
Attica Group réduit ses pertes du premier semestre à 13,5 M€, l'EBITDA grimpe à 15,7 M€
Le transporteur maritime grec Attica Group a réduit sa perte nette semestrielle, de 52,3 millions d'euros au premier semestre 2025 à 13,5 millions d'euros en 2026, porté par des gains d'efficacité énergétique et une hausse de 11,6 millions d'euros de l'EBITDA, malgré une réduction de 12,8 % des liaisons programmées.
Redressement financier et croissance des résultats
Le transporteur maritime grec Attica Group a enregistré un chiffre d'affaires de 329,8 millions d'euros au premier semestre 2026, en hausse de 1 % par rapport aux 326,6 millions d'euros du premier semestre 2025. Cette progression a été réalisée malgré une réduction stratégique de 12,8 % des itinéraires programmés. Le résultat brut consolidé s'est établi à 13,6 millions d'euros sur les six mois, contre 5,6 millions d'euros un an plus tôt. L'excédent brut d'exploitation (EBITDA) a atteint 15,7 millions d'euros, contre 4,1 millions d'euros au premier semestre 2025. La perte nette après impôts s'est réduite à 13,5 millions d'euros, contre une perte de 52,3 millions d'euros sur la même période de 2025. Le résultat net du premier semestre 2026 inclut 14,8 millions d'euros de plus-values de cession d'actifs, contre 1,7 million d'euros au premier semestre 2025.
- S1 2025
- 4.1 M€
- S1 2026
- 15.7 M€
Efficacité opérationnelle et économies de carburant
Les coûts d'exploitation du groupe ont reculé de 1,5 % à 316,2 millions d'euros au premier semestre 2026, contre 321,0 millions d'euros au premier semestre 2025. Cette réduction de 4,8 millions d'euros reflète des mesures ciblées d'optimisation de la flotte et de rationalisation de la base de coûts. Hors dépenses de carburant et coûts de conformité liés aux réglementations environnementales, le groupe a réduit sa base de coûts de 21,8 millions d'euros. Les efforts d'optimisation de la flotte ont permis une baisse de 11 % de la consommation totale de carburant sur l'ensemble du réseau du groupe. Ces économies ont compensé la hausse des prix sous-jacents du carburant ainsi que les charges réglementaires issues du système d'échange de quotas d'émission de l'Union européenne (ETS), de FuelEU Maritime et des règles des zones de contrôle des émissions de soufre (SECA). Parmi les mesures figurent le retrait de navires anciens et la fin de contrats d'affrètement arrivés à échéance.
- S1 2025
- 321 M€
- S1 2026
- 316.2 M€
Bilan et position de liquidité
Attica Group a renforcé sa structure financière, ses capitaux propres totaux atteignant 458,3 millions d'euros au 30 juin 2026, contre 440,8 millions d'euros au 31 décembre 2025. La dette nette a augmenté sur la même période de six mois, à 564,1 millions d'euros, contre 515,6 millions d'euros à la clôture de 2025. Le ratio de levier du groupe s'établissait à 55 % fin juin 2026, légèrement au-dessus des 54 % enregistrés au 31 décembre 2025. La trésorerie et les équivalents de trésorerie ont atteint 97,5 millions d'euros, contre 96,1 millions d'euros à la fin de l'exercice précédent. Le groupe disposait en outre de 53,9 millions d'euros de lignes de crédit non utilisées auprès d'établissements financiers au 30 juin 2026, préservant sa marge de manœuvre opérationnelle.
Renouvellement de la flotte et contrôle des émissions
La direction a poursuivi son programme de modernisation de la flotte en remplaçant des unités anciennes par des navires plus récents et économes en énergie afin de réduire son empreinte environnementale. Sur le réseau du golfe Saronique, ces remplacements ont ramené l'âge moyen de la flotte à 5,8 ans, contre 18 ans auparavant. Sur les lignes de l'Adriatique, l'intégration du navire Superfast V et la livraison prévue de deux navires neufs en 2027 doivent ramener l'âge moyen de la flotte à 8,6 ans, contre 24,8 ans auparavant. Le groupe a également installé des systèmes d'épuration des gaz d'échappement (scrubbers) sur 10 navires afin de respecter les normes d'émissions maritimes et de limiter les coûts énergétiques. Les programmes de construction navale et d'investissement en cours restent axés sur des mises à niveau techniques destinées à améliorer l'efficacité énergétique des activités passagers et fret.

