Gouvernement · Valence et Urda

Quelque 3 500 personnes manifestent à Valence pour le deuxième anniversaire de la DANA et réclament des comptes

La Délégation du gouvernement a estimé à 3 500 le nombre de manifestants samedi 31 octobre, tandis que les collectifs de victimes réclamaient la démission du gouvernement régional et la comparution de Carlos Mazón devant le tribunal de Catarroja.

Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, La Razón, eldiario.es et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Valence, Urda · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 29 oct.Les inondations de la DANA frappent la région de Valence
  2. 30 oct.Le juge de Catarroja porte le bilan officiel à 234
  3. 31 oct.La marche débute sur la place de la Vierge à Valence

La marche à Valence

Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Valence samedi 31 octobre pour marquer les deux ans des inondations de la DANA du 29 octobre 2024. La Délégation du gouvernement a chiffré la participation à 3 500 personnes, un peu au-dessus des marches précédentes de ce type mais très loin des 50 000 comptées lors de la marche de 2025. La marche a commencé à 18 h 00 sur la place de la Vierge, où les participants ont formé un cercle autour d'un espace vide pour représenter « ceux qui ne sont plus là », avant de se diriger vers la place de la Mairie. De nombreux participants habillés de noir portaient les noms des victimes et marchaient sous des parapluies, sous la pluie. Le slogan « Consell dimissió » a remplacé le précédent « Mazón a prisión » sur la banderole de tête.

Participation à la marche de la DANA à Valencepersonnes
Marche de 2025
50000 personnes
2026-10-31
3500 personnes

Données tirées du texte de l’article

Bilan humain et banderole

Les inondations ont tué 234 personnes, chiffre désormais retenu dans la procédure pénale. La banderole de tête affichait encore 233, faute d'avoir été mise à jour à temps par les organisateurs. Vendredi 30 octobre, le juge d'instruction de Catarroja a porté le décompte officiel à 234 en y incluant un habitant de Paiporta mort des suites d'une plaie infectée. Rosa Álvarez, présidente de l'Asociación Víctimas Mortales DANA 29-O, a déclaré à El Mundo que le bilan allait encore s'alourdir. Le deuil de l'accident ferroviaire d'Urda, dans la province de Tolède, a également pesé sur cet anniversaire, selon La Razón.

Des comptes à rendre

Les associations ont réclamé justice, vérité et responsabilités, et affirmé que les revendications de base d'il y a deux ans n'avaient pas changé. Eldiario.es rapporte que les victimes ont demandé la démission du gouvernement régional valencien dirigé par Juanfran Pérez Llorca, en citant les consellers José Antonio Rovira et Susana Camarero, qui occupaient des fonctions pendant les inondations. Un manifeste accuse l'administration d'avoir entravé pendant deux ans l'enquête, les commissions d'enquête parlementaires, le tribunal et la presse. Il affirme aussi que le gouvernement a récompensé ses membres en les plaçant en tête des listes électorales, et El Mundo rapporte que Susana Camarero mène la liste pour le Sénat dans la province de Valence. Mariló Gradolí, de l'Associació de Víctimes de la DANA, a rejeté toute tentative de mettre fin aux mobilisations.

« Après deux ans de mobilisations pacifiques, les violents ne nous chasseront pas de la rue. »

Mariló Gradolí

Mazón et son siège au Parlement

Carlos Mazón reste la cible centrale de la marche. Rosa Álvarez a déclaré qu'il avait démissionné de la présidence de la Generalitat mais conservait le siège n° 98 au Parlement ainsi que son privilège de juridiction, ajoutant qu'il n'exerce aucune fonction. Le manifeste affirme que la justice ne peut être rendue tant que Carlos Mazón ne comparaît pas devant le tribunal de Catarroja. Rosa Álvarez l'accuse de continuer à se moquer des familles et estime que son comportement démontre son absence de légitimité.

« Il est toujours en politique, toujours au siège 98 et bénéficie toujours d'un privilège de juridiction. »

Rosa Álvarez

« C'est une figure illégitime, et ses actes le prouvent. »

Rosa Álvarez

Dispositif policier et l'appel de Blocus

Un dispositif policier exceptionnel a été déployé dans le centre de Valence en raison d'un appel à des troubles lancé par Blocus, après les désordres survenus à Barcelone fin octobre. Les commerces de la rue Colón ont commencé à protéger leurs vitrines dès vendredi 30 octobre et ont annoncé qu'ils resteraient fermés samedi après-midi. La maire, María José Catalá, avait appelé les habitants à éviter le centre-ville vendredi après-midi. Rosa Álvarez l'a accusée de chercher à décourager la participation et de négliger la sécurité publique, qualifiant ce geste d'« une nouvelle indécence du PP ».

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Sources et contexte

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