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Conflits·-3 h

L'Iran et les États-Unis plus proches que jamais d'un accord de paix, mais un conflit persiste sur les avoirs gelés et les termes nucléaires

Washington et Téhéran signalent qu'un protocole d'accord est imminent, mais leurs déclarations publiques révèlent de vifs désaccords sur la levée des sanctions, le démantèlement nucléaire et l'inclusion du Liban.

Une guerre de trois mois et une trêve fragile

La guerre a commencé le 28 février lorsque les États-Unis, aux côtés d'Israël, ont lancé des opérations militaires contre l'Iran. Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril et a été globalement respecté, bien que le détroit d'Ormuz reste bloqué et que les forces israéliennes poursuivent leurs opérations au Liban et en Syrie. Les efforts diplomatiques se sont accélérés ces dernières semaines, le Pakistan jouant le rôle de médiateur entre les adversaires.

Le Mémorandum d'Islamabad

Le 12 juin, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé qu'un « texte final et consensuel » d'un accord de paix avait été trouvé. Sharif a écrit sur X que « la paix n'a jamais été aussi proche ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a ajouté que le « Mémorandum d'accord d'Islamabad n'a jamais été aussi proche ». Un haut responsable de l'administration Trump a déclaré à des journalistes que la confiance dans la signature de l'accord était passée de 75 % à 85 %, sans atteindre encore 100 %.

Le Mémorandum d'accord d'Islamabad n'a jamais été aussi proche.

Des interprétations divergentes

Malgré le ton optimiste, les deux parties ont présenté des versions très différentes du document. Washington affirme que l'accord rouvrira le détroit d'Ormuz, démantèlera le programme nucléaire iranien et retirera l'uranium enrichi du pays. Le vice-président JD Vance a insisté sur le fait que « les Iraniens ne recevront pas d'argent liquide, et des fonds ne seront pas libérés simplement pour avoir signé un accord ou assisté à une réunion ». Téhéran, quant à lui, conditionne tout accord à la libération des avoirs iraniens gelés, à des garanties qu'Israël n'attaquera pas le Liban et à un report de 60 jours des discussions sur son programme nucléaire et le statut du détroit. Les médias d'État iraniens ont publié un projet en 14 points reflétant ces demandes.

L'accord est structuré de manière à garantir que les préoccupations américaines et alliées sont prioritaires et à garantir que, si la République islamique d'Iran remplit ses obligations, des avantages économiques parviendront à la fois à elle et à toute la région.

Les lignes rouges d'Israël

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que les forces israéliennes « ne se retireront pas des zones de sécurité au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza », s'opposant ainsi à l'inclusion d'un cessez-le-feu au Liban dans le mémorandum. L'Iran insiste sur le fait que la trêve couvre tous les fronts, y compris le Hezbollah au Liban, où plus de 3 700 personnes ont été tuées. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé qu'Israël ne sera pas partie au mémorandum.

Prochaines étapes

Un haut responsable américain a déclaré que l'accord pourrait être signé « dans les prochains jours », peut-être ce week-end en Europe ; la Suisse a déjà proposé d'accueillir la cérémonie. Le vice-président Vance représenterait Washington, tandis que le président Trump assistera à son 80e anniversaire à la Maison-Blanche dimanche avant de se rendre au sommet du G7 lundi. Une fois signé, le mémorandum gèlerait les hostilités indéfiniment et donnerait aux deux parties 60 jours pour négocier les questions les plus épineuses.

Chemin vers l'accord potentiel
  1. Les États-Unis et Israël lancent des opérations militaires conjointes contre l'Iran
  2. Le cessez-le-feu entre en vigueur
  3. Trump annonce qu'un accord est presque prêt
  4. Le Pakistan confirme le texte final convenu ; un responsable américain cite une confiance à 85 %
  5. Possible cérémonie de signature en Europe (week-end)
Washington, D.C. · Téhéran · Islamabad · Détroit d'Ormuz · Beyrouth

8 sources

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