La procureure Emmanuelle Bochenek-Puren a demandé au tribunal correctionnel d'Orléans le 8 septembre 2026 d'imposer une peine de cinq ans de prison avec sursis, une amende de 750 000 euros et une interdiction de chasse de cinq ans à Olivier Bouygues.
Les procureurs ont requis des peines d'emprisonnement avec sursis d'un à quatre ans et des amendes comprises entre 5 000 et 20 000 euros pour le gestionnaire du domaine et quatre gardes-chasse du domaine de Fontenaille.
Les inspecteurs de l'Office français de la biodiversité ont découvert des carcasses en décomposition de faucons crécerelles, grandes aigrettes, busards, buses variables, grands cormorans et chats domestiques, ainsi qu'environ 100 pièges à mâchoires interdits.
Le milliardaire de 75 ans a témoigné le 7 septembre 2026 qu'il ignorait l'existence du charnier, le qualifiant de fosse écologique et rejetant toute responsabilité directe dans la destruction de la faune.
Le tribunal correctionnel d'Orléans a entendu les plaidoiries mardi 8 septembre 2026 dans le procès du milliardaire français Olivier Bouygues et de cinq de ses employés. La procureure Emmanuelle Bochenek-Puren a requis une peine de cinq ans de prison avec sursis, une amende de 750 000 euros et une interdiction de cinq ans d'activités liées à la chasse contre l'homme d'affaires de 75 ans. La sanction financière demandée représente l'amende maximale prévue par la loi française pour les accusations de destruction d'espèces d'oiseaux protégées dans le cadre d'un groupe organisé. Pour les cinq co-prévenus, qui comprennent le gestionnaire du domaine et les gardes-chasse du domaine de Fontenaille de 650 hectares à La Ferté-Saint-Aubin, l'accusation a requis des peines d'emprisonnement avec sursis d'un à quatre ans. La procureure a également demandé des amendes individuelles comprises entre 5 000 et 20 000 euros pour les employés, ainsi que des suspensions temporaires de leurs permis de chasse.
La procédure judiciaire est née d'un signalement anonyme qui a déclenché une enquête de l'Office français de la biodiversité (OFB) sur les opérations du domaine en Sologne. Lors des perquisitions, les agents de la biodiversité ont découvert des restes d'animaux en décomposition dans une fosse, documentant ce que l'accusation a décrit comme des méthodes d'extermination interdites et barbares. Des photographies présentées lors de l'audience montraient des carcasses ensanglantées d'espèces d'oiseaux protégées, notamment des faucons crécerelles, des grandes aigrettes, des busards, des buses variables et des grands cormorans. L'enquête a également révélé que des chats domestiques avaient été tués, tandis que les agents ont saisi des armes à feu, une pelleteuse et environ une centaine de pièges à mâchoires interdits. La procureure a souligné que la destruction systématique avait fonctionné pendant plusieurs années sous le même propriétaire pour éliminer les prédateurs naturels et maximiser les stocks de petit gibier pour les parties de chasse privées.
« Le motif de la destruction est connu, assumé par certains : préserver les parties de chasse organisées régulièrement en éliminant les prédateurs du petit gibier. »
À la barre lundi 7 septembre, Olivier Bouygues a nié toute responsabilité personnelle dans les mises à mort et a maintenu qu'il ne jouait aucun rôle dans les opérations quotidiennes du domaine. Bouygues a déclaré au tribunal avoir été surpris lorsqu'il a été informé de l'enquête l'année dernière, affirmant n'avoir jamais vu personnellement le site d'enfouissement, qu'il a qualifié de fosse écologique plutôt que de charnier. L'avocat de la défense, Éric Grassin, a critiqué les réquisitions de l'accusation comme excessives, arguant que son client ne devrait pas faire face à des sanctions pénales pour des activités menées par le personnel. Cependant, le témoignage du gestionnaire du domaine a indiqué que Bouygues était au courant du site et avait spécifiquement ordonné au personnel que la pratique ne devait pas être rendue publique. Un autre co-prévenu a déclaré aux juges que l'élimination des animaux jugés nuisibles à la reproduction du gibier était une pratique établie de longue date en Sologne, qui constitue la deuxième plus grande zone forestière de France et une destination de chasse privée de premier plan pour les propriétaires fortunés.
« J'ai d'autres choses à gérer que les affaires quotidiennes du domaine. »
Données tirées du texte de l’article
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Les procureurs d'Orléans ont requis une peine de cinq ans avec sursis et une amende de 750 000 euros contre le milliardaire Olivier Bouygues pour la destruction organisée d'oiseaux protégés sur son domaine de 650 hectares en Sologne.
Texte IA fondé sur les articles de Le Monde.fr, Le Soir, Ouest France et d’autres médias. Publié .