Garofano nie toute erreur du RIS dans les analyses de la pédale de Garlasco en 2007, l'avocat de Stasi réplique
Luciano Garofano, ancien commandant du RIS de Parme, a déclaré mercredi 14 octobre 2026 sur Rai 1, dans l'émission Cinque minuti, qu'il ne pensait pas que son unité avait commis des erreurs. L'avocat de Stasi lui a répondu le lendemain, jeudi 15 octobre, dans Storie Italiane.
Garofano rejette toute erreur
Luciano Garofano, ancien commandant du RIS de Parme, était l'invité de Bruno Vespa dans Cinque minuti sur Rai 1, mercredi 14 octobre 2026. Il a défendu le travail de police scientifique mené par son unité lors de la première enquête sur le meurtre de Garlasco (Pavie), le 13 août 2007. Interrogé pour savoir s'il pensait avoir commis des erreurs, il a répondu non. Alberto Stasi a été condamné définitivement à 16 ans de prison, et Garofano a présenté ces analyses comme un point de référence que les procès ont ensuite discuté avant le verdict définitif. Il a également affirmé que le RIS avait été discrédité par une campagne menée contre lui.
Non, absolument pas. Je suis ici précisément pour revendiquer notre honnêteté face à toute la campagne visant à me discréditer, moi et mes hommes de l'époque.
Les analyses de la pédale et les données manquantes
La controverse porte sur la pédale du vélo utilisé par Stasi. Selon les informations rapportées, les premières analyses du 19 septembre 2007 ont produit un profil génétique attribuable à la victime, tandis que deux analyses supplémentaires du 20 septembre ont donné des résultats négatifs. Ces résultats négatifs n'ont jamais été versés au dossier. Vespa a pressé Garofano de dire s'il les connaissait, et l'ancien commandant a répondu qu'il était « présumable » qu'il les connaissait, ajoutant qu'après 19 ans, beaucoup de choses ne sont plus mémorisées. Il a déclaré à Vespa qu'il n'avait aucun document lorsqu'il s'est présenté devant le procureur, et que les consultants ne transmettent qu'une synthèse tout en gardant les données brutes à disposition.
Garofano a affirmé que les données brutes n'ont été remises qu'en novembre 2025. Il soutient que des procès-verbaux datés des 17, 24 et 25 septembre, ainsi que le témoignage d'un médecin nommé Capra, montrent que les consultants des parties avaient probablement vu tout le travail réalisé jusqu'alors. D'autres parties contestent cette version.
Le capitaine Marino et l'échantillon
Le récit de Garofano s'articule autour d'Alberto Marino, alors capitaine, qui a réalisé les analyses. Garofano a déclaré que Marino avait probablement épuisé tout l'échantillon et ne pouvait donc pas répéter le travail après le 20 septembre. Selon la lecture de Marino, que Garofano dit partager, le matériel était attribuable à la victime et n'était pas du sang. Interrogé sur un éventuel échange d'échantillons, Garofano a répondu que c'était impossible. Il a également dit à Vespa qu'il n'y avait eu aucun résultat discordant ni aucune présence d'ADN contredisant les analyses du 19 septembre.
La réponse de la défense dans Storie Italiane
Jeudi 15 octobre, Antonio De Rensis, qui représente Stasi, a répondu dans Storie Italiane sur Rai 1. Il a commencé par une ironie visant l'animatrice, puis a déclaré :
Pour moi, ces mots sont une musique.
De Rensis a confronté les propos télévisés de Garofano aux procès-verbaux, dans lesquels Garofano aurait déclaré ne pas se souvenir d'avoir vu des résultats après le 19 septembre. Il a également relevé que Garofano a été entendu pendant 24 minutes, tandis que ses collaborateurs l'ont été pendant des heures, laissant la réponse aux téléspectateurs. Il a ajouté que le parquet ferait ce qu'il doit pour établir qui ment, et que la défense ferait de même.
Le parquet de Pavie et le nouveau suspect
Le parquet de Pavie examine les analyses réalisées par Garofano en 2007. Le parquet a inscrit Andrea Sempio comme suspect, une étape qui pourrait marquer un nouveau tournant dans l'affaire. Selon Open, Garofano avait été consultant pour Sempio. Les déclarations de Garofano au procureur adjoint Stefano Civardi sont au cœur de la controverse. La chronologie ci-dessous reprend les dates citées par les informations rapportées.
- Meurtre de Garlasco (Pavie), pour lequel Stasi a ensuite été condamné
- Les premières analyses de la pédale produisent, selon les informations rapportées, un profil attribuable à la victime
- Deux analyses supplémentaires de la pédale donnent des résultats négatifs, jamais versés au dossier
- Remise des données brutes des analyses, selon Garofano
- Garofano défend le travail du RIS dans Cinque minuti sur Rai 1
- De Rensis répond dans Storie Italiane sur Rai 1