Transport · Adamuz, Urda et Madrid

Les victimes d'Adamuz demandent à Carlos Cuerpo un pacte d'État sur la sécurité ferroviaire

L'association des victimes d'Adamuz a rencontré vendredi 6 novembre le premier vice-président du gouvernement, Carlos Cuerpo, et obtenu des engagements sur un bureau d'aide aux victimes et sur l'assurance. Une proposition de pacte sur la sécurité ferroviaire a été déposée au Congrès le 5 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de El Confidencial, EL MUNDO, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Adamuz, Urda, Madrid · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 4 nov.Le président d'Adif, Pedro Marco de la Peña, démissionne
  2. 5 nov.Proposition de pacte d'État enregistrée au Congrès
  3. 6 nov.L'association des victimes rencontre le premier vice-président Carlos Cuerpo

Rencontre avec le nouveau responsable des transports

L'Association des victimes du déraillement d'Adamuz (AVDA) a rencontré vendredi 6 novembre le premier vice-président du gouvernement, Carlos Cuerpo. Le collectif a présenté une liste de onze revendications qu'il avait d'abord soumise à Óscar Puente, démissionnaire de son poste de ministre des Transports. Carlos Cuerpo, qui a également repris le portefeuille des Transports, s'est engagé à créer un bureau d'aide aux victimes, à modifier les dispositifs d'assurance couvrant les personnes blessées dans les accidents et à rédiger des protocoles médiatiques pour un traitement respectueux de ces affaires, selon le président de l'association, Mario Samper. Des sources gouvernementales ont indiqué à la RTVE que ce bureau agirait comme un défenseur des victimes et serait conçu avec les associations. Mario Samper a précisé que Carlos Cuerpo avait aussi accepté de réexaminer les onze points.

Le pacte et la rencontre avec Sánchez

L'association a également présenté sa proposition de pacte d'État sur la sécurité ferroviaire, la prise en charge des victimes et la justice, enregistrée au Congrès des députés le jeudi 5 novembre. Mario Samper a indiqué que le collectif rencontrait les partis politiques un par un et que certains avaient déjà confirmé leur soutien. Carlos Cuerpo s'est engagé à préciser dans la journée quand le président du gouvernement, Pedro Sánchez, pourrait recevoir l'association, mais Mario Samper a affirmé qu'aucune promesse n'avait encore été faite sur ce point. Il a ajouté que l'association demanderait aux partis de ne pas exploiter la tragédie pendant la période électorale. Mario Samper a jugé Carlos Cuerpo plus réceptif que son prédécesseur, tout en soulignant que la barre était très basse.

« Nous n'avons pas encore la promesse sur la table, mais nous comprenons qu'aucun parti politique ne refusera une chose aussi importante pour les citoyens. »

Mario Samper

Les moyens de l'enquête

Les victimes estiment que l'enquête sur les deux accidents manque de moyens. Selon les informations d'EL MUNDO, l'Autorité administrative indépendante chargée de l'enquête technique sur les accidents (AITAT), créée par Óscar Puente en 2023, a repris en juillet 2026 les fonctions et les dossiers de la CIAF. L'autorité ne compte que trois enquêteurs pour les accidents d'Adamuz et d'Urda. Mario Samper a indiqué qu'un enquêteur avait été retiré, qu'un remplaçant l'avait rejoint alors qu'il était absent dès le départ, puis qu'un autre avait été transféré d'Adamuz à Urda. L'association a signalé ces faits au ministre, mais Carlos Cuerpo ne s'est engagé sur aucune mesure précise.

« Nous avions un document en onze points que nous avons remis au ministre Puente en mars, et il n'en a réglé aucun. »

Mario Samper

La semaine de réunions avec les acteurs du système ferroviaire a commencé par la démission du président d'Adif, Pedro Marco de la Peña, présentée le mercredi 4 novembre.

Des recommandations de sécurité ignorées

EL CONFIDENCIAL rapporte que la Commission d'enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF) a formulé 96 recommandations entre l'arrivée de José Luis Ábalos aux Transports en 2018 et le départ d'Óscar Puente. Selon le décompte du média, les gouvernements n'en ont appliqué que 37, laissant 59 recommandations de côté, soit 61 %. L'Agence espagnole de sécurité ferroviaire (AESF) détermine si une recommandation a été suivie d'effet.

Recommandations de la CIAF émises et mises en œuvre, selon El Confidencialrecommandations
Émises
96 recommandations
Mises en œuvre
37 recommandations
Ignorées
59 recommandations

Données tirées du texte de l’article

La part des recommandations en attente varie fortement selon l'année d'émission. Sur les 26 recommandations de 2016, 12 % restent en attente, contre 50 % pour celles de 2018 et 31 % pour celles de 2019. Cette part est de 36 % pour 2020, de 74 % pour 2021 et de 83 % pour 2023. Aucune des 10 recommandations émises en 2024 n'a été mise en œuvre.

Part des recommandations de la CIAF toujours en attente, par année d'émission%
2016
12 %
2018
50 %
2019
31 %
2020
36 %
2021
74 %
2023
83 %

Données tirées du texte de l’article

Des aides pour les victimes d'Urda

Les victimes de l'accident d'Urda, dans la province de Tolède, peuvent désormais demander les aides approuvées par le Conseil des ministres. Le délai de dépôt s'est ouvert le vendredi 6 novembre et court trois mois, jusqu'au 5 février, le gouvernement pouvant le prolonger, y compris à la demande des personnes concernées. El País rapporte que le dispositif reprend celui activé après les accidents d'Adamuz et de Gelida (Barcelone) et vise à atténuer les conséquences économiques pendant que les responsabilités sont établies. L'accident d'Urda a fait 69 morts et est le deuxième sur la même ligne à grande vitesse en une dizaine de mois. La collision d'Adamuz, le 18 janvier, a fait 46 morts.

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Sources et contexte

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