RécitAnnonce d'un accord de désarmement à Gaza

Diplomatie · Gaza et Washington

Netanyahu rejette le plan de paix de Trump pour Gaza en 15 points, exigeant le désarmement préalable du Hamas

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté le 9 août le plan de paix en 15 points pour Gaza présenté par Donald Trump, exigeant le désarmement complet du Hamas avant tout retrait israélien, une position qui inverse le mécanisme central du plan prévoyant un désarmement et un retrait simultanés.

Texte IA fondé sur les articles de POLITICO, The Wall Street Journal, eldiario.es et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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En bref

Gaza, Washington · Palestine, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. octobre 2025Cessez-le-feu d'octobre met fin aux opérations militaires israéliennes de grande envergure à Gaza ; libération des derniers otages
  2. juillet 2026Le Hamas accepte le plan de paix en 15 points de Trump
  3. 9 aoûtNetanyahu rejette le plan devant son cabinet
  4. 10 aoûtTrump déclare entretenir de bonnes relations avec Netanyahu

Netanyahu rejette le plan en 15 points

Le dimanche 9 août 2026, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté le plan de paix en 15 points pour Gaza présenté fin juillet par le Conseil de la paix de Donald Trump. S'exprimant devant son cabinet, Netanyahu a déclaré qu'Israël rejetait le document et a insisté sur le fait que l'armée israélienne ne se retirerait pas tant que le Hamas ne serait pas désarmé.

« Tsahal n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas désarmé. »

Benjamin Netanyahu, premier ministre israélien

Le plan, accepté par le Hamas fin juillet, prévoyait un désarmement progressif lié à un retrait israélien par étapes, ainsi que des dispositions pour une autonomie palestinienne limitée, un désarmement supervisé et une voie vers un État palestinien. Netanyahu exige que le Hamas remette d'abord toutes ses armes, lourdes et légères, avant que le moindre char ne recule, qualifiant toute solution moindre de « désarmement fictif ». Le Hamas préconise un désarmement progressif plutôt qu'une reddition unilatérale de son arsenal.

La fragilité structurelle du plan

Le plan fixait des délais de 200 à 300 jours pour la démilitarisation, avec des retraits israéliens « progressifs vers des lignes désignées, en synchronisation avec l'avancement de la vérification ». La conception repose sur un séquençage réciproque conditionnel, mais est structurellement fragile : chaque partie peut geler ses obligations en invoquant les retards de l'autre. Le NCAG, un organe technocratique palestinien censé gérer Gaza pendant une phase de transition, reste bloqué en Égypte en raison du refus d'Israël de le laisser entrer. Mohammed Dahlan, un homme politique gazaoui exilé qui a utilisé ses liens avec l'administration Trump pour aider à négocier le cadre, a été irrité par ce rejet.

Chiffres contestés et violence persistante

Israël contrôle une part contestée des 365 kilomètres carrés de Gaza : l'AP estime environ 60 %, l'Irish Times plus de 65 %, France 24 le chiffre à 70 %. Depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025 qui a mis fin aux opérations militaires israéliennes de grande envergure et libéré les derniers otages, les morts palestiniennes se sont poursuivies. L'AP cite plus de 1 250 morts selon le ministère de la Santé de Gaza, l'Irish Times en rapporte environ 1 200. Les frappes aériennes israéliennes se sont récemment atténuées, mais la durée de cette accalmie est incertaine. Pendant les sept jours suivant la rencontre entre Mladenov et Netanyahu, Israël n'a pas attaqué le Hamas, mais pas un seul combattant du Hamas n'a remis d'arme.

Pressions politiques des deux côtés

Netanyahu fait face à des élections israéliennes dans moins de trois mois ; tout compromis avec le Hamas pourrait s'avérer fatal pour sa réélection dans un pays traumatisé par l'attaque du 7 octobre 2023. Cédant à la pression de l'aile droite de son cabinet, il insiste pour que le Hamas soit totalement vaincu avant tout retrait. Trump, confronté aux élections législatives américaines de novembre avec la guerre en Iran dans l'impasse et la hausse des prix de l'essence, a misé son capital politique sur la paix. Le vice-président JD Vance a fait savoir qu'il était profondément sceptique quant à la stratégie gazaouie. Lundi 10 août, Trump a déclaré entretenir de « bonnes relations » avec Netanyahu.

Des alliés et analystes doutent de l'influence américaine

Un diplomate européen, sous couvert d'anonymat, a déclaré que la solution n'était pas aussi proche que prévu.

« La solution n'est pas aussi proche que prévu ou que Trump nous l'a dit à un moment donné. Je pense que Trump perd en crédibilité. »

un diplomate européen

Hildegard Bentele, une députée européenne allemande, a salué le travail de Mladenov et estimé que le plan pourrait progresser s'il était soumis à nouveau après les élections israéliennes. Nimrod Novik, ancien conseiller de Shimon Peres et aujourd'hui membre de l'Israel Policy Forum, a déclaré que Netanyahu « testait la tolérance de l'équipe américaine ou du Conseil de la paix ». Zaha Hassan, qui a conseillé les négociateurs palestiniens, s'est demandé si les États-Unis pouvaient contenir Israël s'ils ne parvenaient pas à le faire se retirer de Gaza.

« C'est vraiment une entreprise personnelle de Trump. Donc, s'il ne peut pas amener Israël à reculer à Gaza, à se retirer, à permettre au Conseil de la paix de faire son travail, comment un autre acteur régional peut-il croire que les États-Unis peuvent contenir Israël dans leur voisinage ? »

Zaha Hassan, ancienne conseillère de l'équipe de négociation palestinienne

Denis Charbit, professeur de sciences politiques à l'Université ouverte d'Israël, a déclaré que personne en Israël ne croit que le Hamas est sérieux au sujet du désarmement.

« Personne en Israël ne pense une seule seconde, même à gauche, que le Hamas est sérieux quand il parle de désarmement. »

Denis Charbit

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Sources et contexte

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