RécitPourparlers sur un projet de paix USA-Iran

Diplomatie · Lucerne, Évian-les-Bains et Téhéran

Les États-Unis et l'Iran sur le point de signer un mémorandum mettant fin à la guerre, levant le blocus et prévoyant un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars

Washington a publié le texte intégral d'un mémorandum en 14 points avec Téhéran avant une signature prévue vendredi à Lucerne, s'engageant à un cessez-le-feu immédiat et permanent sur tous les fronts, à la levée du blocus naval et à un fonds d'au moins 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

Texte IA fondé sur les articles de Il Fatto Quotidiano, Il Sole 24 ORE, Adnkronos et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Lucerne, Évian-les-Bains, Téhéran, Washington, D.C. · Suisse, France, Iran
Comment on en est arrivé là
  1. 20 juil.Date limite pour la levée complète du blocus naval américain et le rétablissement du trafic maritime.
  2. 19 aoûtDate limite pour la conclusion de l'accord final (60 jours après la signature).
  3. 18 sept.Retrait des forces américaines des zones proches de l'Iran (30 jours après l'accord final).

Ce que contient le mémorandum

Le mémorandum d'entente, dont la version anglaise a été publiée par des responsables américains le 17 juin, déclare une fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris le Liban. Les deux parties s'engagent à ne pas recourir à la menace ou à l'emploi de la force l'une contre l'autre, à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale, et à s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures. Un accord final doit être négocié dans un délai de 60 jours, avec possibilité de prolongation par consentement mutuel.

Blocus naval et détroit d'Ormuz

Dès la signature, les États-Unis commenceront à lever leur blocus naval, en place depuis environ deux mois, et supprimeront tous les obstacles à la navigation iranienne dans un délai de 30 jours. Le trafic maritime doit revenir à son volume d'avant-guerre. Parallèlement, l'Iran prendra des mesures immédiates pour rétablir le trafic marchand entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, y compris le déminage. Le détroit d'Ormuz doit rester exempt de péage pendant 60 jours, après quoi l'Iran travaillera avec Oman et les États du Golfe à un accord à long terme.

Allègement économique et des sanctions

Les États-Unis, avec leurs partenaires régionaux, s'engagent à un plan global de réhabilitation et de développement économique de l'Iran, soutenu par au moins 300 milliards de dollars de financement. Le mécanisme de mise en œuvre doit être défini dans les 60 jours dans le cadre de l'accord final. Washington s'engage également à mettre fin à toutes les sanctions contre l'Iran selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final. Le texte précise que les États-Unis rendront les fonds iraniens gelés entièrement disponibles après la mise en œuvre du mémorandum.

Engagements nucléaires

En vertu du mémorandum, l'Iran n'aura jamais d'armes nucléaires. Les deux pays conviennent de coopérer pour retirer le matériel nucléaire enrichi par fusion sur site sous la supervision de l'AIEA, selon des extraits rapportés par la BBC.

Les préparatifs de la signature

Le président Donald Trump a déclaré lors d'une conférence de presse au sommet du G7 à Évian, en France, que la signature pourrait avoir lieu « peut-être demain ou vendredi ». Le gouvernement suisse avait annoncé plus tôt qu'une signature en personne aurait lieu vendredi à Lucerne. Axios a rapporté que les médiateurs envisagent une signature électronique à distance dès le 17 juin, ce qui permettrait d'entrer en vigueur plus tôt les dispositions relatives au détroit d'Ormuz. Pendant ce temps, TankerTrackers a rapporté qu'au moins deux superpétroliers iraniens, le Diona et le Hero2, transportant ensemble 3,8 millions de barils de brut, ainsi qu'un troisième navire avec 1 million de barils, ont traversé le périmètre du blocus américain, marquant les premières exportations de brut iranien en deux mois.

« Ce n'est pas un texte final, c'est un protocole d'accord, et si cela ne me plaît pas, s'ils ne se comportent pas bien, nous recommencerons à larguer des bombes juste sur leurs têtes. »

Donald Trump, président des États-Unis

Réaction internationale

Les dirigeants du G7, dans une déclaration, ont salué l'accord conclu sous la direction de Trump avec le soutien des pays médiateurs, et se sont déclarés prêts à contribuer à sa mise en œuvre. Ils ont noté qu'une initiative de défense multinationale menée par la France et le Royaume-Uni peut faciliter la reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, protéger les navires marchands et soutenir la vérification du déminage.

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Sources et contexte

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