Élections · Washington et Bruxelles

Les démocrates prennent le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat

Les républicains ont perdu le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat du 3 novembre, laissant Donald Trump face à une majorité d'opposition. Les démocrates l'ont également emporté dans des États qui n'avaient pas envoyé de sénateur de leur parti à Washington depuis des décennies.

Texte IA fondé sur les articles de EL MUNDO, eldiario.es, LaVanguardia et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Bruxelles · États-Unis, Belgique
Comment on en est arrivé là
  1. 2 nov.Trump apparaît au bassin réfléchissant du Lincoln Memorial à Washington, la veille du vote
  2. 3 nov.Élections de mi-mandat ; les républicains perdent le contrôle des deux chambres du Congrès
  3. Avant le voteTrump annonce la suspension de 4 milliards de dollars d'aide annuelle à Israël

Les démocrates remportent les deux chambres

Les démocrates ont pris le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre, mettant fin à la domination républicaine à la Chambre des représentants et au Sénat. Les défaites républicaines dépassent les bastions côtiers habituels. Les démocrates l'ont emporté au Kansas, dans l'Iowa, en Caroline du Nord et en Caroline du Sud, des États qui n'avaient pas élu de sénateur de leur parti depuis des décennies. Abdul El Sayed dans le Michigan et James Talarico au Texas ont remporté des sièges de sénateurs, tandis que Keisha Lance Bottoms et Jocelyn Benson ont été élues gouverneures de Géorgie et du Michigan. Trump a accepté les résultats et salué le « bon travail » des démocrates.

Un référendum dont Trump n'a pas pu s'échapper

Trump avait fait de ce scrutin un référendum sur sa personne, et la campagne s'est déroulée sur fond de prix élevés de l'essence, d'une guerre en Iran bien plus longue que prévu et d'une forte chute de sa popularité. Le lundi 2 novembre, veille du vote, il s'est rendu au bassin réfléchissant du Lincoln Memorial à Washington pour montrer les travaux de restauration et plaisanter sur l'idée de le baptiser à son nom. Le vice-président JD Vance et la cheffe de cabinet Susie Wiles avaient organisé fin 2025 des réunions avec des sondeurs et des conseillers extérieurs, qui avaient relevé des pertes chez les jeunes, les ouvriers et les électeurs hispaniques, des groupes décisifs en 2024. Avant le vote, Trump a annoncé la suspension de 4 milliards de dollars d'aide annuelle à Israël. Trump et Vance auraient reconnu que la guerre avec l'Iran était la principale cause de la défaite républicaine.

L'aile gauche et la prochaine échéance

L'aile gauche du Parti démocrate réclame un rôle plus important dans le nouveau Congrès. Zohran Mamdani, maire de New York et membre des Democratic Socialists of America, a estimé que les démocrates devaient utiliser leur pouvoir pour obtenir des changements que les Américains ressentent dans leur portefeuille. Il a cité des campagnes fondées sur la garde d'enfants universelle au Texas, la promesse de réduire la bureaucratie du logement en Géorgie et un moratoire sur les centres de données dans le Michigan. L'élection présidentielle a lieu exactement deux ans après ce vote, et la primaire démocrate devrait commencer dans les prochains mois. Alexandria Ocasio-Cortez, élue de New York, devrait jouer un rôle plus important lors du prochain cycle, soit comme sénatrice, soit comme candidate à la primaire, une voie que pousse la section locale du DSA. Une visualisation de données du New York Times dirigée par Martín González montre que les hommes de 18 à 29 ans se sont déplacés de 32 points vers les démocrates depuis 2024, année où la plupart d'entre eux avaient voté pour Trump. Ce groupe représente 15 % de l'électorat.

L'Europe lit le résultat avec prudence

Les capitales européennes ont accueilli le résultat avec prudence et un certain soulagement, voyant dans un Congrès d'opposition un frein institutionnel à Trump, sans pour autant attendre de changement net dans les priorités américaines à l'étranger. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré que les électeurs américains avaient rejeté des politiques qui ne font qu'appauvrir les gens, tandis que le Premier ministre polonais Donald Tusk a salué une victoire de la démocratie. La Commission européenne est restée neutre. Le commissaire au commerce Maros Sefcovic a qualifié les États-Unis d'allié proche et de partenaire et souligné la nécessité de préserver l'accord commercial de 2025. Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a appelé à la prudence face à l'avenir incertain de l'agenda de la Maison-Blanche. Jeremy Shapiro, du Conseil européen pour les relations internationales, a estimé que les Européens devaient se préparer à un « Trump 2.5 », un président qui conserve un pouvoir énorme et fait face à très peu de contraintes. Jörn Fleck, du centre Europe de l'Atlantic Council, a soutenu que Trump pourrait lancer un effort frénétique pour consolider son héritage.

Ce que le Congrès peut et ne peut pas faire

Le nouveau Congrès peut conditionner le financement des opérations militaires et remettre en cause certaines alliances essentielles, estime l'éditorial de La Vanguardia. Passer outre un veto exige une majorité des deux tiers dans chaque chambre, et les républicains fidèles à Trump peuvent encore bloquer les tentatives de révoquer ses décisions exécutives, note Shapiro. L'éditorial cite la guerre en Iran et le soutien à Netanyahu, une éventuelle intervention à Cuba, les relations avec la Russie et l'Ukraine, une guerre commerciale avec la Chine, les droits de douane et l'OTAN parmi les dossiers sur le bureau de Trump. Il ajoute que l'incapacité de Netanyahu à former une majorité parlementaire rend un retour à la guerre avec l'Iran très risqué. Viennent ensuite l'organisation des nouvelles commissions parlementaires, la primaire démocrate et le vote présidentiel dans deux ans.

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Sources et contexte

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