
Israël, le Liban et les États-Unis signent un accord-cadre à Washington, les troupes israéliennes se retirent de zones pilotes dans le sud
Un accord négocié par les États-Unis signé le 26 juin prévoit un retrait israélien à petite échelle du sud du Liban, avec des officiers américains surveillant les combattants du Hezbollah.
Un cadre pour la paix
Vendredi 26 juin, les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont signé un accord-cadre trilatéral à Washington en présence du secrétaire d'État américain Marco Rubio. Le document est issu de quatre jours de négociations sous la médiation de l'administration Trump. Rubio l'a décrit comme un premier pas vers une paix durable.
Aujourd'hui est un bon jour, car nous sommes heureux d'annoncer un accord-cadre entre le gouvernement souverain du Liban et le gouvernement d'Israël, conclu avec la médiation et le soutien des États-Unis d'Amérique. Il commence à créer un cadre pour une paix et une sécurité durables. C'est ce que ces deux nations méritent.
Zones pilotes et supervision américaine
L'accord lance deux projets pilotes sur le terrain. Les forces israéliennes doivent se retirer de petites zones du sud du Liban qu'elles occupent actuellement, et l'armée libanaise se déploiera à leur place. Des officiers américains travailleront aux côtés de l'armée libanaise, avec pour tâche principale de vérifier que les combattants du Hezbollah ne sont pas actifs dans les zones. Selon deux responsables israéliens cités par Axios, les zones se situent au nord et au sud du fleuve Litani. Ce retrait serait le premier du genre depuis qu'Israël a étendu son occupation du sud du Liban pendant la guerre avec l'Iran. L'ambassadeur israélien Yechiel Leiter a souligné la portée limitée de l'accord :
L'accord n'inclut ni l'Iran ni le Hezbollah.
L'opposition du Hezbollah
Le Hezbollah, le groupe armé soutenu par l'Iran, n'a pas participé aux pourparlers et a refusé de désarmer, malgré les demandes du gouvernement libanais. L'organisation s'oppose aux négociations, et la trêve fragile entre Israël et le Hezbollah reste précaire. Le ministre israélien de la Défense, Israel Kac, a annoncé que les troupes resteraient dans une « zone de sécurité » le long de la frontière, même après les retraits pilotes. Les représentants libanais ont déclaré que leur objectif est de rétablir la pleine souveraineté de l'État sur le sud.
Contexte plus large des tensions américano-iraniennes
L'accord-cadre intervient une semaine après que les États-Unis et l'Iran ont signé un accord préliminaire pour mettre fin à la guerre qui a commencé fin février. Le Hezbollah était entré dans le conflit en attaquant le nord d'Israël, déclenchant une forte réponse israélienne. Selon Reuters, les combats ont tué des milliers de personnes et déplacé plus d'un million de Libanais. Un jour seulement avant la cérémonie à Washington, le 25 juin, l'armée israélienne a largué des tracts dans le sud du Liban avertissant les habitants contre toute activité militaire dans la zone frontalière.
De la guerre au dialogue
- La guerre américano-iranienne commence ; le Hezbollah attaque le nord d'Israël, provoquant des représailles israéliennes.
- Les États-Unis et l'Iran signent un accord préliminaire pour mettre fin aux hostilités armées.
- L'armée israélienne largue des tracts dans le sud du Liban avertissant contre toute activité militaire.
- Israël, le Liban et les États-Unis signent un accord-cadre à Washington.


