à la magistrature par Trump, a délivré une ordonnance de restriction temporaire leur permettant de revenir dans l'enceinte de la Maison-Blanche. Le 14 octobre, Kelly a prononcé une injonction préliminaire de plus longue durée, estimant que les médias avaient de bonnes chances de l'emporter sur leurs griefs fondés sur le premier amendement et sur la garantie de procédure régulière du cinquième amendement. L'injonction empêche l'application des interdictions pendant la procédure, et l'administration continue de contester la décision. CNN s'est néanmoins vu refuser l'accès à Air Force One aux côtés de Trump.

La réponse de la Maison-Blanche et la suite

Les premières demandes de commentaire sont restées sans réponse de la part de la Maison-Blanche et du ministère de la Justice. Une déclaration ultérieure d'un responsable anonyme de la Maison-Blanche a affirmé que personne ne peut exiger l'accès au Bureau ovale et que les médias diffusant de la désinformation pourraient raconter leurs histoires fabriquées depuis l'extérieur. Séparément, Trump a déclaré dans un message sur les réseaux sociaux qu'il envisageait de déplacer la presse hors de la salle de briefing :

« Je pense à déplacer la presse et à l'installer ailleurs, mais j'utiliserai cet endroit pour un espace dont j'ai vraiment besoin. »

Donald Trump, président

L'injonction préliminaire obtenue par les médias reste en vigueur pendant que leur propre affaire suit son cours, et la nouvelle plainte soutient que le préjudice touche aussi les citoyens ordinaires. Les sources ne précisent pas de date d'audience pour l'affaire new-yorkaise.

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Sources et contexte

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