
La Roumanie enregistre un plus bas en 20 ans au PISA 2025, plus de la moitié échoue en maths de base
L'évaluation PISA 2025 de l'OCDE place la Roumanie à l'avant-dernier rang de l'Union européenne, 52 % des jeunes de 15 ans échouant en mathématiques de base et 48 % en lecture.
Résultats PISA 2025 et classements nationaux
L'OCDE a publié son évaluation PISA 2025 le 8 septembre 2026, évaluant environ 760 000 élèves de 15 ans dans 91 pays. La Roumanie a enregistré ses scores les plus bas en deux décennies, se classant avant-dernière parmi les États membres de l'Union européenne dans les trois domaines de test principaux, devant seulement la Bulgarie. En mathématiques, 52 % des élèves roumains n'ont pas atteint le niveau 2, seuil de compétence de base de l'OCDE, soit une aggravation par rapport aux 49 % de 2022. Les scores en lecture ont chuté de 16 points, laissant 48 % des élèves sous le seuil minimum, contre 42 % lors du cycle d'évaluation précédent. En sciences, 46 % des participants roumains n'ont pas atteint la compétence de base, tandis que près de 60 % étaient sous le niveau de référence dans les tâches de résolution de problèmes numériques.
Les classements mondiaux placent Singapour et la Chine en tête, suivis de l'Estonie, du Japon et de la Corée du Sud. Sur le continent européen, des pays non membres de l'UE, dont le Monténégro et l'Albanie, ont obtenu de meilleurs résultats que la Roumanie. En mathématiques, la Roumanie a obtenu 419 points, à égalité avec la Mongolie, tandis qu'elle a marqué 425 points en sciences, un point de plus que la Mongolie (424 points). En lecture, les élèves roumains ont obtenu 413 points contre 374 points pour la Mongolie.
- Roumanie - Sciences
- 425 points
- Mongolie - Sciences
- 424 points
- Roumanie - Mathématiques
- 419 points
- Mongolie - Mathématiques
- 419 points
- Roumanie - Lecture
- 413 points
- Mongolie - Lecture
- 374 points
Fracture socio-économique et réponse présidentielle
Le président Nicușor Dan, double médaillé d'or aux Olympiades internationales de mathématiques en 1987 et 1988, a réagi depuis Bucarest. Dan a déclaré que la réussite scolaire en Roumanie reste fortement déterminée par le revenu familial et la situation géographique plutôt que par le potentiel individuel. Il a appelé les partis politiques et le gouvernement à garantir des allocations budgétaires substantielles pour identifier tôt les élèves à risque, mettre en place des outils d'évaluation basés sur les données, réduire les taux d'abandon scolaire et réguler la technologie en classe.
La chance pour un enfant en Roumanie d'avoir de bons résultats scolaires dépend, de manière inacceptable, de la famille dont il est issu et du lieu où il étudie.
Dan a soutenu que des écoles performantes isolées ne peuvent remplacer un cadre national fonctionnel. Il a exhorté les institutions de l'État à transformer les poches d'excellence éducative existantes en un système équitable capable de soutenir la compétitivité économique nationale et la défense.
Critique parentale et lacunes systémiques
Les représentants des parents ont attribué le déclin à des défaillances de gouvernance plutôt qu'à une incapacité des élèves. Le président de la Fédération nationale des parents, Cătălin Viorel Nan, a noté que les scores roumains sont inférieurs aux moyennes de l'OCDE dans toutes les disciplines testées, renouvelant les appels à un financement de l'éducation publique à hauteur de 6 % du produit intérieur brut. Nan a soutenu que les écoles continuent de fonctionner avec un programme datant de l'ère industrielle, inchangé depuis les années 1900, laissant les élèves incapables d'appliquer leurs connaissances à des situations quotidiennes telles que le calcul de remises commerciales ou la compréhension de publicités promotionnelles.
C'est davantage l'échec des adultes qui ont construit, géré et défendu ce système. Ce n'est pas l'échec des enfants.
- Roumanie - Mathématiques
- 48 %
- Moyenne OCDE - Mathématiques
- 65 %
- Roumanie - Lecture
- 52 %
- Moyenne OCDE - Lecture
- 69 %
- Roumanie - Sciences
- 54 %
- Moyenne OCDE - Sciences
- 74 %
Contexte européen et initiatives politiques
Le ministre de l'Éducation et de la Recherche destitué, Mihai Dimian, a reconnu que les programmes doivent être modernisés pour préparer les élèves à l'évolution des marchés du travail. Au niveau européen, la vice-présidente de la Commission européenne, Roxana Mînzatu, a souligné que les déficits de compétences de base touchent les jeunes dans plusieurs États membres.
Trop de jeunes Européens ont des difficultés avec les compétences de base comme la lecture, les mathématiques ou les sciences. C'est un signal que nous devons prendre très au sérieux.
Mînzatu a annoncé que la Commission européenne présentera un paquet Éducation en novembre 2026 pour aider les gouvernements nationaux dans les programmes d'acquisition de compétences.


