RécitSecond tour de l'élection présidentielle au Brésil

Gouvernement · Brasília

Une juge brésilienne ordonne à Flávio Bolsonaro de remettre ses passeports et lui interdit de quitter le pays

La décision, signée selon lui le jour du scrutin, annule tous ses passeports brésiliens et lui donne 24 heures pour remettre les autres, dont un passeport italien. Elle lui interdit aussi tout contact avec l'avocat Willer Tomaz.

Texte IA fondé sur les articles de europa press, eldiario.es, RTVE.es et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Agência Senado from Brasilia, Brazil, CC BY 2.0 (Wikimedia Commons, recadrée). Photo d'archives, 2022
Comment on en est arrivé là
  1. 25 oct.Vote du second tour ; la décision aurait été signée le même jour
  2. Visite du lundi 26 octobreLa police fédérale demande à Bolsonaro de remettre ses passeports alors qu'il quitte la résidence de son père
  3. Recours du lundi 26 octobreTrois députés demandent à la Cour suprême de retenir son passeport

L'ordre de remise des passeports

Le juge Alexandre de Moraes, de la Cour suprême fédérale du Brésil, a ordonné à Flávio Bolsonaro, candidat battu au second tour de l'élection présidentielle dimanche 25 octobre, de remettre son passeport, ce qui lui interdit de quitter le pays. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Bolsonaro affirme que la police fédérale lui a réclamé les documents lundi 26 octobre, alors qu'il sortait d'une visite à son père, Jair Bolsonaro, assigné à résidence pour une tentative de coup d'État. La décision, que Bolsonaro dit signée dimanche, annule également tous ses passeports brésiliens, y compris le diplomatique. Il dispose de 24 heures pour remettre tous les passeports qu'il détient, dont l'italien.

Fondement de la décision

La mesure est liée à une enquête pour blanchiment d'argent portant sur les relations de Bolsonaro avec Tomaz et sur des mouvements de capitaux dans le secteur des paris. L'affaire a débuté au Rio Grande do Sul et a été transférée à la Cour suprême dès que le nom de Bolsonaro est apparu, celui-ci étant sénateur et relevant donc de la juridiction de la Cour. Bolsonaro affirme que la décision repose sur l'allégation selon laquelle il projetait de quitter le pays en cas de défaite. Il nie l'avoir jamais dit.

Résultat de l'élection et accusations de fraude

Lula da Silva a remporté le second tour avec 51,79 % des voix contre 48,21 % pour Bolsonaro, selon RTVE, ce qui lui offre un quatrième mandat non consécutif. Bolsonaro n'a pas reconnu sa défaite. Dans la même vidéo, il a de nouveau évoqué une fraude et accusé son rival d'achat de voix. La Razón donne un écart de 52 % à 48 %.

Part des voix au second tour de la présidentielle brésilienne%
Lula da Silva
51.79 %
Flávio Bolsonaro
48.21 %

Données tirées du texte de l’article

Demandes de députés et enquêtes

Lundi 26 octobre, trois députés brésiliens, Rogério Correia (PT), Duda Salabert (PSOL) et Otoni de Paula (PSD), ont demandé à la Cour suprême et au parquet des mesures conservatoires contre Bolsonaro. Salabert a écrit sur les réseaux sociaux :

« La prochaine étape pour ce criminel, c'est de tenter de fuir le Brésil pour échapper aux différentes enquêtes à son nom. »

Duda Salabert, députée brésilienne

Bolsonaro fait formellement l'objet d'enquêtes dans deux procédures devant la Cour suprême. La première porte sur le financement de Dark Horse, un film consacré à la carrière politique de Jair Bolsonaro, et sur de possibles irrégularités dans le parrainage qu'il a sollicité auprès de Daniel Vorcaro, ancien propriétaire de Banco Master, aujourd'hui incarcéré pour ce qui est présenté comme la plus grande fraude financière du pays. Des enregistrements audio cités par les autorités le montrent demandant à Vorcaro 134 millions de reais (26 millions de dollars), et les autorités affirment que Vorcaro en a versé près de la moitié. Séparément, environ 12,3 millions de dollars ont été transférés sur un compte aux États-Unis lié à la famille Bolsonaro, sans que l'on sache si cet argent est allé au film. Bolsonaro affirme que les discussions portaient sur un parrainage privé et nie avoir offert des faveurs en retour. La police fédérale enquête sur un possible blanchiment d'argent, une évasion de devises et de la corruption. La seconde affaire concerne un blanchiment présumé lié à l'avocat Willer Tomaz, avec qui Bolsonaro entretient des liens personnels et financiers. Les enquêteurs analysent des relevés de déplacements, des réunions et des mouvements financiers, et les deux hommes nient toute infraction. Une affaire de calomnie visant Lula da Silva, dont le rapport de police a déjà été transmis à la Cour suprême, est également en cours. Aucune de ces affaires n'a donné lieu à une condamnation à ce jour.

La suite

Bolsonaro perdra son siège de sénateur en février 2027, à l'ouverture de la nouvelle législature. Ce sera la première fois depuis 2003 qu'il n'occupera aucune fonction publique, après avoir été député d'État à Rio de Janeiro puis sénateur.

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Sources et contexte

Brasília · Brésil

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