Sécurité · El Karma, Boumerdès et Alger
Un bus plonge dans un ravin près d'Alger, 25 morts ; le président Tebboune décrète trois jours de deuil national
Un bus de passagers reliant Sétif à Alger a dérapé et a chuté dans un profond ravin dans la wilaya de Boumerdès vendredi matin, faisant au moins 25 morts et 44 blessés, selon la Protection civile algérienne.
Texte IA fondé sur les articles de NOS, Adnkronos, ANSA.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Un bus reliant Sétif à Alger a quitté la route et a plongé dans un ravin à El Karma, à 50 km à l'est de la capitale, le 31 juillet 2026 à 9h41. La Protection civile a confirmé au moins 25 morts et 44 blessés.
Le président Abdelmadjid Tebboune a décrété une période de deuil national de trois jours à compter de vendredi, avec des drapeaux en berne sur tout le territoire. Il a promis un « poing de fer » contre les criminels de la route et assuré une justice ferme après les enquêtes.
Le Premier ministre Sifi Ghrieb et le ministre de l'Intérieur et des Transports Saïd Saïoud ont inspecté les lieux de l'accident, puis ont rendu visite aux blessés à l'hôpital universitaire de Boumerdès.
En août 2025, un bus a tué 18 personnes à El Harrach, Alger. En décembre 2025, 14 personnes sont mortes à Béchar. En juillet 2023, 34 personnes sont décédées près de Tamanrasset. Une interdiction des bus de plus de 30 ans et des sanctions plus strictes du Code de la route sont entrées en vigueur cette année.
- 31 juil.La Protection civile publie un bilan provisoire de 25 morts et 44 blessés ; l'évacuation vers les hôpitaux voisins est en cours.
- 31 juil.Le Premier ministre Sifi Ghrieb et le ministre de l'Intérieur Saïd Saïoud se rendent sur les lieux de l'accident et à l'hôpital universitaire de Boumerdès.
- 31 juil.Le président Tebboune décrète trois jours de deuil national et ordonne la mise en berne des drapeaux.
Un bus de passagers transportant des familles pour une sortie estivale a fait une chute dans un ravin dans la wilaya de Boumerdès, à environ 50 kilomètres à l'est d'Alger, à 9 h 41 vendredi. La Protection civile algérienne a confirmé un bilan provisoire de 25 morts et 44 blessés. Les opérations de secours se sont poursuivies durant la matinée, les équipes d'urgence déployant 11 ambulances et trois véhicules de secours pour extraire des dizaines de passagers de l'épave.
« Drapeau en berne, poing de fer contre les terroristes et les criminels de la route. »
Réaction officielle
Le président Abdelmadjid Tebboune a proclamé trois jours de deuil national à compter de vendredi, ordonnant la mise en berne des drapeaux sur l'ensemble du territoire. Dans un message de condoléances, il a exprimé sa profonde tristesse face à la tragédie et présenté ses condoléances aux familles des victimes. Tebboune a attribué l'accident à ce qu'il a appelé le fléau des « criminels et terroristes de la route » et a assuré que la justice agirait fermement une fois les enquêtes terminées.
Le Premier ministre Sifi Ghrieb et le ministre de l'Intérieur et des Transports Saïd Saïoud se sont rendus sur les lieux de l'accident pour une visite d'inspection. Ils se sont ensuite rendus à l'hôpital universitaire de Boumerdès, où certains blessés avaient été transportés, pour prendre de leurs nouvelles. La chaîne Ennahar a diffusé des images de la visite du Premier ministre à l'hôpital.
Ce qui s'est passé sur la route
Le bus était en route de Sétif, une ville universitaire de l'est de l'Algérie, vers la wilaya côtière de Boumerdès lorsqu'il a quitté la route à El Karma. La Protection civile a indiqué que ses équipes étaient sur place à 9 h 40 (8 h 40 GMT). Plusieurs familles se trouvaient à bord, dont des femmes et des enfants. Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux voisins de la région.
Une série d'accidents mortels
Cet accident s'inscrit dans une série d'accidents de bus mortels en Algérie. En août 2025, un bus a plongé dans une rivière dans le quartier d'El Harrach à Alger après avoir défoncé un garde-corps, tuant 18 personnes et en blessant 24. En juillet 2023, 34 personnes sont mortes dans une collision entre un bus et un véhicule utilitaire près de Tamanrasset, dans l'extrême sud, suivie d'un important incendie. En décembre 2025, un bus s'est renversé dans la région de Béchar, dans le sud-ouest, tuant 14 personnes.
Après l'accident d'El Harrach en août 2025, le gouvernement a annoncé le retrait des bus de transport de voyageurs de plus de 30 ans dans un délai de six mois. Le ministère des Transports s'est engagé à faciliter le remplacement des véhicules les plus anciens. Les autorités ont également renforcé le cadre réglementaire de la sécurité routière, avec des amendements au Code de la route entrés en vigueur au début de cette année, durcissant les sanctions pour plusieurs infractions.
- Juillet 2023 (Tamanrasset)
- 34 morts
- Août 2025 (El Harrach, Alger)
- 18 morts
- Décembre 2025 (Béchar)
- 14 morts
- Juillet 2026 (Boumerdès)
- 25 morts
Données tirées du texte de l’article
Des chiffres annuels sombres
Malgré l'impulsion réglementaire, les accidents mortels ont persisté. Les autorités algériennes de sécurité routière ont enregistré 26 976 accidents corporels en 2025, soit une augmentation de 2,68 % par rapport à l'année précédente. Au total, 3 838 personnes ont perdu la vie et plus de 37 000 ont été blessées sur les routes algériennes l'année dernière. L'accident de vendredi a rouvert le débat sur l'efficacité des mesures adoptées après les tragédies précédentes et sur la sécurité du transport de voyageurs. Le bilan provisoire pourrait encore s'alourdir à mesure que les opérations de secours et d'évacuation se poursuivent.
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Sources et contexte
- Abdelmadjid Tebboune
- Président algérien qui a décrété trois jours de deuil national et promis une justice ferme après l'accident de bus de Boumerdès.
- Sifi Ghrieb
- Premier ministre algérien qui s'est rendu sur les lieux de l'accident et à l'hôpital universitaire de Boumerdès le 31 juillet 2026.
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