Le profil de militant de Quentin Deranque se dessine peu à peu. Le jeune homme de 23 ans est mort samedi des suites de ses blessures, après une violen...
Le profil de militant
Le profil de militant de Quentin Deranque se dessine peu à peu
Le jeune homme de
Le jeune homme de 23 ans est mort samedi des suites de ses blessures, après une violente agression survenue deux jours plus tôt en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, à Sciences Po Lyon
Dimanche, le ministre de
Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a pointé du doigt la possible implication de "l'ultragauche", lors d'une interview au "20 heures" de France 2
Le profil de militant de Quentin Deranque se dessine peu à peu. Le jeune homme de 23 ans est mort samedi des suites de ses blessures, après une violente agression survenue deux jours plus tôt en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, à Sciences Po Lyon.
Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a pointé du doigt la possible implication de "l'ultragauche", lors d'une interview au "20 heures" de France 2. Lundi 16 février, le procureur de Lyon a annoncé qu'une enquête pour "homicide volontaire" avait été ouverte. "Au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellation", a encore ajouté Thierry Dran.
Proche de la mouvance nationaliste et récemment converti à la religion catholique, il prônait un "militantisme pacifique", selon l'avocat de sa famille. Un paroissien de l'église Saint-Georges, que fréquentait Quentin Deranque, décrit cet étudiant en mathématiques comme "joyeux". Au-delà des circonstances de l'attaque, c'est aussi le profil militant du jeune homme qui interroge. Franceinfo revient sur son parcours.
A Vienne (Isère), d'où il était originaire, Quentin Deranque "a un temps milité" dans les rangs de l'Action française, d'après la branche lyonnaise de ce mouvement royaliste, plus ancienne organisation d'extrême droite en activité. Le groupe lyonnais Audace, qui se décrit sur internet comme "nationaliste", qualifie le jeune homme de "camarade" dans un communiqué. Un "porte-parole" du groupuscule d'ultra-droite a affirmé à l'AFP qu'il "participait à de nombreux entraînements sportifs à [leurs] côtés" et qu'il était "quelqu'un de très calme".
Némésis, qui a organisé le rassemblement en marge de la conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon, certifie que Quentin Deranque faisait partie du service d'ordre chargé de veiller à la sécurité de ses militantes, venues manifester contre la tenue de l'événement. Ce collectif d'extrême droite, qui tient son nom de la déesse grecque de la vengeance, a été fondé en 2019. Ce groupe identitaire, qui se revendique féministe, est connu pour ses happenings et multiplie les provocations et les déclarations xénophobes et anti-immigrés.
Selon sa présidente, Alice Cordier, qui s'est exprimée au lendemain de l'agression sur X, Quentin Deranque était censé "assurer la sécurité" de militantes du collectif, "avec une quinzaine de jeunes hommes" ce soir-là. "On a parfois des jeunes hommes qui nous proposent de venir simplement nous filer un petit coup de main si jamais ça devient physiquement trop compliqué pour nous", a-t-elle ajouté samedi à l'AFP.
Une version démentie par l'avocat de la famille Fabien Rajon, dans un communiqué publié vendredi, pour qui Quentin Deranque "n'était ni agent de sécurité, ni membre d'un quelconque service d'ordre". Il "défendait ses convictions sans violence, prônant un militantisme pacifique" et "n'avait jamais été mis en cause dans la moindre affaire par le passé", a insisté l'avocat. Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a confirmé lors d'une conférence de presse tenue lundi que le militant nationaliste "n'avait pas d'antécédents judiciaires".
L'avocat de l'étudiant mort samedi a par ailleurs affirmé que le jeune homme avait "toujours défendu ses convictions de manière non violente", "prônant un militantisme pacifique". Dans l'église Saint-Georges, paroisse traditionaliste du 5e arrondissement de Lyon que fréquentait Quentin Deranque, plusieurs fidèles ont insisté sur ce trait. "Certains disent qu'il était membre de la sécurité du groupe Némésis. Non, c'était un homme qui encadrait, qui entourait, qui accompagnait. C'était un pacifiste. Ce n'était pas du tout un extrémiste", a assuré jeudi un paroissien à l'AFP.
Un autre a évoqué auprès de l'agence de presse qu'il était "quelqu'un de joyeux, qui avait envie de partager sa foi" après s'être "converti au catholicisme, et [qui] avait transmis sa foi à son père". Quentin Deranque était aussi "très intellectuel, il aimait beaucoup lire l'actualité, la presse", "c'est aussi ça qui l'a beaucoup aidé dans sa foi".... [Źródła: Franceinfo, Le Monde.fr, rts.ch, Courrier international, Mediapart, EL MUNDO]
Sources: 7 articles from 6 sources
- De l'Action française au collectif identitaire Némésis, on retrace le parcours militant de Quentin Deranque, tué à Lyon (Franceinfo)
- Mort de Quentin Deranque : dans l'enquête pour " homicide volontaire " ouverte à Lyon, six auteurs sont activement recherchés (Le Monde.fr)
- Les agresseurs du militant nationaliste tué à Lyon toujours recherchés, enquête pour homicide volontaire | RTS (rts.ch)
- La mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque met la gauche radicale sous pression (Courrier international)
- Quentin Deranque a été frappé par au " moins six individus " (procureur de Lyon) (Mediapart)
- La fiscalía de Lyon abre una investigación por "homicido voluntario" del joven nacionalista linchado en plena calle (EL MUNDO)
- La classe politique française divisée après la mort d'un jeune militant nationaliste à Lyon | RTS (rts.ch)