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Affaires·-3 h

Le secteur hôtelier allemand prévient que la suppression des mini-jobs menacerait 1,1 million de travailleurs

L'Association allemande de l'hôtellerie et de la restauration (Dehoga) a vivement critiqué une proposition de la commission des retraites visant à limiter les exonérations des mini-jobs aux étudiants, prévenant d'une réduction des horaires d'ouverture et des services dans tout le secteur.

La proposition

Mardi, la commission des retraites nommée par le gouvernement a officiellement remis ses 33 recommandations de réforme au chancelier Friedrich Merz et à la ministre du Travail Bärbel Bas. La plus contestée est un projet visant à inclure les mini-jobbers dans l'assurance pension légale sans option de sortie, limitant de fait le statut spécial aux élèves et étudiants uniquement. Les mini-jobs sont actuellement définis comme des relations de travail rapportant jusqu'à 603 euros par mois, soumises à des cotisations sociales et impôts minimaux. Les propositions ont été rendues publiques samedi soir, déclenchant immédiatement des réactions négatives des associations patronales.

Réaction du secteur

L'Association allemande de l'hôtellerie et de la restauration (Dehoga) a qualifié la proposition sur les mini-jobs de catastrophe pour le secteur. Le président de Dehoga, Gereon Haumann, l'a qualifiée d'attaque frontale contre la flexibilité du marché du travail et la capacité du secteur à employer du personnel.

Les propositions de la commission des retraites ignorent la réalité opérationnelle et seraient une catastrophe pour l'industrie hôtelière.

L'association a prévenu que les mini-jobs ne sont pas un phénomène marginal mais un élément central de la planification des effectifs, notamment pour couvrir les soirées, les week-ends, les événements, les foires commerciales et les pics saisonniers comme la saison actuelle des terrasses. Au niveau national, environ 1,1 million de personnes travaillent dans l'hôtellerie-restauration sous le régime des mini-jobs. Dehoga a fait valoir que limiter le statut aux étudiants néglige le fait que de nombreux étudiants sont mineurs et légalement incapables d'effectuer les quarts de soirée et de week-end les plus critiques pour le secteur.

Calendrier des propositions de la commission des retraites
  1. Les propositions de la commission des retraites divulguées aux médias samedi soir
  2. Dehoga lance un avertissement national contre la suppression des mini-jobs
  3. La commission présente officiellement 33 recommandations au chancelier Merz et à la ministre Bas

Avertissements régionaux

En Basse-Saxe, le président régional de Dehoga, Dirk Breuckmann, a déclaré que les changements proposés pèseraient lourdement sur les entreprises du secteur et aggraveraient une situation déjà tendue en matière de personnel. Il a prévenu d'une réduction des horaires d'ouverture, de coupes dans les services et d'une pression accrue sur le personnel permanent, plutôt que d'une transition vers un emploi à temps plein soumis à l'assurance sociale. L'État compte environ 109 000 salariés marginaux dans son secteur hôtelier.

Quiconque croit que la disparition des mini-jobs sera automatiquement remplacée par des emplois soumis à l'assurance sociale méconnaît la réalité. Beaucoup de ces postes ne représentent que quelques heures par semaine et ne peuvent être convertis en emplois réguliers.

Ensemble de réformes plus large

Les 33 recommandations de la commission incluent également la fin du dispositif de retraite anticipée à 63 ans et l'introduction d'une pension capitalisée légale. L'accueil en Rhénanie-du-Nord-Westphalie est mitigé : si les associations de métiers ont salué la fin de la retraite anticipée, les associations sociales ont critiqué les propositions d'allongement du temps de travail. La remise officielle à Merz et Bas marque le début de ce qui s'annonce comme un débat politique houleux sur l'avenir du système de retraite allemand.

Berlin · Hannovre

5 sources

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