Élections · Makerfield, Manchester et Londres

Andy Burnham remporte la partielle de Makerfield, provoquant la démission de Starmer et une course à la direction du Labour

Le retour d'Andy Burnham au Parlement après sa victoire à la partielle de Makerfield a provoqué la démission de Keir Starmer et ouvert une course à la direction du Labour, dont Burnham est le grand favori.

Texte IA fondé sur les articles de The Irish Times, The Independent, The Guardian et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Makerfield, Manchester, Londres · Royaume-Uni
Comment on en est arrivé là
  1. 18 juinAndy Burnham remporte la partielle de Makerfield, retournant au Parlement.
  2. 19 juinKeir Starmer déclare qu'il se présentera à toute course à la direction.
  3. 22 juinStarmer démissionne de la direction du Labour et de son poste de Premier ministre.

Victoire à la partielle et fracture à droite

Andy Burnham a remporté le siège de Makerfield le 18 juin, retrouvant Westminster et une plateforme pour briguer la direction du parti. Son chemin a été facilité par une fracture du vote de droite, le Reform UK de Nigel Farage et le Restore Britain de Rupert Lowe divisant l'électorat populiste. Ce siège est un bastion travailliste remporté par 13 points en 2024, mais Reform espérait y mener une sérieuse campagne. Au lieu de cela, la présence de Restore Britain, crédité de 7 à 8 % dans les sondages locaux, a affaibli Reform, et les conservateurs ont finalement relégué Reform à la troisième place. Peter Thompson, propriétaire d'un disquaire local, a résumé le sentiment général :

« De toute ma vie de votant, il n'y a eu que deux partis pour diriger ce pays, les travaillistes et les conservateurs. Regardez autour de vous, c'est le chaos. »

Peter Thompson
Burnham a été surnommé le « tombeur de Reform » pour avoir écarté la menace populiste.

Starmer démissionne et la course à la direction commence

Le 22 juin, le Premier ministre Keir Starmer a annoncé sa démission de la direction du Labour et de son poste de Premier ministre, quelques jours après la victoire de Burnham. Starmer a déclaré aux journalistes qu'il ne pensait pas qu'une contestation soit bonne pour le pays, mais qu'il défendrait son bilan :

« S'il y a une course... alors oui, je me présenterai, je serai candidat. »

Keir Starmer, premier ministre et chef du Labour sortant
Un sondage POLITICO a révélé que seulement un adulte britannique sur cinq souhaitait voir Burnham installé immédiatement ; une majorité de 54 % préférait une course complète à la direction, dont 57 % des électeurs travaillistes. Cette course déterminera qui mènera le parti aux prochaines élections générales.

Opinion des adultes britanniques sur l'accession de Burnham à la direction du Labour%
Élévation immédiate
20 %
Course à la direction
54 %
Indécis/autre
26 %

Données tirées du texte de l’article

Contraintes budgétaires et avertissements des marchés

Un gouvernement dirigé par Burnham hériterait d'une marge de manœuvre budgétaire très limitée. Les investisseurs obligataires ont prévenu que ses ambitions, notamment une possible nationalisation des services publics et un programme de construction de logements sociaux, pourraient entrer en conflit avec les réalités du marché. Mark Dowding, directeur des investissements chez RBC BlueBay, a déclaré :

« Il est coincé par le fait que les finances publiques sont dans une position fragile, et s'il choisit d'ignorer cette réalité, il pourrait se retrouver sous pression très rapidement. »

Mark Dowding, directeur des investissements chez RBC BlueBay
Burnham s'est engagé à respecter les règles budgétaires de Rachel Reeves et a exclu toute hausse de l'impôt sur le revenu, de la TVA ou des cotisations sociales, limitant ses options. Andrew Goodwin, économiste en chef pour le Royaume-Uni chez Oxford Economics, a ajouté :

« Partout où il voudra dépenser plus, il devra soit réduire les dépenses ailleurs pour financer, soit augmenter les impôts. »

Andrew Goodwin, économiste en chef pour le Royaume-Uni chez Oxford Economics
Jim O'Neill, ancien économiste de Goldman Sachs et conseiller, a appelé à des emprunts supplémentaires de plusieurs milliards pour financer les infrastructures.

Constitution d'une équipe pour Downing Street

Si Burnham remporte la direction, il devrait remplacer Rachel Reeves au poste de chancelier de l'Échiquier, en lui offrant un poste ministériel plus subalterne. Un proche allié a déclaré à la BBC : « Andy respecte vraiment Rachel et je suis convaincu qu'il voudra la voir dans son équipe de direction. » James Purnell, ancien ministre sous Gordon Brown, deviendrait directeur de cabinet à Downing Street. Sur la défense, Burnham a entamé des discussions avec John Healey, qui a démissionné de son poste de secrétaire à la Défense plus tôt ce mois-ci, en avertissant que les augmentations prévues des dépenses militaires sont « bien en deçà de ce qui est nécessaire ».

Vents économiques contraires et réalité politique

La production réelle par habitant au Royaume-Uni en 2025 était inférieure de 27 % à ce qu'elle aurait été si la tendance 1970-2007 s'était poursuivie. La croissance de la productivité est atone, les taux d'investissement sont les plus bas du G7, et le vieillissement de la population ajoute aux tensions budgétaires. Un changement de direction du Labour ne suffira pas à surmonter facilement ces obstacles ; les commentateurs notent que la politique britannique est hostile aux choix difficiles, de nombreux électeurs ayant perdu tout espoir après deux décennies de déceptions. Burnham a reconnu la contrainte du marché obligataire, ayant déclaré plus tôt que le Royaume-Uni était « à la merci » des marchés, une position qu'il a depuis modérée.

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