Élections · Urda, Madrid et Valence

Óscar Puente démissionne de son poste de ministre des Transports après l'accident ferroviaire d'Urda, ce qui rebat les cartes de la campagne espagnole

Óscar Puente a démissionné de son poste de ministre des Transports dans la soirée du 3 novembre, après l'accident ferroviaire d'Urda qui a fait 69 morts. Carlos Cuerpo assume désormais ses fonctions, et les socialistes espèrent que ce départ relancera leur campagne à l'approche des élections générales du 29 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de LaVanguardia, EL PAÍS, El Confidencial et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Photo : Junta de Andalucía, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 7 nov.M. Sánchez tient un meeting à Tarragone
  2. 8 nov.M. Sánchez tient un meeting à Bilbao
  3. 29 nov.Élections générales (29-N)

La démission

Óscar Puente a quitté son poste de ministre des Transports dans la soirée du mardi 3 novembre, vers 21 heures, après avoir laissé entendre en milieu de journée qu'il ne démissionnerait pas. Il était également tête de liste du Parti socialiste (PSOE) à Valladolid et, bien que son nom reste sur le bulletin, la candidate suivante est Ana Redondo, ministre de l'Égalité. Carlos Cuerpo, première vice-présidente du gouvernement et ministre de l'Économie, a repris les fonctions de M. Puente. Ce départ fait suite à l'accident ferroviaire d'Urda, dans la province de Tolède, qui a fait 69 morts et constitue le deuxième accident mortel de train à grande vitesse en neuf mois. Une chronique d'El País relevait que la première réaction du gouvernement avait été de mettre en cause un seul agent ferroviaire, alors que de nombreux experts pointaient des défaillances dans les systèmes de sécurité du réseau.

Les socialistes cherchent un rebond

Des dirigeants socialistes cités par El País affirment que le départ de M. Puente a changé l'ambiance au siège du parti et à la Moncloa, et y voient une leçon de politique de premier ordre. Ils citent aussi les élections de mi-mandat américaines, qu'El País présente comme une défaite cuisante pour Donald Trump, comme la preuve qu'un retournement est possible. Pedro Sánchez a formulé la situation en des termes comparables :

« La vague ultra que Feijóo et Abascal veulent surfer ne monte plus : elle s'effondre. »

Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol et chef du PSOE

Selon des sources socialistes citées par El Confidencial, une estimation informelle du CIS plaçait le PSOE entre 93 et 95 sièges, soit une baisse d'environ 600 000 voix et un niveau inférieur à la barre des 100 sièges que le parti considère comme le minimum pour que M. Sánchez continue de le diriger. M. Sánchez aurait d'abord refusé de limoger M. Puente et n'aurait accepté sa démission qu'après la publication de ces chiffres. Le média rapporte également que le parti avait bâti sa pré-campagne sur un message émotionnel, avec des candidats riant, dansant et portant des t-shirts, avant que l'accident ne vienne tout perturber.

Mazón et le contraste valencien

Pilar Bernabé, candidate du PSOE au Congrès des députés pour Valence, a salué la décision de M. Puente d'assumer ses responsabilités et l'a opposée à l'attitude de Carlos Mazón, l'ancien président de la Communauté valencienne qui reste député aux Corts. Les stratèges du parti estiment que cette comparaison les aidera à soutenir que la tragédie valencienne, les inondations de la dana qui ont fait 234 morts, a été gérée sans que quiconque en réponde. Le groupe socialiste aux Corts a demandé au bureau de la chambre d'exiger de M. Mazón le remboursement de 1 933,44 euros d'indemnités kilométriques. Les responsables du parti s'attendent aussi à ce que cette affaire mobilise davantage leurs propres électeurs qu'elle ne convaincra les partisans de l'autre bloc. M. Sánchez reprend ses déplacements de pré-campagne avec un meeting à Valence le vendredi 6 novembre.

Commentaires critiques

Plusieurs tribunes ont adopté un ton très critique. Une chronique d'El País décrit la démission comme une mèche, estimant qu'il est difficile d'imaginer qu'elle se soit produite sans l'élection du 29 novembre et soulignant que la décision est intervenue environ six heures après que M. Puente avait annoncé qu'il resterait. Une chronique de La Razón soutient que le remplacement du ministre ne répond pas aux questions sur l'entretien, les investissements, la sécurité et le contrôle. Une chronique d'El Confidencial accuse les médias proches du gouvernement d'avoir présenté M. Puente en héros et en martyr, tandis qu'Iván Redondo qualifie la démission de geste réparateur pour la démocratie. Ces critiques portent sur la gestion gouvernementale des accidents d'Adamuz et d'Urda plutôt que sur la seule démission.

La suite

Le rôle de Carlos Cuerpo dans la campagne est en cours de réexamen, selon El Confidencial, qui indique qu'il n'a jamais été la tête d'affiche d'un meeting. Des sources du ministère de l'Économie ont déclaré au média que son rôle reste inchangé et que certains événements avaient été programmés avant qu'il ne reprenne les fonctions de M. Puente. M. Sánchez poursuit ses déplacements de pré-campagne avec un meeting à Valence le vendredi 6 novembre, puis à Tarragone le samedi 7 novembre et à Bilbao le dimanche 8 novembre. Les élections générales ont lieu le 29 novembre, un peu plus de trois semaines après la démission.

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Sources et contexte

Urda, Madrid, Valence, Valladolid · Espagne

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