La canicule de juin en Europe bat des records et rivalise avec 2003, le changement climatique charge les dés
Une canicule survenue fin juin a pulvérisé les records de température en Europe, la France enregistrant 114 jours au-dessus de 40 °C, dépassant le seuil de 2003. Les scientifiques estiment que de tels événements sont désormais des dizaines à des centaines de fois plus probables en raison du changement climatique.
Un dôme de chaleur sur l'Europe
Un système de haute pression bloqué a piégé l'air chaud d'Afrique du Nord au-dessus de la péninsule ibérique à la fin du mois de juin, créant un dôme de chaleur qui s'est étendu vers le nord et l'est. Les températures ont atteint 40 °C en Allemagne, en République tchèque et en Pologne, tandis qu'une ville française a enregistré 44 °C. Le Met Office britannique a noté la combinaison d'une chaleur soutenue, d'une humidité exceptionnelle et de nuits très chaudes.
Nous avons enregistré de nombreux records de température lors de cette canicule et le plus impressionnant, c'est que nous étions encore en juin. C'est donc une grande différence.
- Formation du dôme de chaleur au-dessus de la péninsule ibérique, les températures augmentent.
- La chaleur s'étend au Royaume-Uni et à l'Irlande, records battus.
- La canicule s'affaiblit sur l'Europe centrale et orientale.
- Une autre canicule est prévue.
Comparaisons avec la catastrophe de 2003
L'épisode a immédiatement été comparé à la canicule d'août 2003, qui avait causé des dizaines de milliers de décès supplémentaires. Le service météorologique français a indiqué que l'épisode de 14 jours de juin était plus intense que celui de 2003, bien que deux jours plus court. Météo France a enregistré 114 occurrences de températures supérieures à 40 °C entre le 17 et le 29 juin, contre 87 en août 2003.
- Juin 2026
- 114 jours
- Août 2003
- 87 jours
Le changement climatique rend les extrêmes plus probables
L'initiative World Weather Attribution a qualifié cet épisode de canicule la plus sévère jamais enregistrée sur la base d'une moyenne sur trois jours des températures maximales. Le réseau a indiqué qu'un tel événement aurait été pratiquement impossible sans le changement climatique d'origine humaine, et qu'une canicule similaire en juin 2003 aurait été environ 2 °C plus froide.
Le changement climatique d'origine humaine a rendu des événements comme celui-ci plus probables et plus intenses.
Bilan humain en hausse et risques futurs
La chaleur a provoqué des perturbations des transports et environ 1 000 décès supplémentaires en France seulement. Selon la WWA, la canicule de l'été dernier a entraîné 2 300 décès liés au climat dans 12 pays européens. Hans Kluge, directeur régional de l'OMS pour l'Europe, a averti que la mortalité liée à la chaleur a augmenté en moyenne de 52 par million d'habitants par an depuis les années 1990.
La mortalité liée à la chaleur restera probablement une caractéristique du réchauffement climatique en Europe.
La suite
Selon les données de Copernicus, l'Europe s'est réchauffée à peu près deux fois plus vite que la moyenne mondiale depuis les années 1980. Aux taux d'émission actuels, un événement de cette ampleur est attendu tous les vingt à trente ans, et les extrêmes d'aujourd'hui préfigurent un été ordinaire d'ici le milieu du siècle. Une autre canicule se prépare déjà.
- Juin 1976
- 3.5 °C plus froid
- Juin 2003
- 2 °C plus froid
- Juin 2026
- 0 °C plus froid


