Macroéconomie · Bucarest

Bolojan accuse le PSD de double discours après l'adoption de la première rectification budgétaire de 2026 en Roumanie

L'ancien premier ministre Ilie Bolojan affirme que le déficit est tombé à 3,81 % du PIB sur les neuf premiers mois de 2026 et accuse les ministres du PSD de critiquer à la télévision les décisions qu'ils approuvent au gouvernement.

Texte IA fondé sur les articles de HotNews.ro, Ziare.com, Digi24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Photo : © European Union, 2026, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)

Rectification budgétaire adoptée vendredi

Le gouvernement roumain a adopté vendredi 30 octobre une ordonnance d'urgence (OUG) rectifiant le budget 2026, la première rectification de l'année. L'ancien premier ministre Ilie Bolojan, président du Parti national libéral (PNL), a réagi le même après-midi dans une publication sur Facebook, affirmant que l'ordonnance confirme le « bon héritage » laissé par son propre gouvernement à l'actuel. Les calculs du ministère des Finances évaluent l'effet de la rectification à une hausse de 3,5 milliards de lei du déficit budgétaire. Le déficit budgétaire consolidé en trésorerie reste à 6,24 % du PIB après la modification.

Déficit et investissements

Bolojan écrit que le déficit est tombé à 3,81 % du PIB après les neuf premiers mois de l'année, contre 5,31 % sur la même période de 2025. Il indique aussi que les investissements publics ont augmenté de plus de 25 milliards de lei par rapport à l'année précédente. Il présente ces deux chiffres comme des données officiellement adoptées par le gouvernement ce jour-là, et la comparaison des déficits figure ci-dessous.

Déficit budgétaire, neuf premiers mois% du PIB
Neuf premiers mois 2025
5.31 % du PIB
Neuf premiers mois 2026
3.81 % du PIB

Données tirées du texte de l’article

Bolojan accuse le PSD de double discours

Bolojan affirme que le Parti social-démocrate (PSD), dirigé par Sorin Grindeanu, a renoncé à sa menace de bloquer la rectification tant que ne seraient pas présentés des déficits qu'il qualifie de « trafiqués ». Il accuse le parti de critiquer le soir à la télévision les décisions que ses ministres ont approuvées le matin. Il l'appelle à se concentrer sur la gouvernance plutôt que sur la seule rectification budgétaire.

« Maintenant que vous avez officiellement confirmé le bon héritage, retroussez vos manches et gouvernez, car les besoins de la Roumanie ne se limitent pas à la rectification. »

Ilie Bolojan, ancien premier ministre et président du Parti national libéral

Dans un autre passage, il résume le procédé en une phrase.

« Bien sûr, pour le PSD, c'est déjà un modus operandi de critiquer le soir à la télévision ce que ses ministres ont adopté le matin au gouvernement. »

Ilie Bolojan, ancien premier ministre et président du Parti national libéral

Ministère de la Santé et fonds européens

Bolojan cible le ministère de la Santé, dirigé par le ministre Alexandru Rogobete. Il écrit que la majeure partie des sommes rectifiées pour ce ministère résulte de l'échec de Rogobete à répartir l'argent du budget selon les priorités et à accéder à des fonds européens (PNRR et cohésion) d'un montant de 700 millions de lei. Les deux hommes s'étaient déjà affrontés sur les dépenses de santé. Rogobete avait affirmé que la loi de finances partait d'un déficit de près de cinq milliards de lei dans le secteur de la santé, tandis que Bolojan l'avait accusé de mal gérer la répartition.

Lire les chiffres

Les chiffres de 3,81 % et 5,31 % sont une comparaison annuelle sur les neuf premiers mois, telle que Bolojan la présente. La hausse de 3,5 milliards de lei est l'estimation du ministère des Finances de ce que la rectification ajoute elle-même au déficit. Les deux mesures décrivent des choses différentes, et les sources ne permettent pas de les concilier.

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Sources et contexte

Bucarest · Roumanie

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