
La police arrête deux personnes alors qu'Extinction Rebellion bloque l'autoroute A12 à La Haye
Le maire Jan van Zanen a ordonné le dégagement immédiat de l'Utrechtsebaan après que plusieurs dizaines de militants d'Extinction Rebellion ont bloqué l'autoroute A12 à La Haye samedi après-midi.
Blocage sur l'Utrechtsebaan
Peu après 13h00 samedi 29 août 2026, plusieurs dizaines de militants climatiques affiliés à Extinction Rebellion ont pénétré sur l'autoroute A12 à La Haye depuis une bretelle d'accès. Le groupe a avancé dans la section du tunnel de l'Utrechtsebaan en direction d'Utrecht près du Malieveld, s'asseyant sur l'asphalte avec des banderoles. À l'intersection avec la Zuid-Hollandlaan, des manifestants ont placé des vélos en travers de la chaussée pour arrêter la circulation quittant le centre-ville. Un porte-parole de la police a confirmé que la manifestation n'avait pas été annoncée à l'avance. L'obstruction soudaine a provoqué un embouteillage de véhicules ordinaires directement derrière les véhicules de police arrivés. Bien que les policiers aient ordonné aux conducteurs à l'arrêt de rester sur place et d'attendre, plusieurs automobilistes ont fait demi-tour et ont roulé à contresens vers l'intersection de la bretelle d'accès pour sortir du couloir bloqué.
Intervention municipale et arrestations
Le maire de La Haye, Jan van Zanen, a ordonné le dégagement immédiat de la voie peu après que les activistes ont occupé la chaussée. Au moins vingt policiers et plusieurs véhicules de patrouille ont été déployés sur les lieux pour gérer la situation et commencer à dégager la section du tunnel. Les policiers ont arrêté deux activistes sur place avant de lancer un ordre formel de dispersion enjoignant aux participants restants de quitter l'autoroute. Un porte-parole d'Extinction Rebellion a confirmé les deux arrestations, bien que les chefs d'accusation exacts n'aient pas été immédiatement précisés. Le groupe militant a maintenu que manifester sur les voies publiques n'est pas interdit par la loi néerlandaise, indiquant son intention de contester toute action en justice devant les tribunaux.
Si nous sommes poursuivis pour avoir bloqué l'autoroute, nous allons bien sûr contester cela devant les tribunaux. En tant qu'êtres humains, nous ne pouvons pas fuir le problème climatique.
Politique renforcée contre les blocages d'autoroutes
L'intervention directe fait suite à une déclaration conjointe publiée plus tôt dans la semaine par les maires néerlandais, le parquet, la police et le ministre de la Justice David van Weel. Les autorités ont annoncé un accord pour appliquer des poursuites pénales contre les blocages d'autoroutes et de voies ferrées, plutôt que de les traiter uniquement comme des questions de rassemblement civil. Cette politique de répression collective a été élaborée après un accident de la route mortel sur l'A59 près de Heesch le vendredi 14 août 2026. Dans cet incident, deux personnes sont mortes et six autres ont été blessées dans une collision à l'arrière d'un embouteillage causé par des agriculteurs conduisant des tracteurs sur l'autoroute.
Manifester est un droit fondamental et c'est ce que nous protégeons. Mais exprimer son opinion est différent de rendre l'autoroute ou la voie ferrée dangereuse.
- Des militants d'Extinction Rebellion bloquent une autoroute à Utrecht malgré une interdiction municipale
- Deux personnes meurent et six sont blessées dans un accident sur l'A59 près de Heesch lors de manifestations de tracteurs agricoles
- Extinction Rebellion organise un précédent blocage sur l'A12 Utrechtsebaan à La Haye
- Le parquet requiert 120 heures de travaux d'intérêt général pour six manifestants ayant bloqué l'autoroute à Utrecht
- Des activistes bloquent l'A12 à La Haye ; le maire Van Zanen ordonne le dégagement immédiat
- La Chambre des représentants néerlandaise reprend ses travaux après la pause estivale
Réquisitions du parquet et revendications climatiques
L'action de samedi était la troisième fois qu'Extinction Rebellion bloquait l'Utrechtsebaan durant l'été 2026, après une manifestation exactement deux semaines plus tôt, le 15 août. La manifestation fait également suite aux réquisitions formelles du parquet présentées mercredi devant le tribunal contre six militants d'Extinction Rebellion qui avaient bloqué une autoroute à Utrecht le 25 avril. Dans cette affaire, qui concernait une manifestation précédemment interdite par le maire d'Utrecht, les procureurs ont requis 120 heures de travaux d'intérêt général et un mois de prison avec sursis pour chaque prévenu. La coalition municipale au pouvoir à La Haye s'était précédemment engagée à prendre toutes les mesures possibles pour empêcher les blocages de l'A12, le parti local Hart voor Den Haag réclamant l'utilisation de canons à eau à pleine pression. Extinction Rebellion a justifié la manifestation non annoncée en citant les récentes catastrophes climatiques mortelles et les graves dommages environnementaux survenus durant l'été. L'organisation a exigé que la Chambre des représentants néerlandaise adopte des mesures structurelles urgentes lorsqu'elle reprendra ses travaux après la pause estivale le 1er septembre 2026, notamment la suppression totale des subventions aux énergies fossiles et des réformes visant à réduire la dépendance économique nationale aux énergies fossiles.


