Gouvernement · Bruxelles
Bart De Wever confirme le budget provisoire, le roi examine sa démission
Le Premier ministre belge Bart De Wever a déclaré jeudi 5 novembre à la Chambre que le prochain exercice budgétaire s'ouvrira sous le régime des douzièmes provisoires, tandis que le roi Philippe examine sa démission jusqu'au vendredi 6 novembre.
Texte IA fondé sur les articles de La Libre.be, RTBF, Le Soir et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
De Wever a remis sa démission au roi Philippe lundi 2 novembre, après qu'un kern réuni dimanche 1er novembre a conclu qu'aucun accord sur un budget pluriannuel ne serait trouvé.
L'État fonctionnera sous le régime des douzièmes provisoires au moins pendant les premiers mois du prochain exercice budgétaire, le deuxième d'affilée, avec des dépenses mensuelles plafonnées à un douzième de celles de l'année précédente.
Selon De Wever, l'ensemble des pouvoirs publics paieront 16 milliards d'euros d'intérêts cette année et la facture pourrait atteindre 50 milliards d'euros d'ici 2035 si la situation ne change pas.
Le roi Philippe rencontrera De Wever vendredi 6 novembre et devra décider d'accepter la démission ou d'accorder plus de temps au gouvernement.
- 1 nov.Le kern conclut qu'aucun accord sur un budget pluriannuel ne sera trouvé
- 2 nov.De Wever remet sa démission au roi
- 5 nov.De Wever confirme à la Chambre que les douzièmes provisoires s'appliqueront
- 6 nov.Le roi Philippe doit rencontrer De Wever et statuer sur la démission
Démission sur le budget
Le Premier ministre belge Bart De Wever a remis sa démission au roi Philippe lundi 2 novembre, après l'échec du gouvernement à s'accorder sur un budget pluriannuel. Il s'est exprimé à la Chambre jeudi 5 novembre, ses premières déclarations publiques depuis, et a utilisé trois des cinq minutes qui lui étaient accordées lors des questions orales. Il a déclaré aux députés qu'un kern réuni dimanche 1er novembre l'avait convaincu qu'aucun accord sur un budget pluriannuel ne serait trouvé. Assumant sa responsabilité, il a affirmé que ce résultat était un échec pour le gouvernement et que, en tant que chef d'équipe, il avait démissionné. Il a également mis en garde contre la hausse rapide de la dette publique et évoqué une catastrophe imminente.
« Le gouvernement n'est pas parvenu à finaliser un budget pluriannuel. Le gouvernement a gravement échoué, et j'ai donc remis ma démission. »
Des douzièmes provisoires pour l'année à venir
Faute d'accord budgétaire, la Belgique entamera le prochain exercice sous le régime des douzièmes provisoires, une procédure qui reconduit les crédits de l'année précédente sans la consolidation prévue. Sous ce régime, l'État ne peut dépenser chaque mois qu'un douzième des dépenses de l'année précédente et ne dispose pas d'un budget complet. Une mince chance subsistait que le gouvernement conclue un accord dans les heures et les jours à venir pour éviter la procédure, mais De Wever l'a écartée. Il l'a dit sans détour.
« Nous allons devoir passer aux douzièmes provisoires. »
Le dispositif s'appliquera au moins aux premiers mois du prochain exercice budgétaire, que De Wever a décrit comme la deuxième année consécutive sous ce régime. Plus tôt dans l'automne, il avait voulu éviter ce régime à tout prix, et son changement de position a été confirmé à la Chambre jeudi.
Coût des intérêts et estimation du FMI
De Wever a cité une estimation du FMI de juin selon laquelle les efforts du gouvernement apporteraient une amélioration structurelle du budget de près de 2 % du PIB d'ici la fin de la décennie, soit environ 12 milliards d'euros par an. Il a qualifié ces chiffres de significatifs, mais a estimé que la situation économique était si défavorable que le pays restait loin de son objectif. Il a évoqué les prévisions récentes de la Banque nationale et de l'Agence fédérale de la dette sur la hausse des charges d'intérêts. Cette année, l'ensemble des pouvoirs publics paieront 16 milliards d'euros d'intérêts sur la dette, et il a averti que la facture pourrait atteindre 50 milliards d'euros d'ici 2035 si la situation restait inchangée. Il a soutenu que le coût ne pèserait pas sur les seules générations futures, la facture arrivant bien plus tôt et touchant tout le monde.
- Paiements d'intérêts, tous pouvoirs publics, cette année (2026)
- 16 milliards d'euros
- Estimation du FMI de l'amélioration structurelle annuelle d'ici la fin de la décennie
- 12 milliards d'euros
Données tirées du texte de l’article
Prochaines étapes et réactions
Le roi Philippe a passé la semaine à recevoir les présidents des partis de la majorité de la coalition Arizona pour évaluer leur volonté de poursuivre avec l'équipe actuelle, et ses consultations se sont achevées jeudi à midi. Il rencontrera à nouveau De Wever vendredi 6 novembre et devra décider d'accepter la démission ou d'accorder plus de temps au gouvernement. De Wever n'a donné aucune indication sur l'issue qu'il anticipe. Il a indiqué que le roi lui ferait un rapport vendredi et que les jours et les semaines à venir montreraient l'évolution de la situation.
Les partis d'opposition ont intensifié leurs critiques contre la coalition Arizona, et l'atmosphère en son sein reste tendue. Maxime Prévot a appelé à un sursaut collectif et rejeté la lecture de la crise faite par le MR, qui accuse certains partis de refuser de voter de nouvelles mesures d'économies. Georges-Louis Bouchez est revenu pour la première fois sur sa propre rencontre avec le roi, dans des entretiens accordés à RTL Info et à la RTBF. De Wever a dit ne vouloir être Premier ministre qu'à une condition.
« Je ne veux être Premier ministre que d'un gouvernement qui fait de cette mission une priorité. »
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Sources et contexte
- La Libre.be"Un échec cuisant pour le gouvernement" : Bart de Wever confirme un budget d'urgence sous régime des "12 provisoires"
- RTBF'Nous devrons, pour la deuxième année, passer à des douzièmes provisoires', annonce Bart De Wever à la Chambre
- Le SoirBart De Wever : " Le gouvernement a gravement failli "
- 7sur7De Wever confirme le recours à un budget d'urgence et évoque un "échec terrible": "Voilà pourquoi j'ai présenté ma démission
- Bart De Wever
- Premier ministre belge et chef de la N-VA, qui a remis sa démission au roi
- Philippe of Belgium
- Roi des Belges, qui doit décider s'il accepte la démission du Premier ministre
- Georges-Louis Bouchez
- Responsable politique revenu sur sa rencontre avec le roi au sujet des difficultés budgétaires
- Maxime Prévot
- Membre de la coalition Arizona qui a appelé à un sursaut collectif
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