Sécurité · Paris

Un cocktail Molotov lancé sur des gendarmes à Paris ouvre une enquête pour tentative d'homicide

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d'homicide après le jet d'un cocktail Molotov sur des gendarmes lors des manifestations de samedi. L'engin a explosé aux pieds d'un membre des forces de l'ordre porte de Charenton, le laissant légèrement blessé.

Texte IA fondé sur les articles de 20minutes, La Libre.be, ANSA.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

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Paris · France
Comment on en est arrivé là
  1. 31 oct.Cocktail Molotov lancé sur des gendarmes à la fin des manifestations parisiennes de samedi ; le ministre de l'Intérieur parle de tentative de meurtre
  2. 1 nov.Le parquet de Paris ouvre une enquête pour tentative d'homicide

L'attaque porte de Charenton

Un cocktail Molotov a été lancé sur des gendarmes à Paris tard dans la soirée du samedi 31 octobre, alors qu'une manifestation s'achevait. Des images diffusées par l'AFP, photographies et vidéos, montrent l'engin artisanal explosant aux pieds d'un membre des forces de l'ordre porte de Charenton, dans le 12e arrondissement. Le gendarme a été légèrement blessé par l'explosion. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait qualifié le jet de tentative de meurtre dès ce samedi, le présentant comme un épisode de violence dirigé contre les forces de l'ordre pendant les rassemblements parisiens.

L'ouverture de l'enquête

Dimanche 1er novembre, le parquet de Paris a confirmé à l'AFP avoir ouvert une enquête pour tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique. L'affaire a été confiée à la Sûreté territoriale de Paris. Dans le même communiqué, le parquet décrit l'ampleur des violences :

« Des jets d'objets explosifs ont visé une quinzaine de gendarmes ainsi que des policiers. »

parquet de Paris

Personne n'a encore été interpellé pour ces faits et les enquêteurs travaillent toujours à identifier les auteurs.

Blessés et gardes à vue

Le parquet a indiqué qu'un recensement des blessés était en cours, les blessures étant pour l'instant décrites comme des brûlures au deuxième degré et des acouphènes, un bilan qui restait à préciser. Des plaintes devaient être déposées ce jour-là, mais aucune ne l'avait encore été à ce stade. Le gendarme touché par le cocktail a raconté aux chaînes d'information une sensation de brûlure et une pluie de projectiles lancés sur son unité par un groupe qu'il a qualifié de déterminé. Le parquet de Paris a fait état de 105 interpellations au total, 88 liées aux manifestations de samedi et 17 à la nuit d'Halloween. Sur les 89 personnes placées en garde à vue à Paris, 61 étaient majeures et 22 mineures, tandis que la date de naissance de six autres restait à établir. Pour les majeurs, les principaux griefs étaient la participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations et le port d'armes de catégorie D, comme des poignards ou des poings américains.

Personnes placées en garde à vue à Paris, selon le bilan du 1er novembre 2026personnes
Majeurs
61 personnes
Mineurs
22 personnes
Date de naissance non encore établie
6 personnes

Données tirées du texte de l’article

Réactions politiques

Marine Le Pen, du Rassemblement national, et Bruno Retailleau, des Républicains, tous deux présentés dans les articles comme candidats à l'élection présidentielle, ont dénoncé samedi un geste insupportable après la diffusion des images. Leur réaction est antérieure à l'annonce du parquet dimanche. La qualification retenue par le parquet, tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique, diffère de l'expression employée par le ministre samedi, tentative de meurtre. Les enquêteurs cherchent toujours à identifier les personnes qui ont lancé l'engin.

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Sources et contexte

Lieux
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