
Un réseau soutenu par l'opposition va déposer 30 recours constitutionnels contre la nouvelle loi électorale italienne
Des avocats et des constitutionnalistes déposeront les recours le 26 octobre, jour de l'entrée en vigueur du Stabilicum, avec l'objectif d'atteindre la Cour constitutionnelle avant les prochaines élections.
Le réseau présente sa stratégie de recours à la Chambre
Le 12 octobre, le Rete per un voto libero e uguale a présenté sa stratégie de contestation de la nouvelle loi électorale à la Chambre des députés, aux côtés des partis d'opposition. Le réseau réunit des constitutionnalistes, des avocats et des citoyens, et est coordonné par Pietro Adami, Enrico Grosso et Roberto Zaccaria. Son plan est de déposer 30 recours dans toute l'Italie, devant les tribunaux des 29 ressorts de cour d'appel, avec 99 avocats participants selon AGI et Rai News. Il Sole 24 ORE rapporte que Zaccaria a déclaré que 500 requérants signeront les actes de recours, dont Pier Luigi Bersani, Romano Prodi et Massimo D'Alema. Rai News indique qu'un fonds de solidarité couvrira les frais de justice des requérants qui perdent leur procès, et décrit l'initiative comme un passage de relais des institutions à la société civile.
Zaccaria a présenté la campagne comme une réponse à ce qu'il considère comme un défaut de la loi.
La loi est gravement inconstitutionnelle, et c'est pourquoi nous présentons une machine à recours extraordinaire. La réaction est forte, dans l'exercice de l'article 24, avec l'objectif d'atteindre la Cour constitutionnelle avant les élections.
Les six points contestés
Enrico Grosso, constitutionnaliste, a exposé six points que les recours contesteront. Le premier est la prime majoritaire, qu'il a jugée contestable tant pour son effet sur la représentation que parce qu'elle lie l'élection de la Chambre à celle du Sénat, que la Constitution traite comme autonome. Le deuxième est l'attribution des sièges au Sénat sur une base nationale, alors que Grosso estime qu'ils devraient être élus sur une base régionale, selon Il Sole 24 ORE. Le troisième concerne la manière dont les candidats élus sont sélectionnés, les électeurs ne pouvant savoir comment leur vote affecte les parlementaires individuels. Le quatrième est l'équilibre entre les genres, car des têtes de liste bloquées pourraient toutes être d'un même genre. Le cinquième est l'indication obligatoire d'un candidat à la présidence du Conseil, qui, selon Grosso, suppose que chaque liste vise à gouverner, alors que certains partis peuvent vouloir jouer un rôle d'opposition. Le sixième est l'obligation de signatures pour les nouveaux partis non déjà représentés au Parlement, qu'il a jugée déraisonnable par rapport aux exemptions accordées aux partis déjà présents dans les chambres.
Grosso a déclaré que le premier point est la prime majoritaire, tant en termes numériques que dans la manière dont elle est attribuée par un nombre fixe.
Le premier problème est la prime majoritaire, tant en termes numériques que dans la manière dont elle est attribuée par un nombre fixe.
Grosso a également déclaré que personne ne demande un retour à la loi précédente, déjà abrogée, et que si les recours aboutissent, la nouvelle loi serait dépouillée de ses aspects inconstitutionnels et resterait applicable.
Date de dépôt et chemin vers la Cour
Adami a fixé la date de dépôt et l'objectif qui la sous-tend. Les avocats veulent que les recours soient en place le jour de l'entrée en vigueur de la loi.
Nous avons l'objectif ambitieux de déposer les recours le jour de l'entrée en vigueur de la loi. Ils seront déposés le 26 octobre devant toutes les cours d'appel.
Adnkronos rapporte que, selon une procédure simplifiée, les tribunaux pourraient fixer une première audience 40 jours après le dépôt, puis décider s'ils émettent une ordonnance renvoyant la question de légitimité constitutionnelle devant la Cour. ANSA rapporte qu'Adami prévoyait, en théorie, une audience du tribunal à la mi-janvier 2027 et une ordonnance d'ici fin janvier 2027. La chronologie ci-dessous présente ces dates comme des projections, et non comme des calendriers confirmés.
- Le réseau présente sa stratégie de recours à la Chambre des députés
- Dépôt des recours devant toutes les cours d'appel, jour de l'entrée en vigueur de la loi
- Première audience possible du tribunal, selon Pietro Adami
- Ordonnance possible renvoyant la question devant la Cour constitutionnelle
