En bref
Au moins 37 morts confirmés, quatre disparus et plus de 470 blessés après le séisme de magnitude 7,8.
Plus de 40 000 personnes ont évacué leurs foyers ; environ 31 000 séjournent dans 54 refuges gouvernementaux.
Une alerte au tsunami à l'échelle du Pacifique a été émise, puis levée ; des vagues allant jusqu'à 1,48 m ont atteint Kiamba, mais les dégâts sont minimes.
Au moins neuf ponts se sont effondrés, 20 routes ont été endommagées, plus de 2 500 maisons touchées et l'aéroport de General Santos a été fermé aux vols commerciaux.
Plus de 1 000 répliques, dont une de magnitude 6,7, ont ralenti les recherches et maintenu les communautés en alerte.
- 8 juinSéisme de magnitude 7,8 au large de Mindanao
- 8 juinAlerte au tsunami levée après huit heures ; vagues jusqu'à 1,48 m enregistrées
- 9 juinLe NDRRMC confirme 37 morts, 4 disparus, plus de 470 blessés et plus de 40 000 déplacés
Le séisme et ses conséquences immédiates
L'US Geological Survey a enregistré le séisme à 07h37 heure locale le 8 juin, avec un épicentre situé à environ 24 kilomètres au sud-ouest de l'île de Burias. Phivolcs a placé l'épicentre à 32 kilomètres à l'ouest de Maasim, dans la province de Sarangani. Les secousses ont été ressenties jusqu'à 420 kilomètres de distance, à Manado en Indonésie, et dans une douzaine de provinces philippines. Des répliques allant jusqu'à une magnitude de 6,7 ont secoué la zone ; Phivolcs en a enregistré plus de 1 050 au cours de la première journée.
Alertes au tsunami et impact côtier
Le séisme a déclenché des alertes au tsunami dans tout le Pacifique, avec des vagues enregistrées jusqu'à la côte sud du Japon. Aux Philippines, les hauteurs de vagues les plus élevées ont atteint 1,48 mètre au-dessus du niveau de la mer à Kiamba. L'agence philippine de sismologie a maintenu son alerte pendant près de huit heures avant de la lever. Les dégâts causés par le tsunami lui-même ont été limités : six maisons sur pilotis dans un village côtier ont été emportées, et aucun déversement à grande échelle n'a été signalé.
« Il y a encore des répliques, donc les secouristes avancent avec une grande prudence. C'est un défi. »
Secours, victimes et déplacements
Mardi, le Conseil national de gestion et de réduction des risques de catastrophe (NDRRMC) a confirmé 37 décès, quatre personnes toujours portées disparues et plus de 470 blessés. La plupart des décès ont été attribués à des chutes de débris et à un glissement de terrain dans la province de Sarangani qui a enseveli 13 personnes dans la ville de Glan. Près de 41 000 habitants ont fui leurs foyers, dont plus de 31 000 se sont réfugiés dans des centres d'évacuation gérés par le gouvernement, tandis que d'autres sont restés chez des proches. L'aéroport de General Santos, une ville de plus d'un demi-million d'habitants, a été fermé à tout trafic à l'exception des vols humanitaires, entraînant l'annulation de 63 services intérieurs.
« J'ai cru que c'était la fin. Je me suis mise à prier. Ça a secoué si violemment que je pouvais à peine bouger. »
Dégâts aux infrastructures et aux écoles
Les évaluations initiales font état d'au moins neuf ponts effondrés, de 20 routes endommagées et de plus de 2 500 maisons touchées, dont 460 totalement détruites. Plus de 100 bâtiments gouvernementaux ont également été endommagés. Dans le Davao del Sur, un bâtiment scolaire s'est effondré lors de la cérémonie matinale du drapeau ; personne n'a été blessé car les élèves étaient rassemblés à l'extérieur. Dans les provinces touchées, environ 6 000 bâtiments scolaires publics attendaient des contrôles de sécurité avant la reprise des cours. Un grand nombre des blessés étaient des élèves qui étaient de retour pour le premier jour de la nouvelle année scolaire après des vacances d'été de deux mois.
Réponse du gouvernement
La porte-parole de la présidence, Claire Castro, a déclaré que les caisses de l'État disposaient de fonds d'urgence suffisants pour les opérations de secours et de reconstruction.
« Les fonds disponibles sont suffisants pour les opérations de secours et de reconstruction, dans le but de minimiser l'impact de la catastrophe. »