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Climat·-2 h

La France suffoque sous une deuxième vague de chaleur en juin, 35 départements en alerte rouge

Une deuxième vague de chaleur en trois semaines a placé 35 départements en alerte rouge, avec des températures prévues à 40°C dans l’ouest et le centre du pays d’ici le début de la semaine prochaine.

Intensification de la canicule

Une grande partie de la France subit à nouveau des températures caniculaires, trois semaines après une première vague de chaleur. Le 20 juin, le mercure a atteint 35°C dans de nombreuses zones urbaines, accompagné d’un vent du sud faible mais chaud et d’un indice UV de 8. Météo-France a désormais placé 35 départements en alerte rouge, le niveau d’avertissement le plus élevé, à compter du dimanche 21 juin. 45 autres départements devraient être placés en vigilance orange. Le pic est attendu en début de semaine, avec des températures maximales de 40°C possibles dans l’ouest et le centre, entre la Garonne et la Loire.

Progression de la canicule et alertes
  1. Les températures atteignent 35°C dans de nombreuses zones urbaines, indice UV 8. Deuxième vague de chaleur en trois semaines.
  2. Alerte rouge activée pour 35 départements ; 45 autres en alerte orange.
  3. Pic de 40°C attendu dans l’ouest et le centre de la France.

Critiques politiques

Les vagues de chaleur récurrentes suscitent de vives réactions politiques. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes (EELV), s’est exprimée sur X samedi pour dénoncer ce qu’elle considère comme le résultat d’une inaction prolongée.

C'est le résultat de décennies d'inaction, de déni climatique et de fabrication du doute.

Cette remarque fait écho à une déclaration antérieure du président Emmanuel Macron, largement ridiculisée. Lors de ses vœux de décembre 2022, il avait demandé : « Qui aurait pu prédire la crise climatique avec ses effets spectaculaires ? » Cette citation a refait surface dans la presse comme un symbole du manque de préparation des autorités.

L’impasse de l’adaptation

L’économiste Charles Dennery, dans un entretien au Figaro, estime que la France doit lever un tabou ancien sur la climatisation. Il soutient que l’adaptation passive des bâtiments (isolation, ombrage, ventilation naturelle) ne suffira pas à protéger les populations les plus vulnérables alors que les vagues de chaleur se multiplient. Le refus d’adopter la climatisation, encouragé par certains discours écologistes, risque d’exposer les personnes âgées et celles vivant dans des logements sociaux mal isolés. Une analyse distincte des Échos note que chaque nouvelle canicule prend encore au dépourvu les citoyens, les élus locaux et les employeurs, soulevant des questions sur le retard des mesures d’adaptation.

Tensions à l’échelle locale

Au niveau des quartiers, la chaleur provoque des tensions autour des méthodes de rafraîchissement illégales. Fin mai, la ville d’Asnières (Hauts-de-Seine) a envoyé des factures de 1 000 € à deux familles dont les enfants avaient été surpris en train d’ouvrir des bouches d’incendie, une pratique interdite. Le même rapport mentionne une autre commune qui teste une alternative simple à l’ouverture des bouches d’incendie, visant à offrir aux jeunes résidents un moyen sûr de se rafraîchir sans amendes ni gaspillage d’eau. Cet épisode illustre comment le logement mal isolé dans les zones populaires amplifie l’impact de la chaleur extrême.

Paris

5 sources

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