
Anne Hathaway et Ewan McGregor affrontent des dinosaures dans 'La Fin d'Oak Street' de David Robert Mitchell
David Robert Mitchell revient après neuf ans avec un blockbuster familial inspiré de Spielberg, produit par J.J. Abrams et distribué par Warner Bros le 12 août 2026, alors qu'il s'agit du quatrième film d'Anne Hathaway de l'année.
Le retour de Mitchell après neuf ans
David Robert Mitchell, le réalisateur du film d'horreur culte It Follows (2015) et de l'énigmatique Under the Silver Lake (2018), revient au cinéma avec La Fin d'Oak Street (The End of Oak Street), son quatrième long-métrage et le premier en neuf ans. Distribué par Warner Bros le mercredi 12 août 2026, le film arrive en plein été, Le Monde notant que le studio l'a sorti discrètement, semblant ne pas savoir quoi en faire. Mitchell, qui a débuté dans le cinéma indépendant, dirige désormais un blockbuster familial produit par J.J. Abrams, le cinéaste derrière deux épisodes de Star Wars et deux de Star Trek. Le film dure 1 h 40, avec une musique de Michael Giacchino, une photographie de Mike Gioulakis et un montage de John Axelrad.
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Une famille de banlieue rencontre le Mésozoïque
La famille Platt vit sur Oak Street dans une banlieue américaine en 1982. Denise (Anne Hathaway) et Greg (Ewan McGregor) sont des parents au bord du divorce, Greg livrant secrètement des pizzas après avoir perdu son emploi. Leurs deux adolescents, Audrey et Brian, naviguent dans l'adolescence, l'un jouant avec des amis et l'autre rêvant d'astronomie. Une nuit, une intense lueur engloutit le quartier. Au réveil, la famille ne trouve ni eau, ni électricité, et des dinosaures cachés dans les buissons : des stégosaures, des vélociraptors, des spinosaures et un ou deux T-Rex. Certaines créatures ont même des plumes, un détail que les critiques soulignent. La famille doit s'unir pour survivre dans ce nouvel environnement hostile.
Hommage à Spielberg et tradition Amblin
Mitchell ne cache pas son ancrage spielbergien, tant moral que visuel. La Libre décrit le film comme un héritier de Poltergeist (1982), écrit par Spielberg et réalisé par Tobe Hooper, et de Jurassic Park (1993), qui a réinventé le film de dinosaures grâce aux effets numériques. La critique de 20minutes compare le concept à imaginer les créatures de Jurassic Park s'installant dans la banlieue des années 1980 de E.T., avec des dinosaures fouillant les poubelles du quartier. J.J. Abrams, que 20minutes appelle un digne héritier de Spielberg, produit, tirant la sensibilité horrifique cérébrale de Mitchell vers un divertissement familial dans la veine de Jumanji ou Les Goonies. Franceinfo place le film dans une plus longue tradition hollywoodienne de monstres envahissant des banlieues tranquilles, de E.T. et Gremlins à Stranger Things.
L'année prolifique d'Hathaway
À 43 ans, Anne Hathaway apparaît dans son quatrième film de 2026 avec La Fin d'Oak Street, après Mother Mary, Le Diable s'habille en Prada 2 (The Devil Wears Prada 2) et L'Odyssée. Le Figaro rapporte que l'actrice a déclaré qu'elle ne s'attendait pas à apparaître dans autant de films cette année.
Je pensais que quelqu'un me faisait une blague.
20minutes qualifie sa performance comme l'un de ses meilleurs rôles, tandis que La Libre la décrit comme une « mater familias » lucide qui a besoin que son mari arrête de fuir lui-même pour l'aimer.
Des critiques partagées
L'accueil critique est partagé. 20minutes et La Libre saluent le film comme une aventure familiale divertissante et sincère qui équilibre drame domestique et spectacle jurassique. Le Figaro est bien plus sévère, le jugeant digne d'un film de série B et ne le recommandant qu'aux fans très indulgents des grosses créatures. Franceinfo critique le film pour s'éparpiller, refuser de s'engager dans un thriller de survie, un fantastique ou un drame familial, et expédier presque toutes ses intrigues avec des scènes conventionnelles. Le Monde qualifie le film d'aberration d'un Hollywood désorienté depuis la pandémie de Covid-19, sorti discrètement au creux de l'été.

