- 22 oct.Comín est convoqué à la Junta Electoral Central à Madrid pour prêter serment de respecter la Constitution
- 25 oct.Marche prévue à travers la frontière française vers la Catalogne, marquant la fin de son exil
Madrid d'abord, puis la frontière
Toni Comín, ancien conseiller catalan élu au Parlement européen pour Junts, se rendra à Madrid le jeudi 22 octobre pour se présenter devant la Junta Electoral Central (JEC). L'instance l'a convoqué à 12h00 pour prêter serment ou promettre de respecter la Constitution, une étape qu'il doit accomplir avant de pouvoir retirer son accréditation de député européen. Il prévoit de venir de France sans passer par la Catalogne, de sorte que le déplacement à Madrid précédera son retour sur le sol catalan. Comín vit en Belgique depuis qu'il a quitté l'Espagne il y a neuf ans pour éviter son arrestation.
Retour à pied le 25 octobre
Comín avait d'abord annoncé qu'il franchirait la frontière à pied le samedi 24 octobre. Selon El Periódico, le plan a été décalé au dimanche 25 octobre, jour où il compte franchir à 12h00 à pied un col de montagne reliant le nord et le sud de la Catalogne. Il décrit cette marche comme une simple sortie de moins d'une heure, et il conservera sa résidence dans la ville belge de Louvain après avoir reçu son accréditation. Dans un entretien à TV3, il a lié la fin de son exil à ce passage.
« Mon exil prend fin le 25, le jour où je rentre dans mon pays. »
Comín a indiqué qu'il avait aussi visité d'autres capitales européennes pendant son exil, dont Paris, Rome et Amsterdam, et qu'un déplacement à Madrid n'y met pas fin. La JEC lui avait demandé de respecter une date fixée le vendredi précédent, et il avait demandé à l'instance de reporter le rendez-vous à la semaine suivante. L'instance a maintenu le jeudi, ce qui l'a conduit à avancer ses plans.
Conflit avec l'instance électorale
Comín a déclaré que la convocation était la raison de son changement de calendrier, et qu'il avait choisi d'aller à Madrid plutôt que de risquer une absence. Il accuse l'instance d'avoir tout fait pour l'empêcher, avec Carles Puigdemont et Clara Ponsatí, de siéger lors de la précédente législature européenne. Dans le même entretien, il a affirmé que l'instance avait fixé la date pour lui tendre un piège après qu'il eut annoncé son retour pour le week-end suivant.
« La Junta Electoral a tenté de me tendre un piège. »
Le juge d'instruction Pablo Llarena a confirmé qu'il levait définitivement le mandat d'arrêt visant Comín, Puigdemont et Lluís Puig, en remplacement d'une ordonnance provisoire prise plus tôt. Comín soutient que le changement de date ne modifie pas le récit de son retour, qu'il présente toujours comme un retour d'exil en Catalogne.
La suite
Le retour de Comín devrait précéder celui de Carles Puigdemont, à qui il estime qu'un retour institutionnel en grande pompe devrait être réservé au Parlament. Il ne compte pas attendre les élections générales du 29 novembre, arguant que ses fonctions au Parlement européen l'obligent à prendre son siège dès maintenant. Il veut utiliser le Parlement pour défendre la légitimité du référendum auprès des publics européens.
La comparution de jeudi à 12h00 à Madrid sera la première étape formelle, suivie du passage de la frontière dimanche à la même heure.