
Castlevania : Belmont's Curse : la critique salue son Paris et son combat nerveux
Les critiques voient dans ce nouveau volet 2D d'Evil Empire et Konami un retour solide de la série, même si plusieurs relèvent un rythme inégal et des phases de plateforme exigeantes.
Un retour après près de vingt ans
Konami et le studio Evil Empire ramènent la série au premier plan de l'action en 2D avec Castlevania : Belmont's Curse. The Guardian cite PC, PS5, Switch et Xbox parmi les plateformes. Der Standard note que près de vingt ans se sont écoulés depuis le dernier grand épisode 2D de la série et présente le jeu comme une suite directe du titre NES Castlevania III : Dracula's Curse. TechRadar le décrit comme le premier épisode de ce jeu de plateforme horrifique depuis plus de dix ans, réalisé par l'équipe à l'origine de Dead Cells. Les six critiques de ce groupe ont été publiées le 13 octobre 2026.
Histoire et cadre
Le joueur incarne Rose Belmont, fille de Trevor Belmont et de la sorcière Sypha Belnades, qui se rend dans un Paris envahi par les démons. Open situe l'histoire 23 ans après les événements de Dracula's Curse, alors que la ville est en proie aux flammes. La Razón indique que le château de Dracula est apparu au cœur de la ville, tandis que Le Figaro situe l'aventure dans l'ombre de Notre-Dame. Open ajoute que Rose porte sur le bras une marque maudite héritée de sa défunte mère, qui la lie aux desseins du seigneur vampire. Le jeu de tarot que sa mère lui a laissé occupe une place centrale, chaque carte représentant un boss dont les pouvoirs peuvent être convertis en sorts. Les critiques divergent sur la réussite du récit : TechRadar le juge parfois ténu, et The Guardian estime que les éléments les plus imaginatifs arrivent trop tard.
Combat et level design
The Guardian qualifie le combat de frénétique, parfois écrasant, et estime que les affrontements de boss exigent concentration et habileté, ce qui en fait la composante la plus forte du jeu. Son critique décrit des salles d'épreuve remplies de scies circulaires et de fosses de sang, dont certaines rappellent davantage Super Meat Boy que Symphony of the Night, et qui demandent acrobaties, ruées aériennes et sauts. Open évoque des niveaux qui vont des rues de Paris aux catacombes, avec des améliorations à trouver, des énigmes à résoudre et un boss secret à la fin. The Guardian juge par ailleurs le monde du jeu incohérent et estime que la réduction des éléments de rôle pourrait agacer les puristes. Le critique de TechRadar a comptabilisé 16 heures de jeu et trouve que le combat et la ruée procurent l'essentiel du plaisir, même si les séquences cinématiques peuvent paraître inégales.
Verdict
Open juge le jeu digne de prolonger un voyage entamé il y a 40 ans, tout en reconnaissant quelques faux pas en chemin. La Razón estime que le jeu n'est pas parfait mais qu'il peut rivaliser avec les meilleurs titres du genre, et Der Standard promet un défi gratifiant aux joueurs en quête d'un metroidvania exigeant, en prévenant qu'il ne s'adresse pas aux débutants. The Guardian est plus partagé : il salue l'esthétique et le combat mais estime que le jeu n'offre pas toujours une expérience agréable. Le titre du Figaro y voit l'un des meilleurs épisodes de la série, qui renouvelle une vieille recette sans en jeter tous les ingrédients. TechRadar conclut que le jeu est digne du nom des Belmont.
